‹ Exil et patrieChapitre 48 sur 78 · RÉVÉLATION · texte numérisé non relu

RÉVÉLATION

Quand tropsouvent, hélas! mon cœur se blesse et pleure. Quand je sens malgré moi des larmes dans mes yeux ; Quand rien ne me distrait.. . et que la dernière heure, Pâle, remonte au haut des deux;

BéVIÊI.IITfON.

C’est quand un vent glacé sous mes pas se soulève : Quand j 'entends quelque voix , comme un gl as dan s la nu il i Quand je sens à mon front quelque chose qui pèse,

Que toute illusion s’enfuit...

Quand je porte mes jours comme un captif sa chaîne ; Que mon ame gronde tout bas,

Et qu’un sombre écho sous ses pas Articule les sons de sa langue incertaine;

Quand j’aime à m’appuyer sur la tombe un long teins. Que des morts l’image m’est chère,

Et que j’étouffe en vain une pensée amère Sous l’espoir de mes jeunes ans.

Ohl ma vie est alors impuissante, épuisée.

Tous mes pâles désirs errent autour de moi.

Voilés, silencieux... comme si ma pensée /

Evoquait un sombre convoi.

Oh! j’ai besoin, mon Dieu, d’amour et de prière. De ta foi qui sourit toujours;

J’ai besoin d’éclairer mes jours D’un rayon échappé de ta douce lumière;

R^Vél.ATION.

Je chante pour moi seul, pour apaiser mon cœur, Pour ne pas craindre le silence,...

Pour retrouver encor cette voix d’espérance Qui s’éveille au nom de douleur!

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