‹ Exil et patrieChapitre 68 sur 78 · IL EST DE LONGS SOUPIRS · texte numérisé non relu

IL EST DE LONGS SOUPIRS

•^a lune dort sur la vague qui râle,

On se sent seul;

Le vent est froid... et le visage est pâle Comme un linceul.

Et l’on se heurte aux cailloux de la grève Qu’on ne voit pas ;

Et l’on veut fuir. . . et la route se crève Sous chaque pas.

Et l’on a peur... on essuie à sa joue Lourde sueur;

Et tout auprès quelque chose secoue Fauve lueur.

Et l’on arrive effaré, hors d’haleine,

Près de son lit ;

On veut prier. . . Le genou plie à peine ,

La voix faiblit.

On SC relève, on s’accoude à sa table :

Point de sommeil;

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