IL EST DE LONGS SOUPIRS
•^a lune dort sur la vague qui râle,
On se sent seul;
Le vent est froid... et le visage est pâle Comme un linceul.
Et l’on se heurte aux cailloux de la grève Qu’on ne voit pas ;
Et l’on veut fuir. . . et la route se crève Sous chaque pas.
Et l’on a peur... on essuie à sa joue Lourde sueur;
Et tout auprès quelque chose secoue Fauve lueur.
Et l’on arrive effaré, hors d’haleine,
Près de son lit ;
On veut prier. . . Le genou plie à peine ,
La voix faiblit.
On SC relève, on s’accoude à sa table :
Point de sommeil;