‹ Exil et patrie [microforme]Chapitre 35 sur 37 · LES MÊMES · texte numérisé non relu

LES MÊMES

D (Gustave en habits de chasseur. sac de voyage sur le dos.)

Gus—Bonjour, mon père, bonjour, Charles et Henri. Bonne Bt heureuse fète, mon père. J'avais peur d'arriver trop tard. Heu- M'eusement ‘ tout est bien qui finit bien.” D'Ars.—D'où viens-tu donc comme cela ?

;, Gus.—D’une bonne tournée d'exploration avec M. Bureau. J'ai ; : : houlu connaître notre canton et savoir ce qu'il valait. ère. Puis les oies et D’Ans.— Comment as-tu trouvé le pays ? comme de bonnes M Gus.—Magnifique! ‘ Le canton Loranger ou St. Ignace est un font plus de façons. UM des plus favorable à la colonisation. Un compte huit lieues tout ans se presser, l'air Ak autour des deux lacs Nominingue et du lac des Deux Iles qui ’étude. Ah! ces ca. # sont très propres à la culture. Le bois franc y domine partout, ir si bons enfants, si Mk notre canton se trouve presqu'au milieu entre la Rouge et la quand ils s’en revien. AK Lièvre. C'est un point important pour établir au moins 10,000 HEMRICe à droite et ft familles dans la partie supérieure des rivières Rouge, du Lièvre ard est une Curieuse 4% et de la Kiamika.”—(Æ£xtrait du pamphlet sur la colonisation.) n..., mais les canards MF Cn.—Va:t-on avoir des chemins ?

4 Gus—Oui, le chemin de la Rouge, tout près d'ici à quelques six milles, va être continué jusqu’au sud du Nominingue, puis juscols, qu'à l'embouchure de la rivière Kiamika. M. Bureau, qui connait aime à les voir courir. le pays sur le bout du doigt, dit que ça sera très facile. ts ou marquer toutes ais-tu, Henri, qui j'ai rencontré sur la Rouge ? Trois étudiants s galettes de sarrasin. de Montréal. Ils prennent des terres ici. ent la peine d'être re M$ Hex.—Bon, encore un de mes rêves qui se réalise ! Nous allons nlees de Boston !.. 1 avoir de la société ! On se visitera le dimanche. Qui sait? Dans pipe du soir. (Pendan! M quelque temps nous serons peut-être assez nombreux pour former n mot d'approbation) un club dramatique et un cercle littéraire. Jouer la tragédie i haut, je fais marcher 4 dans la forêt, à l'ombre des grands pins, au bruit des cascades et

tre et trouve encore

j'allume la pipe et je us avons ici. Savezp-d'œil est splendide ?

lac. Les îles sont là iers d'oiseaux passent crient, ils s'amusent.

ssons sautent hors de au moins c’est ce que lise brille comme un it sourire à l'habitant aux ont l'air heureux de repos; les vaches

ol

ur bonne grosse mine licots, de grands yeux

28, tout va bien. L'a M$ du vent qui passe dans les sapins et les fait applaudir au bon movets sont gros comme ME ment, le chant des oiseaux pour orchestre, les voisins et les voil'enfant, et le sarrasin QS sines pour auditoire. Voilà encore un beau rêve.

n fait des repas excel. MS (CH.—Rève d'artiste, Henri! Toujours le même. Mais dis-moi opos, savez-vous, mon LS donc, Gustave, ces jeunes gens-là sont-ils vaillants et résolus ?

? Nous logions, Henri 4 Tout n'est pas rose pour commencer, tu sais.

Dr, il y a quinze jours, MS Gus.—[ls sont tous bien plantés. Ce sont des fils d'habitants ; s il ne revint pas seul. 4 ils feront leur chemin. Leurs parents d’ailleurs leur donnent e, fraîche comme une 4 quelques cents piastres, pour partir. Ils pourront ainsi se faire avenante, enfin juste MS aider à pAIRIer une terre dans le bois.

marier. Henri et moi 9 Cu.—Bien, C'est parfait! Plusieurs amis énsemble se donnent quelques arpents plu: #8 la main et s'entr'aident à chasser le diable. bleu, jusqu'à, ce que, ce à la colonne, 4 vicnne la colonne. Alors tout est couleur de rose à la maison. aite, Charles, de jouer

mis D

D'Ans.—Et ta terre, Gustave ?

: Gus.—Vingt-cinq arpents en culture. La récolte vendue d'avance ; des amis sont-venus me rejoindre. Nous faisons bon ménage ensemble. Le jour on travaille fort, mais le soir on jase, on rit, on s'amuse, on tire une touche, on tire des plans; puis fais ta prière et va te coucher ; pas besain d’ètre bercé pour dormir.

HEx.—-Avez-*ous eu la visite du missionnaire ?

Gus.—Oui, il y a huit jours. Ah! c’est un intrépide celui-là! I ne se fait pas prier pour s'étendre sur un lit de sapin, ni pour mordre dans la galette de blé noir. Il a fixé au bout de ma terre l'emplacement d'une chapelle future. La cloche. nous est déjà venue toute bénie de Montréal. Dans trois mois elle sonnera la messe et chantera avec les oiseaux de Nominingue. (On entend une trompette) Ah! voici le courrier de Montréal qui arrive.

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