‹ Expédition anglaise au Pôle Nord (1875-1876) [microforme]Chapitre 18 sur 37 · LL · texte numérisé non relu

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En danger d'être écrasés.

Les deux jours suivants.

Continua à dériver au sui « ouest, le mouvement constant des lourds 8laçous, s'écrasant l'un coutve l'autre, à l'instar de gigantesques cisailles, entre les. quelles les navires eussent été infailliblement broyés, S'ils avaient été saisis, nous CaUSa une extrême inquiétude. Les officiers et l'équipage durent veiller sans cesse au prix d’un labeur Considérable, et tous furent On ne peut plus contrariés de perdre 3 ou 4 milles du térrain conquis les jours précédents. Les Souvernails 1 les hélices étaient constamment démontés et remontés, les canots de travers (1) retournés en dedans sur leurs Porlemanteaux (2), à cause de la glace qui venait loucher leur quille, enfin Je navire prêt à être en pression au bout de vingt minutes d'avertissement. Somme toute, il n'y eut pas d'autre avarie que la mèche du gouvernail tordue. Le 19, qui était le jour de la plus forte marée de syzygie, la glace auprès de nous devint plus libre, et de la Station élevée de Mount-Joy, je vis que nous POuvions au moins r'ega- &ner le point d'arrêt d'où NOUS avions été chassés, el peut-être gagner plus au nord.

dant lesquers la glace

Cap Frazer,

La glace s'étant ouverte pour la première fois, per-

Suadé que j'étais que c'était là notre dernière chance

(1) Le travers d'un navire est Ja Partie qui, en la correspond au milieu de la coque à l'extérieur, à mi-distance entre l'avant et l'arrière.

(2) Portemanteaux, fortes pièces de bois ou

d'arcs-boutants, qui servent à suspendre les can navire,

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pendant les marées présentes et avant l'établissement des gros vents d'ouest, je fis route à travers la banquise pendant 2 milles et entrai ainsi dans un chenal contournant le cap Frazer, chenal qui depuis longlemps élait regardé comme une des bornes les plus infranchissables de notre passage au nord,

À 9 heures du soir, après quelques heures de la mer montante qui porta de nouveau la glace à terre, nous étions en plein chenal de Kennedy, amarrés à un glaçon flottant au large du cap John Barrow ; nous n'élions que de deux jours en retard sur [a Resolute, qui à cette époque de l’année avait été chassée par le vent de ses quartiers d'hiver à l'île de Melville, et nous avions encore devant nous quinze jours de la saison pendant laquelle on peut naviguer. .

Entre les baies Scoresby et Dobbin il n ÿ à aucune protection à attendre, à l'exception des abris passagers qu'on peut trouver en dedans des icebergs échoués ; aucune des baies n'ayant assez d’eau pour y flotter, n'est assez profonde pour défendre un navire contre la pression d'une glace compacte.

Erreur des cartes,

Quelques instants après minuit la glace, en s’écartant de terre, nous ouvrit un passage et nous permit de faire encore quelque chemin en avant, les espaces libres de glace devenant plus nombreux et plus larges à mesure que nous avancious vers le nord. Après avoir franchi l'entrée d’une grande baie de 10 milles de profondeur environ et parcouru une route très-tortueuse à lravers la glace, route pendant laquelle nous n'échappâmes qu'à grand’peine au danger d'être entraînés au sud dans ia banquise, nous attcignimes ce que nous

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