‹ Expédition anglaise au Pôle Nord (1875-1876) [microforme]Chapitre 21 sur 37 · IMAGE EVALUATION TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

IMAGE EVALUATION TEST TARGET (MT

24 / ex NS eè RS ZA a.

À 4" AN A Se ©

El EVA *

se LE

d'une mer ouverte et d’un climat chaud, nous avancions graduellement vers un Océan où la glace était totalement différente de celle que nous avions vue jusque-là, telle que peu de navigateurs en avaient rencontré, et contre laquelle un seul avait lutté avec succès, En réalité, nous devions nous approcher de celte mer, berceau de la lourde glace que Collinson et Mac Lure trouvèrent au large de la côte d'Amérique, Ce dernier, en 1851, réussit à conduire, pendant plus de 100 milles, un navire à voiles au milieu de cette glace, accomplissant ainsi son impérissable et péril-

leuse traversée le long de la côte N. 0. de la Terre de

Banks, du cap du Prince-Alfred à la baie de Mercy, où son navire fut enseveli pour jamais.

Sir Edward Parry la rencontra aussi dans ce même chenal en 1820, mais avec la tâche plus rude et plus dure de naviguer sans cesse Contre des courants et des vents debout, qui le forcèrent de s'avouer vaincu, ainsi que ses intrépides COMpagnons, C'est elle qui, dans sa marche vers l’est, du détroit de Melville au chenal de Mac Clintock, enserra pour toujours l’Erebus et le Terror, sous les ordres de sir John Franklin et du capitaine Crozier, et elle encore qui, mêlée à la glace légère du Spitzberg, descend constamment au gré

du courant qui lacharrie au sud, le long de la côte est.

du Groëniand, où elle détruisit la Corvette Hansa, pendant la dernière expédition allemande aux régions arctiques.

Comme nous n’avions plus d’autre ressource pour gagner au nord contre le courant général (sans parler du risque final de rester ainsi bloqués dans une pareille banquise), que de regagner ja côte si nous le pouvions, ie fis allumer les feux des deux chaudières, et se tenir

A EE pr EE RTE

le R

Avan- 2e était 1S vue it renavec er de linson rique.

t plus Cette périlrre de lercy,

nême plus its et incu, qui, le au ‘ebus n et à la L gré e est:

penions

Jour rler eille ns, nir

te

sous toute vapeur, prêts à profiter de la moindre chance favorable qui pourrait se présenter. Pendant la nuit, au moment de la pleine mer, la banquise, qui jusque-là avait dérivé au sud à l’état de masse compacte, s’allégea un peu sur la lisière des gros glaçons flottants, qui, étant profondément enfoncés dans l'eau, sont entrainés avec une vitesse différente de celle de la glace ordinaire, le courant de la surface n'ayant pas la même vitesse que le courant sous-marin. Mais, avant que nous ayons eu le temps de dégager à l'arrière du navire un espace libre suffisant pour nous permettre de remonter notre gouvernail, la glace se referma et nous obligea à le démonter de nouveau. Au moment où le courant de jusant atteignait sa plus grande force, la banquise parut s'ouvrir un peu sous un effort qui demeura impuissant.

Sortie de la banquise.

Comme nous avions le ferme espoir que cet état de choses devait changer au moment de la basse mer, je fis, au prix de beaucoup de travail, dégager à l’arrière du navire un espace suffisant pour que les hommes pussent y travailler à monter le gouvernail de rechange, lequel faillit nous faire perdre une occasion favorable, par suite de son manque d'équilibre. Enfin, pendant un moment où, à l'instar de ce qui s'était passé au moment de la haute mer, la pression de la glace diminua, le navire, qui avait alors la vapeur de ses chaudières à une tension supérieure à celle des essais officiels eux-mêmes, commença à se mettre en mouvement, et, en faisant machine en arrière et en avant, finit par se dégager un champ suffisent pour pouvoir fondre sur la glace, que nous attaquâmes de front à

Page 1