A LA MÉMOIRE DU
Capitaine C. F. HALI,
du navire Polaris, de la marine des États-Unis, MORT LE 8 NOVEMBRE 1871
sacrifiant sa vie à l'intérêt de la science.
Celle tablelte a été placée en 1878, par l'expédition anglaise au pôle Nord. En suivant ses traces, elle a profité de son expérience,
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En revenant de son voyage avec le lieutenant Beaumont, le docteur Coppinger avait visité le cairn établi par le capitaine Hall au cap Brevort, ainsi que le canot que l'expédition du Polaris avait laissé en dépôt à la baie de Newman.
Tous les objets présentant quelque intérêt de souvenir historique furent transportés à bord de a Discovery. À l'exception de quelques bordages crevés, le canot pouvait encore rendre de bons services.
Le capitaine Stephenson s’en retourna le 18 mai, à bord de {a Discovery, laissant le lieutenant Fulford et le docteur Coppinger sur la côte du Groënland, pour explorer le fiord de Petcrmann.
M. Crawford Conybeare m’ayant annoncé qu'il serait bientôt impossible de voyager le long de la côte du chenal de Robeson, par suite de l'instabilité de la glace attenant au rivage, je gardai ses hommes à bord de l’Alert.
Traîneaux de la division du Nord.
Le soir du 8 juin, nous fûmes surpris par l’arrivée à bord du lieutenant de vaisseau Parr, qui nous apporlait la triste nouvelle de l'invasion du scorbut parmi les hommes qui armaient les traîneaux de la division du Nord et demandait un secours immédiat.
Le commandant Markham, aidé de quelques hommes encore debout, avait réussi à conduire ses malades dans les environs du cap Henry, à 30 milles du navire ; mais chaque jour qui s’écoulait voyait s’accroître Pintensité du mal et le nombre des invalides. Les forces de ceux qui pouvaient encure travailier dimi-
nuaient à mesure que s’auginentait le poids du fardeau qu’il fallait trainer sur la glace.
Dans d'aussi tristes circonstances, le lieutenant Parr, avec sa bravoure habituelle et plein de confiance en ses forces, s’offrit comme volontaire pour venir m'informer de ce triste état de choses et demander l’aide que réclamaient ses compagnons. Il partit le bâton ferré à la main, n’emportant que queiques provision: et marcha pendant 24 heures, accomplissant son long et solitaire voyage sur une glace raboteuse que recouvrait une épaisse couche de neige nouvellement tombée.
Nous primes immédiatement les dispositions nécessaires pour aller au secours du commandant Markham, et, grâce au concours de mes officiers qui firent avec empressement l'offre de s'atteler aux traîineaux, je fus à même departir à minuit, accompagné de MM. Le Clerc Egerton, Conybeare, Wootton et White, Ces officiers, qui étaient ceux que je pouvais, avec le moins d’inconvénient, distraire du service du bord, prirent leurs places sur les traits de nos traineaux, pendant que le lieutenant May et le docteur Moss nous précédaient avec le traîneau à chiens, chargé des médicaments dont nous devions avoir besoin.
Une marche forcée permit à ces deux officiers, ainsi qu’au gabier James Self, d'arriver au campement du commandant Markham, 50 heures après le départ du lieutenant Parr. Malgré cela, ils arrivèrent trop tard pour sauver la vie du soldat Georges Porter, de l'artillerie royale, mort quelques heures avant les secours qu'on lui apportait; il fut enterré dans Îla glace flottante. Quoi qu'il en sait, leur venue produisit le plus consolant effet sur la petite troupe si cruellement frappée qui n'en continuait pas moins sa
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