‹ Expédition anglaise au Pôle Nord (1875-1876) [microforme]Chapitre 30 sur 37 · TR À · texte numérisé non relu

TR À

mais nous fûmes encore retenus par notre gouvernail, que nous ne pümes remonter assez vite, à cause de certains cordages servant à le manœuvrer et qui s'embrouillèrent, de sorte que, quand il fut prêt à fonctionner, la glace s'était refermée et nous emprisonnait de nouveau.

wendant la nuit, le vent força considérablement, et la glace passait le long du bord avec une vitesse de 2 milles à l'heure, emportée par le courant de sud.

De nombreuse; masses de glace échouées en dchors de la barrière qui nous abritait permirent au courant d'amener sur nous le bord intérieur de la banquise, de sorte que deux grosses glaces finirent par peser de tout leur poids sur :? navire, cell: d’en dehors s’échouant le long du bord, poussant à terre et tenaillant la pauvre Alert, qui se trouva soulevée de plus d'un mètre hors de l’eau.

Avec la marée montante, le glaçon le plus léger passa graducll :ment sous les flancs du bâtiment et diminua d'autant la pression qu'il supportait. Au bout de quatre heures, l’Alert n’était plus soulevée que d'environ 0,15 au-dessus de son tirant d’eau habituel,

Arrivée à la baié de la « Discovery ».

Le seul espoir qui nous restât de délivrer le navire consistant à couper en morceaux l'énorme masse de glace échouée en dehors de nous, je fis mettre à cctte besogne arlue tout l'équipage armé de pics. Le 16 oùût, après 8 jours de travail, la glace suffisamment réduite put flotter au moment de la haute mer et délivrer ainsi le navire. En même temps, la banquise s’écartant du rivage, nous pümes faire D milles en

avant, et avec beaucoup de peine rejoindre, le jour suivant, notre compagne la Discovery.

Après avoir envoyé tous mes malades à bord de ce dernier bâtiment, je fis amarrer l'Alert à l'entrée de la baie, toute prête à partir pour la baie Polaris reprendre le lieutenant Beaumont, dès que la glace me permettrait de traverser le détroit; mais l’arrivée de cet officier, qui nous rejoignit le 44 août, rendit heureusement ce voyage inutile.

La Discovery ayant embarqué son charbon et ses vivres, les deux navires étaient alors prêts à faire route au sud; mais quoique la mer parût libre en certains endroits du chenal de Kennedy, le sund de Lady Franklin était encore complétement rempli par les glaces que la tempête du nord avait poussées devant elle,

Pendant que, tout prêts à partir, les navires attendaient un moment favorable pour appareiller, leur arrière échouait à terre à chaque marée basse, mais revenait à flot de nouveau au moment de la haute mer sans qu'aucun d'eux eûl à souffrir de ces petits échouages.

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