‹ Expédition de Laghouat, dirigée aux mois de mai et juin 1844Chapitre 4 sur 10 · LE TELL · texte numérisé non relu

LE TELL

Dattes.

Le sac.

Habillement.

Un haïk.

Orge. Blé.

Le sa A.

Id.

> en 18 45.

Poudre d'or.

Metkal.

Souliers.

La paire.

Dattes.

Le sac.

Habillements.

Un haïk.

Orge.

Le saâ.

blé.

Id.

> en 1844.

Esclaves.

Une belle négresse.

Plumes d'autruche

Une peau complète

Poudre de guerre.

La livre.

Si Laghouat était fortement organisé et avait sous sa dépendance les Beni-Mzab et les Ouled-Sidi-Chikh , il pourrait ramener vers Alger une grande partie du commerce de l'intérieur. Il est à remarquer que c'est le point du grand désert le plus voisin d'Alger.

Il semble donc qu'il y aurait un grand intérêt à organiser fortement Laghouat : 1° pour en faire un centre d'ac-

tion militaire, administratif, politique et commercial; 2° pour couper toute communication entre l'ouest et Test de l'Algérie, sans notre concours ; 3° pour placer la partie la plus hostile de l'Algérie , les tribus du sud-ouest, entre un kalifa puissant et la division d'Oran,

Dans l'état actuel des choses, les communications de Laghouat à Alger sont difficiles et peu sûres ; il serait peutêtre utile qu'elles fussent en entier sous l'autorité du chef de Médéah, en mettant sous son commandement au moins la partie est du Gebel- Amour.

La position du kalifa doit dépendre du but qu'on se proposera. Si l'on ne veut que régir le pays qu'il a, les propositions faites suffisent ; si l'on veut amener le commerce de l'intérieur à Alger, il faut lui donner les Beni-Mzab, et peut-être les Ouled-Sidi-Chikh au sud, puis au nord la partie est du Gebel-Amour pour assurer ses communications avec nous. Si l'on veut en faire l'antagoniste d'Abd- El-Kader ; il y aurait lieu de donner une nouvelle addition de force à ses moyens d'actions ; dans ce dernier cas il conviendrait d'avoir entre Laghouat et Boghar un poste, qui ne pourrait être mieux placé qu'à Souagui, à 20 lieues au sud de Boghar. Ce lieu, non-seulement est le plus beau de tout le désert, mais serait très recherché dans tout pays; il y a des eaux abondantes venant de sources élevées et qui fournissent des irrigations déjà toutes faites sur un terrain très considérable ; on y recueillerait une quantité immense de céréales ; les fourrages y sont en quantités énormes et de la meilleure qualité. Le pays paraît sain. Si un poste y était établi , inévitablement les Ksars détruits se relèveraient et il y aurait là un très grand centre de population. On réagirait ainsi sur tout le sud, l'est et l'ouest.

Quand je partis il restait encore à payer par les divers Ksars et tribus 3,419 boudjoux, c'était à peu près le dixième des 33,581 boudjoux payés; il fut convenu que le kalifa les

ferait percevoir et que cette somme serait partagée entre les chefs, ainsi que cela se pratique dans le Tell, à titre de leur âchour et comme salaire de leurs services.

La somme de 1,000 boudjoux provenant des blés de Boudrine sera payée ultérieurement et en dehors de ces comptes.

La contribution totale que préleva l'Émir sur le kalifalik de Laghouat , lors du siège d1 Aïn-Madhi , fut fixée à 30,000 boudjoux y compris les 11,000 qu'il extorqua à Aïn-Madhi. Elle fut payée aussi non en argent mais, selon l'usage, en burnous, haïks, argenterie, etc.

Ces populations reconnaissaient du temps des Turcs, trois impositions envers les maîtres du Tell : 1° les Ksars seuls payaient une légère redevance annuelle ; 2° chaque population qui venait dans le Tell payait un heussa variable, mais toujours considérable; l'ensemble s'élevait de 30,000 à 60,000 boudjoux ; 3° des contributions particulières étaient prélevées par les colonnes qui venaient dans le pays ; elles s'appelaient Difa et variaient avec la force de la troupe et les circonstances du moment : les 33,581 boudjoux, qui nous ont été remis, sont notre Difa, mais ne peuvent pas servir de base pour l'imposition annuelle ; celle-ci d'après l'avis du kalifa pourrait être réglée ainsi provisoirement :

KSARS.

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