‹ Expédition et naufrage de La Pérouse [microforme]Chapitre 12 sur 41 · MORT DU CHEF DELA DEUXIÈME EXPÉDITION · texte numérisé non relu

MORT DU CHEF DELA DEUXIÈME EXPÉDITION

ASon successeur.

On alla ensuite faire une reconnaissance de la partie N. de læ Louisiade ; on franchit le détroit de Dampier, et l’on explora la partie septentrionale de la Nouvelle-Bretagne. Les travaux des officiers de l'expédition contribuërent beauc”:p au perfectionnement de ‘a géographie de ces parages, si rarement visités. Le 21 juillet 1795, on perdit le général d'Entrecasteaux , marin d’un mérite supérieur, et dont la carrière fut honorée par les services les plus distingués. Après sa mort, M. d'Auribeau passa sur {a Recherche en qualité de commandant en chef, et M. de Rossel

prit le commandement de PÉspérance.

Le scorbut commençait à exercer ses ravages d'uhe manière alarmante | parmi les é équipages : on se hâta de gagner les Moluques, pour ytrouver une relâche où l’on pôt arrêter les progrès de cette maladie. On arriva à Waygiou le 14 août, et l’on y séjourna jusqu’au LPS Le 5 septembre, on mouillaà Bourro, où l’on demeura jusqu’au 15 du même mois. De là, passant parle détroit de Boutton, l'expédition arriva le 18 octobre devant Sourabaya, port de la partie orientale de l’île de Java. C’est là que commença la suite de désastres et de discordes qui terminèrent le voyage d’une manière malheureuse : les détails en sont demeurés jusqu’à présent peu connus.

On envoya d'abord à terre M. de Trobriant, lieutenant de vaisseau, pour solliciter du commandant hollandais la permission de relâcher dans le port de Sourabäya, et lui demander les secours dont on avait besoin. 11 devait être de retour à bord le soir même, où le lendemain matin, au plus tard; on l’attendit en vain pendant trois jours. Iuquiet de ce retard inexplicable, M. d’Auribeau expédia un second canot commandé par M. Mérite, pour avoir des nouvelles du premier, Quel fut l'étonnement de cet officier, lorsque , en arrivant à terre, il apprit que M. de Trobriant et les gens de son canot étaient détenus prisonniers de guerre, la Hollande se trouvant alors en guerre avec la France, assaillie ellemême par presque toutes les puissances de l Europe.

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ÿ1 RÉVOLUTION FRANÇAISE

Connue par l'expédition.

Depuis leur départ de Brest en 1791, nos navigateurs n'avaient eu aucune nouvelle de ce .qni s'était passé dans leur patrie. Ils V'avaient laissée , il est vrai, dans un état d’agitation inquiétant; mais ils étaient loin d'en avoir prévu lesépouvantables suites. Les Hollandais les leur représentérent sous les plus affreuses couleurs; ils leur firent un tableau horrible de l’état de la France; ils la leur peignirent comme déchirée par les factions, en proie à la guerre civile et à moitié conquise par l'étranger. Ceux mêmes des gens de l'expédition que leur défiance portait à ne pas ajouter une foi entière aux récits des Hollandais, ne purent discerner jusqu’à quel point l'exagération s’y mêlait à la vérité, et tous se livrèrent à la douleur.

Cependant, le commandant hollandais ayant informé la régence de Batavia de l'arrivée de l’expédition à la recherche de la Pérouse , en reçut l’ordre de la considérer, malgré l’état de guerre, comme appartenant | à une nation amie, à raison de la nature de sa mission. On annonça À M. d’Auribeau que son voyage n ‘ayant pour objet que des recherches paisibles, on recevrait les bâlimens avec hospitalité, et qu'ils seraient admis dans le port, où l’on fournirait à tous leurs besoins. On entra donc le 28 octobre , et, pendant un mois, tout se passa avec la plus parfaite tranquillité.

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