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On voit, par la dernière colonne de droite de ce tableau, que les différences entre les valeurs de h ou de -r fournies par
ia formule h r= A -♦- 0,5» -H V AA -t- 0,8 1 et celles qu'on déduit de l'observation, ne commencent à être très-^appréciables que pour les valeurs du rapport 4" qui surpassent
fSl « £XRÉRIENC£S
0*300. La vaiear de ^ qui répond à la quatrième expérience en remontant, est ia «euJe qui présente une dîfference notable entre le résultat du calcul et celui de l'observation; mais , comme elle se trouve comprise entre deux autres expériences dont les résultats, dus au même observateur, pré* sentent une différence proportionnelle très-petite , et qui sont relatives à des largeurs d orifice et de réservoir presque égales , il n'est guère permis de douter que l'anomalie qu'elle offre ne provienne d une erreur véritable dans le relevé de la charge moyenne dans le plan du déversoir.
171. Ail surplus» quelque satisfaisant que soit l'accord de notre formule et des données de l'observation , elle est déduite d'un trop petit nombre d'expériences certaines pour qu'on puisse ia considérer, quant à présent, comme autre chose qu'une formule empirique, propre à en représenter les résultats avec un degré d'exactitude raisonnable et dans une certaine étendue , notamment pour les cas où la largeur de l'orifice égale au plus le y ou les 0,3 de celle du réservoir.
Les résultats de ces diverses expériences n'ont pas d'ailleurs toute l'authenticité désirable. Les charges moyennes de liquide dans celles de M. BIdone ne sont déterminées généralement que par un petit nombre de cotes prises dans le plan intérieur de la paroi de Tprificç ; deux d'entre elles , marquées d'un astérisque dans le tableau ci-dessus et déduites par nous des données que rapporte l'auteur au n' 1 7 de son mémoire, laissent quelques incertitudes, attendu que la charge totale au-dessus de i(L base de l'orifice n'a pas été indiquée dans le texte même , et qu il a fallu la conclure de la comparaison des fi^gures 5, <î et 7 qui l'accompagnent. Quant aux résultats de M. Eytelweîn, 'rien nlndique la façon dont a été relevée ia' hauteur moyenne duliquide dans lepifin de l'orifice^ Enfid il sr peut aussi que l'épaisseur d'environ 3 centimètres qu'avait la paroi des orifices sur lesquels cet auteur et M. Bid<i)ile
HYDRAULIQUES. jS^
ont opéré, ait exercé quelque influence sur la valeur de la dépression pour les petites charges de liquide.
172. La seule conclusion certaine que nous prétendions donc tirer des recherches qui précèdent , c'est que, pour les déversoirs , la dépression moyenne du niveau dans le plan de Torifice supposé en mince paroi n'est point une fraction déterminée ou constante de la charge «itière^ pas plus que pour les orifices fermés vers le haut ( 1 3 3 ) , et que cette fraction doit varier , non-seulement avec les dimensions absolues du résenroir et de lorifice , mais encore avec la charge absolue de Ikpiide au-dessus de la base xle celui-ci. Il est d'ailleurs digne de remarque qu'aiicunne des valeurs trouvées ^ soit par MM. Eyteiwein et Bidooe^ soit par nous, n'ait donné pour la dépression dont il s'agit un résultat ava$i fort .que celui qui a été obtenu en Angleterre par le D' Robison , résultat cité par M. Navier dans ï avertissement qui précède sa nouvelle édition de ÏArcbitecmre f^drauli^ue de Béfîdor { voyez p. XII ) , et d'après lequel le rapport de h à A se serait élevé à 1 ,4*
Suivant les £:>rmules ci^dessus , qu'on doit considérer pro-* visoirement comme exactes pour le cas. où l surpasse de beau* coup /, H ne serait égal à 1,4^» ^^u^^ notre appareil^ que lorsque h se trouve réduit à 1 2""^74« Dans Je cas où l pourrait être considéré comme infini par rapport à /, ia même circons* tance n aurait lieu encore que quand ia charge h se trouverait réduite à x.z'^^^z'j. Quoiqu'il soit très-probable que le D*" Robison ait fait ses observations sur des charges plus fortes ^ on ne peut néanmoins révoquer en doute d'une manière absp^ lue l'exactitude du résultat qu'il a ob^nu; car il se peut qu'il ait opéré sur un déversoir dont la largeur diâfërât trèspeu de celle du réservoir, circonstance pour laquelle le rapport T paraît devoir être beaucoup plus grand que dans toute autre, à charges et à orifices sembiablie$ d'ailleurs»