K> EXPÉRIENCES HYDRAULIQUES
ne présente à son extrémité inférieure qu'une simple arête formant le bord
supérieur de l'ouverture.
Nous n'avons pas à nous occuper des cinq dernières de ces expériences , parce quelles concernent un cas que nous n’avons pas soumis à l'épreuve , relui où l'orifice, sans être noyé, débouche dans un gonflement de l'eau d’aval. L'écoulement se faisait au contraire librement pour les quatre premières ; par conséquent . les coefficients de te formule ordinaire de la dépense qoi leur corrcsjiondent devraient être les mêmes que ceux qui se déduisent de nos tables d’interpolation (tabl. n” XXV et suivants). Cependant, les premiers sont respectivement plus forts que les seconds de j, et Mais nous avons vu (art. al/» et suivants, et tabl. n" XXX1H, dispositifs dés ligures A et B) qu’un orifice avec une vanne épaisse fournit un plus grand produit que le même orifice avec une vanne mince, ce qui justifie parfaitement les difTé- rences que présentent, dans ce cas. les résultatsdc M. Boileau et les nôtres.
> U - EXPERIENCES DE’U HIltY
M. Hirn s'est occupé exclusivement, dans scs expériences» de la dépense des déversoirs. La notice insérée dans le Bulletin n* 94 de la Çociété industrielle de Mulhouse, année i84G, ne contenant pas tous les renseignements nécessaires pour bien faire apprécier les circonstances dans lesquelles il a opéré, il s’est empressé de les compléter, sur notre demande, et c'est à son obligeance que nous devons la connaissance des détails suivants.
Cet ingénieur s’est servi, pour alimenter ses déversoirs et jauger leur produit, d’un Iqjrge canal rectiligne avec pente à dont le profil était un pentagoue irrégulier, et dans lequel il maintenait, au moyen d’écluses, line section d’eau uniforme qui lui était exactement connue, en sorte qu’il suffisait, pour avoir le volume de liquide qui y coulait, de déterminer la vitesse moyenne du courant. 11 a fait usage, pour cela, d’un flotteur-écran de forme pentagonale. organisé de façon à ne laisser qu'un vide de o",o5 entre son contour extérieur et les parois correspondantes du canal. Pour chaque expérience, il a fait parcourir au flotteur, dans h? canal, une distance de 85 mètres en amont et de 85 mètres en aval d’qnç écluse alimentant une dérivation sur laquelle ses déversoirs étaient établis. Il est clair que la différence des temps employés par le flotteur à franchir ces deux distances égales, donnait le moyen d’évaluer la différence des vitesses moyennes en amont et en aval de l’écluse, et, par suite, des volumes de liquide écoulés, différence qui constituait précisé ment le débit de l’orifice soumis à l’épreuve.
Parmi les trois déversoirs sur lesquels M. Him a opéré, deux se trouvaient
SUB L'ES LOIS DE L'ÉCOULEMENT DE L'EAU. 501 dans des cas particuliers, qui n'avaient encore été l'objet d’aucune expérience.
Pour l'un, relui de 7“.8q de largeur, le canal de dérivation était évasé de l'amont vers l’aval, sur une longueur de io mètres, pour passer de sa largeur primitive, qui était de 5 mètres, à celle de 9 mètres, qu’il avait au point où était placé le déversoir; ses parois latérales, en terre, et son fond étaient raccordés entre eux par une courbe ayant la forme d'une demi-ellipse dont le petit axe était vertical; en outre, il y avait contre le barrage, qui était formé de planches de o",o3 d'épaisseur, un massif de terre et de cailloux terminé à sa surface par une courbe présentant sa concavité au choc du courant, et qui, prenant naissance à environp*.a5 au-dessous de la base de l’orifice, se raccordait à environ i",5o eu amont de celui-ci avec le fond du canal. Un tel déversoir devait évidemment, tontes choses égales d’ailleurs, donner un plus grand produit que ceux sur lesquels ont porté nos expériences. Aussi M. Hirn a-t-il trouvé 0,47 pour le coefficient de correction de la formule de Duhuat, correspondant à la charge o?,3o5 qu’il a soumise à l’épreuve; tandis que le mémo coefficient, déterminé par interpolation à l'aide de nos tables, en ayant égard au rapport de la largeur do l’ouverture a celle du réservoir, qui est ici de {£=0,877, cl en tenant jompto de l'.itigmentation due à l’épaisseur de la base et ries joues de Torifn% (tableaux n°‘ XXXIX et XL1), n’est que de 0,435.
l,o second déversoir était situé à 3o mètres en aval du premier. A en juger par le croquis rpio M, Hirn a bien voulu nous transmettre, le canal de dérivation avait en'ce point une largeur d(f" g“,oo, son profil était tel que nous l'avons déjà décrit, scs parois étaient sensiblement parallèles à la direction du courant, et ij n'y avait aucun obstacle au pied du barrage, C* second déversoir, qui avait 3 mètres de largeur, et dont la base était élevée de om.8o au-dessus do fond du canal, s’écartait par conséquent moins que le premier des conditions ordinaires. Cependant, il a donné le coefficient o,45 pour une charge de o“,Ô9, la seule sur laquelle on ait opéré, tandis qu’en procédant par interpolation comme nous l’avons indiqué plus haut, on ne trouve que o,4oô pour ce même coefficient.
Enfin, le troisième déversoir, qui avait 3 mètres de largeur comme le précédent, et dont la liasc était exhaussée de un mètre au-dessus du fond du réservoir, se trouvait dans l’un des cas auxquels nos expériences se rapportent. 11 était situé à environ 3o mètres en aval de l’écluse de prise d'eau du canal de dérivation; ce canal avait en ce point 5 mètres de largeur, scs parois étaient parallèles entre elles et à l’axe d’écoulement, son profil était rectan gulairc, et son fond était horizontal et garni de madriers snr une longueur de 3 mètres en amont dn barrage. M. Hirn a fait sur ce déversoir, sous des