‹ Experiences hydrauliques sur les lois de l'écoulement de l'eau à travers les orifices rectangulaires verticaux à grandes dimensionsChapitre 37 sur 130 · ORIFICES DE O'.IO DE BASE SUR DIVERSES HAUTEURS · texte numérisé non relu

ORIFICES DE O'.IO DE BASE SUR DIVERSES HAUTEURS

226. L’orifice carré de om,ao de côté présentant moins de chances d’erreur que tous les autres, à cause de la grandeur de ses dimensions, nous l’avons pris pour type et pour point de départ de toutes nos expériences, et nous nous sommes particulièrement attaché à étudier, en ce qui le concerne, les lois des dépenses depuis les plus faibles jusqu’aux plus fortes charges, pour les vingthuit premiers dispositifs dessinés sur les planches i, a et 3 , et décrits au paragraphe a du chapitre premier de ce mémoire. Nous avons opéré avec ces mêmes dispositifs , excepté ceux des figures l 3 1 et 37, sur les orifices de o“,o5 et de o“,o 1 de hauteur, pour connaître, dans tous les cas, les résultats relatils à la plus grande . à la moyenne et à la plus petite ouverture, et pouvoir en déduire ceux qui conviennent aux ouvertures intermédiaires. Nousavons, en outre, soumis à l’expérience les orifices de onl. 10, om.o3 et o".oa de hauteur, avec ceux de ces dispositifs qui modifient le plus les dépenses, afin qu’on n’ait à procéder par interpolation que dans les cas où les erreurs qu’on peut commettre ont le moins d’influence. Enfin, nous avons, dans les mêmes circonstances, opéré sur l’orifice de o",oo5 d’ouverture, qu’on n’avait pas considéré dans les expériences publiées en 1839, afin d’acquérir- une idée de la loi des dépenses pour cette limite extrême de la hauteur des orifices.

227. En jetant un coup d’œil sur les résultats qui concernent le cas où l’on mesure la hauteur du niveau de l’eau, dans le réservoir, en un point où le liquide est parfaitement stagnant, on voit que les coefficients de la formule D de la dépense croissent constamment, en même temps que les charges diminuent, pour

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les ouvertures de o^-ooS, om.oi et o“.oa de hauteur; etque, pour celles qui sont plus grandes, ils ne suivent cette loi ascendante que dans certains cas, tandis que dans d'autres ils n'augnientent, à mesure que les charges deviennent plus faibles, que jusqu'à une certaine limite qui est variable selon le dispositif et la hauteur •le l’orifice, et au delà de laquelle ils décroissent avec les charges (tableaux du n° I au n° VTI et du n° XXV au n" XXXI).

Les courbes dont les ordonnées Ky représentent ces collicients (pl. 33, 34, 35 et 36), bien qu'assujetties à passer par tous les points donnés par l'expérience, sans aucune exception, suivent une marche très-régulière et ont une continuité en quelque sorte parfaite. Celle qui se rapporte à l'orifice carré de o",30 de côté avec le dispositif de la figure 4, présente, dans la portion correspondant aux charges comprises entre im,io et i“,70, une inflexion que n’a aucune des autres courbes qui concernent cet orifice, et qui semblerait, au premier abord, devoir résulter de quelque accident particulier. Mais il n’en est point ainsi , car cette inflexion est déterminée au moyen de neuf points, donnés par vingt-trois expériences dont les résultats s'intercalent parfaitement entre eux, quoique obtenus à des époques séparées par un intervalle de deux ans ( 1 8ag et 1 83 i ).

La même inflexion se reproduit d'ailleurs, quoique beaucoup moins fortement prononcée , pour les orifices de o“, i o et de o“,o5 de hauteur, et si les autres courbes n’offrent rien de semblable, cela tient sans doute à la différence des dispositifs, et peut-être aussi à ce (pie les points déduits de l'expérience étant moins rapprochés les uns des autres, celte inflexion et même d'autres encore sont restées inaperçues. On remarquera, au surplus, qu’en supprimant entièrement l’inflexion dont il s'agit, pour donner à cette portion de la courbe 4 une forme analogue à celle qu'affectent les autres courbes, la plus grande altération qu’on ferait éprouver aux coefficients correspondants ne s'élèverait qu’à environ jL de leur valeur.

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