‹ Experiences hydrauliques sur les lois de l'écoulement de l'eau à travers les orifices rectangulaires verticaux à grandes dimensionsChapitre 52 sur 130 · I^s déversoirs incomplets dont nous nous occupons ali · texte numérisé non relu

I^s déversoirs incomplets dont nous nous occupons ali

EXPÉRIENCES HYDRAULIQUES mentaient, comme l’indiquent les deux dernières colonnes du tableau XXIV, des orifices découverts et des orifices fermés à la partie supérieure de diverses hauteurs, adaptés à des dispositifs différents, et cependant les coefficients de la formule D, correspondant à un même déversoir incomplet, suivent une loi très-régulière. On doit donc en conclure que ces orifices et ces dispositifs n’ont aucune influence sur ces coefficients, et que ceux-ci ne dépendent que du rapport -%-■ Mais, à égalité de ce rapport, ils n’auraient sans doute plus les mêmes valeurs, si le déversoir incomplet se trouvait par lui-même placé dans des conditions différentes, comme, par exemple : si ses bords verticaux étaient situés dans le prolongement ou à une petite distance des faces latérales du réservoir, au lieu d’en être entièrement isolés; s’il débouchait directement dans un large bassin au lieu d’être prolongé par un canal; ou peut-être meme si ce canal avait une forte pente au lieu d’être horizontal. En effet, le déversoir incomplet de o",ao4 de largeur, dont la base est au niveau du fond du réservoir, paraît devoir donner, toutes choses égales d’ailleurs, de plus forts résultats que celui de o“,a4 de largeur, dont la base est au contraire élevée de om,54 au-dessus de ce fond.

La question dont il s’agit ne peut donc être considérée comme rigoureusement résolue, que pour les déversoirs incomplets prolongés par des canaux horizontaux , dont les bords verticaux et la base sont entièrement isolés des parois correspondantes du réservoir; caries deux expériences relatives au déversoir de o“,ao4 de largeur, auxquelles nous avons pu appliquer la formule D, , sont tout à fait insuffisantes pour indiquer la marche que les coefficients suivraient dans ce cas. Pour fournir les moyens de calculer la dépense de tous les orifices qui seraient dans les conditions que nous venons d’énoncer, nous avons construit par interpolation, à l’aide des résultats consignés sur le tableau n° XXIV, la table n°XI.III qui donne les coefficients de la formule D,=lh\ig[h — n), correspondant aux diverses valeurs du rapport -j~-

Sun LES LOIS DE L'ÉCOULEMENT DE L'EAU. 253

Ces coefficients peuvent être employés avec confiance, et il est vivement à désirer que, par des expériences analogues aux nôtres, on détermine les valeurs qu'ils doivent avoir dans les autres circonstances qui peuvent se présenter dans la pratique.

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