‹ Expériences publiques sur le magnétisme animal faites à l'Hôtel-Dieu de ParisChapitre 16 sur 22 · PROPOSITIONS INEXPÉRIENCES NOUVELLES · texte numérisé non relu

PROPOSITIONS INEXPÉRIENCES NOUVELLES

ADRESSÉES A l’ACADÉMIE PAR M. DUPOTET.

Une nouvelle ère semble commencer pour l’étude du magnétisme animal ; on sort enfin généralement de cette indifférence que l’on a si long-temps affectée en France pour ce nouvel ordre de phénomènes; et les corps savaris , forcés par l’opinion publique, n’ont pu tarder plus long-temps a s’occuper de nouveau d’une question qu’on avait crue jugée irrévocablement.

Dans le courant du mois d’aout dernier(i825), M. le docteur Foissac adressa à l’Académie un mémoire sur le magnétisme animal, qu’il a bien voulu nous communiquer.

impies avoir tracé en peu de mots l’histoire du magnétisme , il s’arrête particulièrement sur le somnambulisme, et s’occupe d’en prouver l’utilité et la réalité de la manière suivante :

<x Des points de contact si multipliés rattachent le somnambulisme magnétique à la médecine, qu’on n’aurait jamais dû l’en séparerai devrait même être considéré comme une branche fort importante de la physiologie et de la thérapeutique. En effet, nul individu 11’est susceptible de somnambulisme, s'il n’est actuellement malade, ou d’une constitution extrêmement frêle et délicate. Indépendamment de cette disposition physique , il est dans l’ordre moral et intellectuel des conditions plus puissantes encore, dont quelques-unes me sont connues* les autres deviendront un objet de recherches du plus haut intérêt.

« Quel phénomène extraordinaire pour les physiologistes qu’une personne soumise à l’action du magnétisme animal, qui, perdant par degrés le sentiment de l’existence, s’endort d’un sommeil profond, et reste plongée dans un néant absolu ! Mais aussitôt que le magnétiseur lui parle, une nouvelle vie se développe , la sphère de ses connaissances s’agrandit , et

io8 délibérations de l’académie

déjà se manifeste cette faculté si précieuse que les premiers magnétiseurs appelèrent intuitive ou lucidité , et sur laquelle je fixerai toute votre attention, parcequ’en elle réside tout le magnétisme. Par elle, les somnambules, au moins ceux que j’ai vus, et que je puis soumettre à votre observation , reconnaissent les maladies dont ils sont affectés , les causes prochaines ou éloignées de ces maladies, leur siège, leur prognoslic^ et le traitement qui leur convient.

« Ce qu’ils font pour eux, ils le font avec la même précision pour leur magnétiseur* celuici leur communique même une partie de ses goûts et de ses connaissances; ses maladies, ses plaisirs , ses chagrins , sont ressentis par les somnambules.

« En posant successivement la main sur la tête , la poitrine et l’abdomen d’un inconnu , les somnambules en découvrent aussitôt les maladies, les douleurs et îles 'altérations diverses qu’elles occasionent; ils indiquent, en outre, si la cure est possible , facile ou difficile, prochaine ou éloignée , et quels moyens doivent être employés pour atteindre ce résultat par la voie la plus prompte et la plus sûre. Dans cet examen, ils ne s’écartent jamais des principes

avoués de la saine médecine; je vais plus loin, leurs inspirations tiennent du génie qui animait Hippocrate (i).

ce Combien de maladies dont les causes sont ignorées, les symptômes trompeurs, et le siège incertain î Et dès-lors sur quelles bases asseoir un traitement rationnel?

cc Combien de doutes en médecine! et Fon sait encore que ceux qui doutent sont les plus sages. Ici la nature de la maladie échappe ; là, c’est le traitement , et quelquefois l’un et l’autre. Ferai- je le tableau des maladies qui sont le désespoir des praticiens, qui s’aggravent de jour en jour, s’exaspèrent par les médicamens, et passent pour incurables ? Pour ne parler que des plus simples, ne voit-on pas des syphilis héréditaires ou acquises , les scrophules, les squirres ou cancers internes, la goutte, les coliques chez les femmes , la coqueluche, la céphalalgie, résister aux efforts le plus habilement dirigés de la thérapeutique? Comment reconnaître avec certitude une disposition prochaine

(1) Ce que dit ici M. Foissac peut être vrai des somnambules qu’il a faits lui-même; mais il ne se rencontre que trop souvent des somnambules qui tombent dans de graves erreurs.

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à la phthisie, certains anévrismes internes, ceux de l’aorte, par exemple ; les affections organiques du foie, de îa rate, de la matrice? Quelle nomenclature de maladies intraitables que ces névroses, l’épilepsie, la manie , Fhydrophobie , les convulsions, la paralysie, Fasthme, l’hystérie , souvent confondues avec des phlegmasies ou des lésions organiques! et quel triomphe pour le magnétisme, s’il est vrai que les somnambules dissipent l’obscurité qui enveloppe leur diagnostic, et jettent sur leur traitement une lumière consolante !

a Quoique ce soit promettre beaucoup, je n’hésite point à le faire. 11 n’est pas de maladie aiguë ou chronique, simple ou compliquée, je n’en excepte aucune de celles qui ont leur siège dans l’une des trois cavités splanchniques, que les somnambules ne puissent découvrir et traiter convenablement ; car il n’en est pas de meme clè celles qui siègent aux membres et à la surface du corps, si elles n’excitent une réaction générale et ne troublent aucune fonction essentielle.

ce Déjà un grand nombre de fois, j’ai fait une heureuse application du magnétisme animal au traitement de maladies qui jusqu’alors avaient été méconnues ou regardées comme

incurables; je m’en suis aidé avec îe même succès dans les maladies ordinaires connues par leurs symptômes, leur marche, et leur terminaison ; et j’ai toujours observé que les indications fournies par les somnambules étaient pleines de sagacité, de précision et de certitude.

« 11 n’est pas nécessaire, messieurs, d’insister davantage sur l’utilité du magnétisme animal ; il s’agit maintenant d’en prouver la réalité, et de vous présenter les somnambules lisant dans la structure intime des organes les plus cachés. Prenez en ville, au bureau central, ou dans les hospices, trois ou cinq maladies des plus franches et des plus caractérisées ; elles formeront le sujet d’une première épreuve : vous ferez choix , pour la seconde , des plus compliquées et des plus obscures : les somnambules, j’en réponds, feront briller leur sagacité en raison des difficultés. Sans adresser de questions qui puissent les éclairer, ils indiqueront la nature de la maladie , son siège , son étendue, sa marche ordinaire, les chances d’une terminaison heureuse ou funeste , et le traitement le plus approprié. Ces expériences seront renouvelées autant de fois qu’il conviendra pour vous donner une entière conviction ;

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des commissaires nommés par vous en suivront les d itails, vous en feront leur rapport , auquel j’ajouterai le mien. Si vous n’êtes pas satisfaits de leurs opérations, vous en choisirez d’autres; si j’avais à me plaindre d’eux, j’aurais aussi la faculté d’en désigner. La vérité ne saurait échapper à des recherches aussi rigoureuses.

cc Après deux années d’épreuves journalières faites dans les circonstances les plus favorables, et qui tendent non-seulement à me confirmer dans mes premiers résultats, mais encore à les multiplier, je me prononce ouvertement en faveur du magnétisme. Le vœu des gens éclairés qui furent témoins de mes expériences, et, par-dessus tout , le besoin de pro» pager les bienfaits de cette grande découverte, tout enfin me porte aujourd’hui à venger le magnétisme de l’oubli et du dédain qui le poursuivent encore. Pour l’élever au rang qu’il doit occuper parmi les sciences d’observation, c’est à vous, messieurs , que j’adresse un premier mémoire; à vous qui avez dérobé tant de secrets à la nature, que la reconnaissance des hommes a ennoblis de toutes les illustrations dues au mérite, au travail, au courage, et qui devez les premiers dire à vos concitoyens : Voilà une erreur, nous la proscrivons; voilà

une vérité, elle devient notre partage , nous l’adoptons. »

Dans sa sëance du 11 octobre 1826, i’Acadëmie entendit la lecture de ce mémoire. 11 s'engagea, à cette occasion, une discussion assez vive :

ce M. Marc croit que F Académie doit s’oc^ cuper de l’examen du magnétisme animal , soit pour en constater Pexistence, soit pour en proclamer la fausseté. Il est d’autant plus urgent de prendre cette décision, que la pratique du magnétisme a été abandonnée jusqu’ici à des gens pour la plupart étrangers à la médecine et à des charlatans. 11 demande donc qu’une commission soit chargée de faire un rapport à P Académie sur ce sujet. Plusieurs membres appuient avec empressement la proposition de M. Mare.

cc M. llenaudin s’y oppose formellement, disant que le magnétisme animal est enterré depuis long-temps. Un membre partage l’avis de M. Ren-audi si.

cc M. le président fait observer que , l’Académie n’étant nullement préparée à la proposition qu’on vient de lui faire, il serait peut-être à propos de nommer seulement une commission chargée de faire un rapport sur la question dé

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savoir s'il convient que V Académie s'occupe du magnétisme animal. Cette dernière proposition est mise aux voix, et adoptée à une grande majorité. MM. Renaudin , Marc , Husson , Ade- Ion et Pariset, sont nommés commissaires. M. Renaudin refuse de faire partie de la commission. M. Leroux (l’ancien doyen de la Faculté) lui est substitué. » ( Extrait du Journal des Débats, i€ octobre i8%5.)

M. Rurdin a étédepuisdéfinitivementnommé à la place de M. Renaudin.

Le i5 décembre suivant, la commission fit son rapport, par l’organe de M. Husson, qui avait été nommé rapporteur. Yoicile rapport, tel qu’il a été imprimé dans le Globe (samedi , 17 décembre 1826) , et dans Y Etoile (18 et 3 y décembre ).

cc Avant de prendre une détermination sur l’objet de la lettre écrite par M. Foissac, vous avez désiré être éclairés sur la question de savoir s’il était convenable que l’Académie soumît à un nouvel examen une question scientifique jugée et frappée de réprobation , il y a quarante ans, par l’Académie des sciences , la Société royale de médecine et la Faculté de médecine ; poursuivie depuis cette époque par le ridicule • enfin abandonnée ou plutôt délaissée

SUR UE MAC JS ÉTISME. Il5

par plusieurs de ses partisans ; puis pratiquée de nouveau par des personnes bienfaisantes ou par des médecins , désireux de juger par eux-mêmes les phénomènes qu’on leur annonçait être produits par ce nouvel agent. Pour mettre la Section à même de prononcer dans cette cause, la commission a cru devoir comparer les renseignemens qu’elle a pu recueillir sur les expériences faites par ordre du Pioi , en 1784, avec les ouvrages publiés en dernier lieu sur le magnétisme animal , et avec les expériences dont plusieurs de ses membres et plusieurs d’entre vous ont été les témoins. »

La commission établit d’abord que, quand bien même les travaux modernes ne seraient que la répétition de ceux qui furent jugés autrefois par les corps savans, un nouvel examen pourrait cependant encore être utile , parceque, dans cette affaire du magnétisme animal, on peut comme dans toutes celles qui sont soumises aux jugemens de la faible humanité , en appeler des décisions prises par nos devanciers à un nouvel et plus rigoureux examen. Et quelle science plus que la médecine a été Sujette à

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ces variations qui en ont si souvent changé les doctrines? Ici , M. le rapporteur rappelle tant les opinions de différais corps sa vans que les jugemeris portés contre l’émétique, la circulation du sang, l’inoculation de la variole; et il n’oublie pas même cet arrêt presque burlesque de la Faculté^en faveur des larges perruques dont les anciens docteurs avaient coutume de charger leurs têtes : ergo coma addititia nativâ salubrior . De ces différais jugemëns, dont le 'dernier surtout a excité l’hilarité de l’assemblée, M. Husson tire la conséquence que l’Académie ne pourrait se dispenser de soumettre la question de l’existence du magnétisme animal à un nouvel examen, même dans la supposition où, comme clans les cas précédens, l’objet à juger serait identiquement semblable à celui sur lequel il a déjà été prononcé.

Mais il n en est point ainsi ; et., après avoir fait quelques observations sur la manière dont le jugement fut rendu et sur les négligences que l’on a reprochées aux commissaires, M. Husson prouve que , depuis le célèbre rapport de Bailly, la théorie adoptée, les procédés em-

MU R I ,E iVlAG NÉTXSME, J .1 7

ployés et les effets obtenus, tout a complètement changé dans les traitemens magnétiques.

En effet , la théorie ancienne consistait à admettre l’existence d’un fluide universel qui était le moyen d’une influence mutuelle entre les corps célestes , la terre et les corps animés, et qui, fixé par des procédés particuliers dans les corps vivans, pouvait être considéré comme un remède universel, propre à prévenir ou à guérir toute espèce de maladie. Dans cette théorie, on reconnaissait particulièrement dans le corps humain des propriétés analogues à celles de l’aimant; on y distinguait des pôles également divers et opposés, etc. (i).

. Aujourd’hui , les personnes qui ont écrit sur le magnétisme animal réadmettent point l’existence ni Faction de ce fluide universel, ni cette

influence mutuelle entre les corps célestes, la terre elles corps animés, ni ces pôles, ni ces courans, etc. Presque tous se bornent à attribuer les phénomènes qu’ils observent et les

(1) Cette théorie erronée', dont Mesmer voulut se faire croire l’inventeur, avait été puisée par lui mot h raot dans les écrits de Paracelse, \anhelmon-t, Kircfier, Safitanelli et surtout Maxweî. Voy. Recherches et Doutes sur ie Magnétisme animal , par M Thouret ,

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guérisons qu’ils disent obtenir à un fluide particulier qui existe dans tous les individus, mais qui ne se secrète et n’en émane que sous Finfluence de la volonté de celui qui veut en imprégner, pour ainsi dire, un autre individu ; c’est par cet acte de sa volonté qu’il met ce fluide en mouvement, le dirige, le fixe à son gré* « Yoilà donc une première différence , poursuit M. le rapporteur, et qui a paru à votre commission d’autant plus digne d’examen, que les travaux de M. Bogros, ainsi que l’opinion de Reil, d’Autenrieth et de M. de Humboldt , paraissent donner la certitude non seulement de l’existence d’une circulation nerveuse, mais même de l’expansion au dehors de ce fluide circulant, expansion qui a lieu avec une force et une énergie qui forment une sphère d’activité semblable à celle des corps électrisés.

(( Si de la théorie du magnétisme animal nous passons aux procédés, nous verrons encore une différence totale entre ceux dont se servaient Mesmer, Desion, etc., et ceux qui sont mis en usage aujourd’hui; à l’usage du baquet, à l’emploi de pressions mécaniques, aux traitemens publics, ont succédé des procédés beaucoup plus simples, en apparence absolument insignifians , et oii le magnétisé n’est plus

donne en spectacle, les magnétiseurs ne souffrant plus auprès de leurs malades qu’un très petit nombre de parens ou d’amis intimes.

cc Sous le rapport des effets obtenus, le magnétisme moderne diffère peut-être plus encore du magnétisme du temps de Mesmer.

«Les anciens commissaires duRoi nous disent que, dans les expériences dont ils ont été témoins, (( les malades offrent un tableau très . . *

(( varié par les différens états où ils se trouvent.

(( Quelques-uns sont calmes, tranquilles et (( n’éprouvent rien; d’autres toussent, crachent, « sentent quelque légère douleur, une chaleur « locale ou universelle, et ont des sueurs; (( d’autres sont tourmentés et agités par des (( convulsions; ces convulsions sont extraor- (( dinaires par leur durée et leur force. Dès (( qu’une convulsion commence, plusieurs au- ' (( très se déclarent. Les commissaires en ont (( vu durer plus de trois heures.... Rien n’est (( plus étonnant, ajoutent -ils, que le spectacle (( de ces convulsions. Quand on ne l’a point (( vu, on ne peut s’en faire une idée, et en le k voyant, on est également surpris et du repos a profond d’une partie de ces malades et de « l’agitation qui anime les autres... On ne peut a s’empêcher de reconnaître à ces effets cons-

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ce tans une grande puissance qui agite les mace lades, qui les maîtrise, et dont celui qui cc magnétise semble être le dépositaire. Cet ce état convulsif est improprement appelé crise ce dans la théorie du magnétisme animai. » ec Aujourd’hui il n’y a plus de convulsions. Si quelque mouvement nerveux se déclare , on cherche à l’arrêter, et on prend toutes les précautions^possibles pour ne point troubler les personnes soumises à l’action du magnétisme animal. Mais si on n’observe plus ces crises, ces cris, ces plaintes, ce spectacle de convulsions que les commissaires avouent être si extraordinaire , on a, depuis la publication de leur rapport, observé un phénomène que les magnétiseurs disent tenir presque du prodige : votre commission veut parler dû somnambulisme produit par Faction magnétique, qui parait avoir été observé, pour la première fois, f par M. Puységur, à sa terre de Busancy. M. le rapporteur parle ensuite, avec de grands éloges, ; de l’excellent ouvrage de M. Beleuze, et cite, d’une manière- très honorable, parmi- les médecins qui ont observé le somnambulisme et, qui ont rendu, leurs observations publiques, M. Bertrand qui s’en est spécialement occupé dans les cours qu’il a faits publiquement à Paris,

pendant les années 181g, 1820, 1821, et qui, en 1822, a publié ses observations dans son Traité du Somnambulisme. Avant la publication de l’ouvrage de M. Bertrand, poursuit M. Husson, notre estimable, laborieux et modeste collègue, M. Georget, avait analysé, en 1821, cet étonnant phénomène d’une manière véritablement philosophique et médicale, dans son important ouvrage intitulé : De la Physiologie du système nerveux. C’est dans cet ouvrage, ainsi que dans l’excellent traité du docteur Bertrand , et dans le travail de M. Deleuze, que vos commissaires ont puisé les notion s suivantes sur le somnambulisme. » Ici M. Husson fait rénumération des facultés merveilleuses qu’on dit caractériser cet état intéressant.

ce Lorsque le magnétisme produit le soine nambulisme, l’être qui se trouve dans cet <c état acquiert une extension prodigieuse dans ce la faculté de sentir. Plusieurs de ses organes « extérieurs, ordinairement ceux de là vue et ce de 1’ ouïe, sont assoupis, et toutes les opéracc lions qui en dépendent s’opèrent intérieure- « ment.— -Le somnambule a les yeux fermés, ce et ne voit pas par les y eux 3 il n’entend point k par les oreilles ; mais il voit et entend mieux « que l’homme éveille. — Il ne voit et n’entend

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