SV
Orifices
Hauteur
Largeur
Périmètre
Valeur de
flnS
1 Sh
16. Maintenant nous observerons que dans ces expériences les charges d’eau, considérées en elles-mêmes, étaient
petites, soit au Commencement soit à la fin de chaque
P°UC. pouc.
expérience, savoir de 16, 5 et de 8, 5 ; et l’on sait que le coefficient de la contraction augmente à mesure que la Charge d’eau diminue, quoique cette augmentation puisse être négligée sans erreur sensible dans les applications ordinaires. JNous observerons encore , que dans le tableau formé par M. Eytelwein (*) où il a recueilli les diverses valeurs du coefficient de la contraction obtenues par dés cxpeiiences faites avec des orifices percés en minces parois et sous de grandes charges d’eau, on trouve que la plus grande valeur de ce coefficient est 0,6191a pour les orifices quarrés, et 0,62275 et même 0,62451 pour les orifices circulaires.
17. D’après cela on voit que les valeurs de [± données par nos expériences ne sortent pas des limites des valeurs du même coefficient obtenues par des expériences faites avec des orifices quarrés et circulaires , et que par conséquent dans les applications ordinaires on peut employer sans erreur sensible , même pour les orifices rectangulaires, dont la largeur est seize fois la hauteur, le coefficient dont on se sert pour les orifices quarrés et circulaires. En effet en prenant pour la valeur de ce dernier coëficient le nombre 0,6190, ainsi qu’il a été conclu et proposé par
p) Mémoires de l’Acad. Roy. des Sciences de Berlin, années i 8 i 4 -i 8 i 5 , imprimés en 1818. (partie uiathëinaliq. pag. 17a).
M. Evtelwein, dans l’endroit cité , on aurait, d’après nos expériences , 0,6269 pour la valeur de ce coefficient pour un orifice rectangulaire , dont la largeur est seize lois la
hauteur: or on a 0,6259=0,6190 (1 -+- — ) > a i ns * ^ ex “
cés du coefficient 0,6269 sur le coefficient ordinaire n’est que la 90.*™ partie de celui-ci , et l’on peut par conséquent le négliger dans les applications ordinaires.
18. Mais en regardant la chose de plus près , et du côté théorique , tout parait indiquer une diminution dans la contraction de la veine, à mesure que la largeur des orifices augmente , la hauteur restant la meme. Le tableau du n.° i5 porte à cette conclusion , qui est plus évidente poulies orifices dont les bases étaient huit et seize fois plus grandes que la hauteur. Mais pour confirmer la vérité et la constance de cette conclusion , il faudrait pousser plus loin les expériences de ce genre , en employant des orifices d’une plus grande largeur que celle qu’avaient les orifices dont je me suis servi dans ces expériences. Du reste tout semble aussi indiquer que la figure de l’orifice, ses angles et la situation de ceux-ci, ont quelque influence sur la quantité de la contraction. Ainsi dans les orifices circulaires la veine se contracte un peu moins que dans les orifices quarrés ; et la contraction diminue encore dans les orifices rectangulaires d’une grande base par rapport a la hauteur. Cette diminution parait provenir de la position qu ont les angles dans ces derniers orifices , qui est telle que la plus
grande partie de leur périmètre est développée en ligne droite sans angles et sans courbure. Enfin M. Hachette a reconnu rinfluence qu’ont les angles rentrans de l’orifice sur la quantité de la contraction (*).