‹ Expériences sur le tirage des voitures et sur les effets destructeurs quChapitre 75 sur 143 · LA FORMULE · texte numérisé non relu

LA FORMULE

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21. But des expériences. — Puisque , d'une part , il est démontré que, dans rintérèl de la conservation des routes , il n'est pas exact d'établir les chargements proportionnels à la largeur des bandes; et que, de l'autre, à chargements égaux , les roues les plus étroites dégradent plus que les autres , le rap* port du chargement à la largeur, qui produirait des dégradations égales après ]e transport d'un même poids , est évidemment compris entre les deux limites ci-dessus. Il pouvait donc être utile de rechercher quelle devait être la relation du chargement à la largeur pour obtenir des dégradations égales; mais il était évident que , cett^ relation ne pouvant être détermina a priori ^ il était nécessaire de la rechercher par tâtonnement. C'estce que j'ai entrepris de faire de la manière suivante, sans me flatter d'atteindre de suite la proportion convenable.

J'ai réglé le chargement de la voilure n*" 1, à roues de l'»,449de diamètre sur 0«>,60 de largeur de bande, à raison de ISO kilogrammes par centimètre de largeur de bande, ce que le résultat ultérieur des expériences m'a fait reconnaître excessif. Si la voiture n"" 2, à roues de 1"',483 de diamètre sur Qo'jllS de bande, avait été chargée proportionnellement à la largeur de ses bandes, son poids eût été de ISO"^ X * X llSS = 6900kil., et aurait surpassé celui de la voiture n* 1 de 3300 k. J'ai réduit cet excès à moitié , ou à 16S0 kilog.»

ce qui a fixé le chargement de la voiture n» 2 à 62S0 kil. Ce règlement de la charge revient à dire qu'en nommant P le poids total, véhicule compris ;

n le nombre de centimètres de la largeur de bande de la roue la plus large, multiplié par le nombre de roues ; n' le nombre de centimètres.de la largeur de bande de la roue la plus étroite, multiplié par le nombre de roues ; le chargement a été réglé par la formule

Je n'ai pas employé la voiture n"" 3, à jantes de O'^ITS, dans cette série d'expériences, parce que les précédentes avaient montré queja largeur des jantes n'offre pas d'avantage notable au-delà de O^^jUS.

Les voitures, ainsi chargées, ont été conduites sur la route départementale n<> 132, allant de Gourbevoie à Colombes, sur là portion comprise entre les deux chemins de fer de Versailles et de Saint-Germain. La voiture n*" 1 a parcouru sur le milieu de la chaussée une piste de 12S mètres de longueur, commençant à 20 mètres environ de la V^ borne hectométrique, du côté du viaduc du chemin de fer de Versailles. Un intervalle de 2S mètres, réservé pour le tournant des voitures, séparait celte piste de celle de la voiture n^ 2, qui avait également 12S mètres de longueur. Ces deux pistes et leur intervalle occupaient donc sinr la route une longueur de 275 mètres (1). Elles étaient en bon état, n'offrant qu'un frayé très léger, peu de gros cailloux à fleur du sol, et à peu près horizontales.

22. Examen de l'état de la toute. — Les expériences ont été commencées le 12 août, et les pistes continuellement arrosées de six à huit tonneaux d'eau par jour, cubant moyennement 0" %73S chacun.

Le 4 septembre, après 1380 passages de la voiture n» 1, à jantes de 0",060,

(1) J'insiste sar ces dimensions parce qu'ayant Texécution de ces expériences il en avait été fait d'autres dans lesquelles une voiture de 3"^099 de diamètre avait circulé sur une étendue de 900 mètres à partir de la première borne hectométrique^ près du viaduc du chemin de fer de Versailles. Entre cette piste de 900 mètres, qui n'avait présenté aucune apparence de désaggrégation ni augmentation de tirage après les expériences, dont il sera rendu compte au n* 48 et suivants, et la 9* piste, parcourue par une voiture à roues de l",453 de diamètre, et qui avait été fort dégradée, il y avait un intervalle de 50 mètres. On voit donc que la série d'expériences qui nous occupe, ayant été commencée à 90 mètres en deçà de la borne du côté du viaduc, a été en entier exécutée sur la piste en très bon état de la voiture à grandes roues. C'était pour se renfermer dans ces limites que les voitures ne parcouraient que 195 mètres.

sur sa piste, et 1388 de la voiture n'^S, à jantes deO»,116, sur la sienne , les deux pistes ne présentaient que peu de difiërence : celle de la voiture n* 1 avait des ornières un peu plus étroites et plus ondulées ; celles de la voiture n* 2 étaient un peu plus larges.

S5. Mesure de l^intensité du tirage. — Des expériences sur Tintensité du tirage de la voiture n*" 1 ont été faites sur les deux pistes et sur la partie libre et alors humide de la route située au-delà, en ayant soin de passer à côté du frayé produit par les anciennes expériences. Les résultats de ces expériences sont consignés dans le tableau suivant, qui [contient aussi ceux des expériences faites le lendemain sur les mêmes pistes avec une voiture à jantes de Oo'ylTS de largeur, pour montrer l'excès du tirage qu^éprouvent des jantes larges en passant dans des ornières étroites •

33 EXPÉRIENCES tur lu dégradationt produite» par det voiturei dent learoueiont le même d'u.

/ , n — n'\kîl.

largeurs inégales , les chargements étant réglés par la formule P = 150 ( w -J ^ — \

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