‹ Expériences sur le tirage des voitures et sur les effets destructeurs quChapitre 79 sur 143 · Partie lilTe de la · texte numérisé non relu

Partie lilTe de la

roule, un peu humide.

Id. très SQc'ie.

Voilure n® 1

îôji

«Voilure n© 2.

(1) Nous ferons remarquer que, bien que les chiffres de ce tableau indiquent, après 1992 passages de la voiture n* 1 sur sa pisle, à peu près le même tirage qu'après 1388 passades , il n'y a pas lieu d'en conclure qa3 le tirage sur d:3 routes hoaiDsèiies n'augmente

28. Conséquences de ces expériences. — Ces résultats nous montrent qu'nprès le transport d*un même poids par les voitures n^l, à. Jantes de 0^^,060, et n** 2, à jantes de O'^yl^S, Taugmentation du tirage sur la piste de la voiture n"" 1 n'excédait que de - environ celle qui avait été produite sur la

piste de la voiture n^ 2.

II suit de là que le chargement qui, sur la voilure n^ 2, aurait produit des dégradations à peu près égales à celles de la voiture n^ 1, aurait pu être un peu plus fort que celui qui avait été adopté.

29. Observations sur tejfei d*un chargement de 82S0 kilogrammes porté sur 4 roues de 0'",115 de largeur de bande — On remarquera que la voiture n» 2, après 1388 passages, correspondant au transport de 7 287 000 kilogrammes, nous a donné, pour la constante A ,

Une fois, avec de la boue molle A=0,0365

Et une autre fois, avec de la boue liquide A=0,0290

Ce qui établit en moyenne A =0,0327

pour une route constamment mouillée d'une quantité d'eau qui excède de beaucoup celle qui tombe dans les saisons pluvieuses. Or, si Ton se rappelle que, sur la route départementale n"" 8, en empierrement de même nature, après l'hiver, à la fin de mars, après des pluies continuelles, couverte de boue, la valeur de la même constante a été trouvée égale à A= 0,0275, on voit que le passage d'un poids de 52S0 kilogrammes répété 1388 fois sur la même piste n'a pas produit dans le tirage une augmentation bien considérable, et si l'on réfléchit qu'en s'abstenant de tout entretien, et par la fréquentation aussi exacte que possible sur les mêmes traces, après un arrosage continuel et excessif, on s'est placé dans des circonstances très défavorables pour la conservation des routes, on pourra sans doute admettre que ce chargement de 5250 kilogrammes sur une voiture à i roues,' correspondant à 114 kilogrammes par centimètre de largeur de jante, est inférieur à celui que Ton peut permettre, dans les saisons pluvieuses, à des voitures de O^'yllS de largeur de jante, sur des routes en empierrement de gravier dur. Ce qui confirme cette cortclusion , c'est que les expériences faites sur la routedépartementale n<> 8 (rapportées au n* 17) nous ont .montré qu'après 994 passages de la voiture n^ 2, chargée de 5516 kilogrammes, ce qui correspond

pas en même temps que le nombre des passages et la profondeur des ornières. La différence observée ici tient uniquement à ce que la boue était plus liquide dans les dernières expériences que dans les premières. Ce qui le prouve , c'est que le tirage , mesuré le même jour sur la piste de la voiture n"" 3 , après 1388 passages, y a été aussi trouvé moindre, quoiqu'elle soit resiée au même état et ait été entretenue mouillée et fréquentée.

au transport de 6 486 000 kilogrammes sur la même piste, constamment mouil-

lée et entretenue boueuse, le tirage n'était que de^r-r de la charge, et la con-

stante A = 0,0246, c'est-à-dire un peu inrérieure ou sensiblement égale à ce qu'elle était sur la même route entretenue à la fin de l'hiver et dans un état ordinaire de fréquentation.

Je dois Taire remarquer, comme une réserve dont on sentira Timportance plus tard, que les voitures avec lesquelles ces expériences ont été faites avaient des roues égales , et de 1»,46 environ de diamètre.

50. Observation relative à ta voiture »<> 1, à jantes de 0°',060, et aux voitures comtoises. — Une autre conséquence qu'il importe de signaler, et qui résulte de la première série d'expériences sur l'influence des largeurs de jantes , c'est que la voiture n<> 1 , à jantes de O'^yOGO, avec un chargement de 2408 kilogrammes, et après 1486 passages sur sa piste, presque toujoui*s mouillée, où un transport de 3 578000 kilogrammes n'avait occasionnéaucune augmentation dans le tirage, ni aucune ornière ni frayé apparent sur la route, quoiqu'en parcourant sans cesse les mêmes traces ^on se soit mis dans des conditions analogues à celles du passage des voitures comtoises , moins l'entretien de la route. Le chargement de 2400 kilogrammes excédant de 6 à 600 kilogrammes celui que ces voitures transportent ordinairement, on voit que, sur les routes en empierrement ordinaire, et même dans la saison des pluies, l'usage des voitures dont les dimensions sont très voisines de celles que nous avons adoptées n'est pas aussi défavorable aux routes qu'on le suppose. Ici encore je dois faire remarquer que je ne parle que des routes solides et des temps de pluies, et non des époques de dégel.

51. Uintensité du tirage croit avec les dégradations. — Je ne terminerai pas ce chapitre sans faire remarquer la marche des augmentations du tirage à proportion du nombre des passages. On voit, en effet, que , dans la série des expériences faites sur des voitures à roues de même diamètre et de largeurs inégales, dont les pistes ont, autant que possible, été entretenues à peu près également mouillées, on a trouvé les résultats suivants ( tableau du n» 17).

DÉSIGNATION

NOMBRE

POIDS

RAPPORT

VALEUR

de

CHARGE

total

du tirage

du coefllcieiit

la piste.

paangef.

transporté.

i la obarge.

Voilaro n« S.

SIS i509

VoUare ii« 5.

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