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ât EFFETS BESTRUCTEUaS.
Ces résultats, relalib à la série d'expériences faites sur la route départe^ mentale n^S, où les deux pistes des voitures n** 2 et 3 étaient tr^ voisines de la pompe à laquelle on allait remplir les tonneaux^ et pouvaient être facilement maintenues à un état sensiblement uniforme d'humidité , nous montrent que la résistance au tirage croit avec le nombre des passages j et comme il est évident que les dégradations sur une chaussée à peu près homogène doivent aussi croître avec le nombre des passages, on voit que, sur ces chaussées, la mesure des accroissements du tirage, quand on peut la prendre dans des ctrconstances identiques^est, pour l'appréciation de ta marche des dégradations, un moyen non pas rigoureusement exact, mais dont les indications marchent dans le même sens que la destruction des routes. Nous avons signalé et nous ferons encore remarquer des cas où le chifTre du tirage a paru ne pas indiquer aussi bien la marche des dégradations ; mais alors l'état de la route n'était pas le môme, ainsi qu'on peut le voir en tenant compte de l'indication de cet état mentionné dans la colonne d'observations.
Sim hËS WfWm MSTEUCnUIB PRODUTTS par des ROU» DB MftMR LARGBUR
RT DR MAKfeTRBS DITFÈRRHTf .
38. But de ces expériences. — La diminution rapide du tirage, à mesure que le diaYnètre des roues augmente, l'observation du mode d'action des roues sur les obstacles qu'elles rencontrent , et quelques résultats d'expériences di-rectes sur la dégradation que les roues de diamètres différents produisent sur les routes, m'avaient conduit, dans mon premier mémoire, à conclure que les dégradations produites par les voitures sur les routes sont d'autant plus grandes que les roues sont plus petites. Les conséquences qui résulteraient de celte loi, si elle était bien établie , étaient assez importantes pour qu'il fût nécessaire de la constater et de la vérifier de nouveau par l'expérience.
55. Moyens employés. — Pour y parvenir, J'ai fait monter les trois portecorps d'artillerie employés aux expériences précédentes, l'un, conservant le n* 1, sur quatre roues égales deO°',872 de diamètre sur 0°',11S de largeur de bandes; le second ^ désigné par le n^ 2, a conservé les roues de 1^,4S3 sur 0" ,116 de largeur déjante, et le troisième, indiqué par le no 3^ a reçu des roues de 2«»,029 de diamètre sur 0^,116 de large. Ces trois voitures ont été chargées du même poids, d'abord égal à 4692 kil., puis à 493Û environ^ véhi« cule compris.
Trois pistes de 200 mètres chacune ont été choisies sur la route départe*
INFLUENCE DES DIAMÈTRES. k%
mentale n« 133, allant de Courbevoie à Colombes, entre les deux chemina de fer de Versailles et de Saint-Germain. La première, aflfeclée à la voiture n^ 3, à roues de 2«,029 de diamètre, commençait à la première borne beclométrique, près du viaduc du cliemin^ de fer de Versailles, et se terminait à la troisième borne ; un. intervalle de 60 mètres séparait cette piste de la deuxième, assignée à la voiture n^ 2, à roues de l^jJtëS de diamètre, et qui se terminait à 60 mètres au-delà de là cinquième borne hectométrique. La troisième piste, réservée, à la voiture n? 1, à roues de 0n,872 de diamètre, commençait à la sixième borne et finissait à la huitième. La route, à peu près horizontale sur toute rétendue de ces trois pistes, était en bon état lorsque l'on commença les expériences ; elle présentait lïn léger frayé dans lequel il y avait de la poussière et des débris de quelques matériaux désaggrégés employés environ deux mois auparavant, et que la sécheresse et la fréquentation journalière avaient empêchés de se lier. Cette série d'expériences était d'ailleurs la première qui s'exécutât sur cette route, dont l'épaisseur a été trouvée, par plusieurs sondages, de 0",30 à 0»,36.
Le temps était très sec depuis plus de quinze jours lorsque l'on commença les expériences, le lundi 6 mai; il resta le même pendant toute leur durée*
Par cette sécheresse, les roues des voitures brisaient une partie des matériaux, les désaggrégeaient un peu, mais l'elTet destructeur était fort lent. La couche des matériaux broyés ou séparés . restait au fond de l'ornière et préservait ceux qui étaient au-dessous. En examinant les pistes, j'ai trouvé que ces matériaux, ainsi séparés , formaient une couche de 0",04 à 0»,06 d'épaisseur, et quelquefois plus, dans la piste de la voiture n» 1, à roues de O^'fili de diamètre, dont les ornières étaient très marquées après 10§4 passages; qu'à celle delà voiture n* 2, à roues de 1",463 de diamètre, après 1084 passages, cette couche n'avait que 0«,p2 à 0«,03 environ ; enfin, qu'à la piste de la voiture n«3, à roues de 2"*, 029 de diamètre, après 1038 passages, elle avait au plus 0",01 à 0«,02.
On avait eu soin de faire balayer la route tous les jours , mais en recommandant bien de ne le faire qu'avec des balais doux, pour enlever seulement la poussière , sans déplacer les débris qui résistaient encore au passage des roues.
34. Arroiage des pistes. — La lenteur avec laquelle cette série d'expériences avançait me décida à faire arroser matin et soir chacune des pistes, de manière à les entretenir dans un état continuel d'humidité, pour faciliter l'expulsion des matériaux désaggrégés , obtenir des résultats plus rapides et plus tranchés. En conséquence, à partir du l«r juin, on y versa journellement
44 EPFBTS DESTRUCTEURS.
six à sept tonneaux d'eau, formant ensemble un yolume de 4**,7 à ti'^^êBf qui, répandus sur les trois pistes, y produisait une grande humidité.
Les effets destructeurs se manifestèrent alors plus rapidement, et les dilKrenées entre les trois pistes devinrent bien visibles. Celle delà voiture n«l, i roues de 0",872, présentait des ornières profondes, et dont le fond inégal rendait la conduite de la voiture difficile; celle de la voiture n« 2, i roues de 1«,453, offrait des ornières bien marquées, à peu près aussi profondes que la préoédrate, mais plus égales et moins ondulées; enfin, la piste de la voiture n« 3, à roues de 2«,0a9, n'offrait qu'un firayé à peine sensible.
3t(. Expériences 9ur Finiensiié du tirage. — ^^Les expériences sur rintensilé du tirage ont été faites sur ces trois pistes, après 1000 passages environ, exé* cutés par une sécheresse continuelle et après 1580 passages exécutés pendant rarrosage.
Les résultats sont consignés dans le tableau suivant i
EXPÉRIENCES tur lei effet» deetntcUun produits par dee mm
^ même largeur ei de di
différente.
IfOMBRB
detoon
le la roolette
du compteur.
BFFORT
exercé partUèleineiil
avplan de la route.
lUPPOUT
du tirage
iU charge totale.
ftl S5
Moyenne 90,6
75,7 Moyenne
Moyenne
Moyenne
294,9 Moyenne
snroBT
employé
iTainere
le
frottement
des