INFLUENCE DF LÀ VITESSE ET DE LÀ SUSPENSION
gradalions de la route pour montrer que la diligence avait plut fatigué la route que le chariot, puisque la résistance était plus grande sur sa piste que sur Tautre. On doit néanmoins ajouter que , les expériences ayant été , par force majeure, faites sur les deux pistes avec le chariot, qui avait une voie moindre que la diligence, la difîérence indiquée est peut-être un peu trop forte.
Mais on se rappellera que, dansées expériences, la diligence avait des roues plus petites que le chariot , et marchait au trot, tandis que ce dernier véhicule allait au pas, et il restait à déterminer par l'expérience si Texcès des dégradations causées par la diligence provenait de la rapidité du mouvement ou de la petitesse des roues. II fallait donc répéter la même série d'expériences avec la même voiture sur deux pintes pareilles, en ne faisant varier que la suspension.
C'est ce que nous nous proposions d'entreprendre avec cette diligence, lorsque , le propriétaire l'ayant vendue, nous fûmes obligé de la rendre de suite et d'interrompre cette série d'expériences.
41. Expériences comparatives sur les vaittares suspendues et non suspendues faites avec une diligence des Messageries Générales. — J'eus alors recours à l'obligeance de l'administration des Messageries Générales, et, par l'entremise éclairée de M. Arnous, ancien élève de l'École polytechnique, et celui des administrateurs qui est plus spécialement chargé de la direction des ateliers de construction , j'obtins la libre disposition d'une voiture de ce service pour reprendre ces expériences.
Je choisis, de concert avec MM. les ingénieurs du département de la Moselle, un emplacement convenable sur la route de Metz à Nanci , entre les villages de Jouy et de Montigny , où cette route, en très bon état, est à peu près horizontale.
L'accotement de gauche , entre le troisième et le quatrième kilomètre , me fut livré en très bon état, et j'assignai les trois cents premiers mètres au passage de la diligence non suspendue allant au pas, et les trois cents suivants pour son passage au trot et suspendue.
Pour transformer cette voilure suspendue en un chariot non suspendu , il suffisait de caler la caisse an dessus de chaque essieu ei au dessus de la flèche, à l'avant et à l'arrière^train, à l'aide de coins en bois pouvant se mettre et s'enlever (acilement« La voiture passait ainsi à volonté d'un état à un autre*
Le chargement fut formé avec des boulets mis dans des caisses plaoéei^dans l'intérieur, dans la rotonde et sur l'impériale , de manière à répartir la chaîne à peu près comme on le fait dans le service babitueL Le poids total de la voi- 2* Partie 8
ture a été fb 4402 kilogrammes; ce qui , avec les observateurs qu'elle portail habituellement, relevait parfois à 4697 kilogrammes. La largeur des jantes étant de O^^yllf on voit que ce chargement atteignait et dépassait même le maximum flxé par le tarif contenu dans le dernier projet de loi adopté par la chambre des pairs.
Il résulte de ce qui précède que, dans ces expériences, tout était identique pour les deux parties de la route, sauf Tallure et la suspension. Il nous reste à en Étire connaître les résultats.
Après 300 passages sur chacune des deux pistes, la route a été viritée avec MM. Lemasson, ingénieur en chef, etLejoindre, ingénieur ordinaire des ponts et chaussées. Il a été redbnnu que la partie fréquentée par la diligenoe non suspendue allant au pas était en beaucoup plus mauvais état que celle qui Tavait été par la diligence suspendue allant trot.
Dans la première partie, Torniére du côté du fossé avait environ 0»,18 à 0"',20 de profondeur moyenne ; et dans la deuxième partie , elle n^avait que 0-,10 à 0«,18.
Du côié de la chaussée entretenue , sur une partie solide, la diligence non suspendue, allant au pas, avait formé sur les 300 mètres parcourus une ornière de 0"',04 à 0"',06 de profondeur, tandis que , suspendue et allant au au trot , eUe n*en avait produit qu'une de 0"',03 à 0*,06 dans quelques endroits seulement.
La piste des chevaux, ou l'intervalle des ornières, était aussi un peu plus désagrégée dans la partie parcourue au pas que dans celle qui l'était au trot.
Des expériences comparatives sur l'intensité du tirage sur les deux pistes ont aussi été faites, et les résultats en sont consignés dans le tableau suivant.
EXPÉRIENCES mr h comparaison des effeU deêirueteun produUs sur ia n
non sutpm
DtoGHATIOn
elétal
de la route.
yormu
employée.
DUVÈTRB 4ei roues
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MeMageries Générales.
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^-mpierremeni par dês vaiiures iuspenduei aUant nu irot et par dei voilnres m au pas0
OMBRB
te toun fa roulette
du >ini»tear.
EFFORT
exercé parallélemeot aa plan ' de la roate
Moyenne
518,0 Moyenne
«.oj
304,3 Moyenne
259,1 Moyenne
RAPPORT
dn tirage
ila charge totale
EFFORT
employé
iraincre
le
frottement
des
MÉtVWÊCM
an
laroQte
VALEUR
dn ooeffldent
A-îr
DOimiEfl ET FORMULES
employées.
OWniTATIORt.
Dynamomètre à compteur de
Sur Tacooten^t humide avant les eipériences sur les effeCi destructeurs.
Sur la piste du pas»
après 800 passages, ornières sTeo boue très é* paisse*
Sur la piite du trot, après 800 passages, ornières avec boue très épaisse.
Surla piste dupas, après 815 passages, ornières avec boue moOe.
EXPÉRIENCES n/r /tf comparaison dei effets desirueieurs produ£/s mr du
non su^
PtfUEHCM.
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