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IRRITATION DE LA MOELLE EPINIERE A DIFFERENTS NIVEAUX

Expérience XIII.

La moelle épinière est mise à nu à peu près au milieu de sa longueur ; la grenouille est liée horizontalement avec les extrémités antérieures libres; ces extrémités sont plongées successivement dans la solution acide.

Une aiguille est introduite dans la moelle, sans oscillations, au niveau des racines du plexus sciatique.

La moelle est divisée en tra-

vers.

Extrémités antérieures.

Droite. Gauche.

Immédiatement après :

3 ,vil

Immédiatement après :

40 pas de réaction 40 pas de réaction

Nous avons donc obtenu une grande dépression de l'action réflexe de la partie antérieure du corps , après la division de la moelle épinière; pour bien nous assurer de cette dépression, dans les expériences suivantes, nous augmenterons d'abord l'action réflexe en appliquant la strychnine en très petites doses.

Expérience XI V.

La moelle épiniére est découverte au niveau du 2e nerf des extrémités postérieures ; à <IOh 5m un très petit crystal de strychine est mis sous la peau près de la plaie.

/lO'i 16m un petit morceau de sel est posé sur la moelle épiniére ;

10, 19. Le sel est enlevé et la plaie nettoyée avec une éponge humide.

10, '61. Un morceau de sel est appliqué sur la moelle épiniére.

10h 10m tétanos assez violent; chaque attouchement produit une nouvelle secousse surtout aux extrémités postérieures; aux extrémités antérieures pas toujours ; le tétanos augmente de force.

Les spasmes spontanés diminuent de force immédiatement ; à 10h 16m l'attouchement des extrémités antérieures reste sans aucun effet.

L'attouchement des extrémités antérieures les laisse immobiles, mais produit des contractions fasciculaires dans les muscles des jambes. Les bras restent un peu raides; la respiration que le sel avait ralentie, devient plus fréquente. 10^ 29m. Quelques crampes spontanées; l'attouchement des extrémités anlérieures en produit une générale; 10,45, l'irritabililé est de nouveau à son maximum.

Immédiatement après la grenouille réagit avec moins de violence, puis faiblement, et au bout de 2 ou 3 min. pas du tout, ou

Le sel a probablement épuisé son action irritante sur cette partie de la moelle, au moins pour le moment ; il est. enlevé et la plaie est lavée avec une éponge mouillée.

44 h 30m. Le sel est appliqué de nouveau.

14, 35. La plaie est nettoyée.

41, 42. Le sel est appliqué.

44, 49. La plaie est lavée.

bien seulement par un tremblement des yeux. 11h 'lm. Les mouvements deviennent plus forts.

Immédiatement après l'attouchement ne produit aucun effet; 4 min. après elle réagit seulement en fermant les yeux. 20 min. plus tard le tétanos recommence et devient violent.

Le tétanos se change aussitôt en contractions faibles ; les yeux ne se ferment plus.

44, 36. Tétanos violent.

Le tétanos s' appaise ; l'animal ne réagit presque plus, même à la pression.

A 3 heures de l'après-midi la même expérience est répétée avec le même résultat; la grenouille reste vivante et sert le lendemain à une autre expérience, que nous verrous plus loin.

Expérience XV.

La moelle épinière est découverte au niveau du 2® nerf des extrémités postérieures; la strychnine est mise sous la peau à 4 Oh 40m.

M. S, Sel sur la moelle.

4 4h tétanos.

Immédiatement crampes plus faibles et réduites aux extrémités postérieures.

5m pius tard ]a grenouille est un peu plus irritable au contacte.

La plaie est lavée. Le tétanos augmente de vio-

lence.

H, :î3. Le sel est remis. Secousses plus faibles; les

yeux restent presque toujours immobiles.

11, 4o réactions plus fortes.

L'expérience est répétée trois heures plus tard , avec le même succès.

Expérience XVI.

La moelle épinière est découverte au même endroit.

La strychnine est appliquée à 11 h S8m.

Un morceau de potasse caustique est posé sur la moelle.

12, 15. Tétanos violent.

12, 17. La rigidité des extrémités antérieures cesse ; quand on les touche les yeux seuls réagissent en se fermant, pas de crampes, prostration, mort.

Expérience XVII.

Même opération ; strychnine appliquée à

Irritation mécanique de la moelle.

Un morceau de potasse est posé sur la moelle.

4, 10. Tétanos.

Immédiatement après diminution évidente de la sensibilité des extrémités antérieures, mais l'irritabilité se rétablit presqu'aussilôt.

Immédiatement après quelques crampes, puis pas de réaction à l'attouchement des extrémités antérieures ; la raideur de ces extrémités diminue; la grenouille est en prostration. Une heure plus tard chaque attouchement produit des crampes.

Irritation mécanique du nerf brachial droit (compression).

L'attouchement de l'extrémité antérieure gauche ne produit plus aucun effet.

Ainsi c'est donc en effet constant de l'irritation de la moelle épinière dans sa partie inférieure, de produire une dépression de l'action réflexe, quand même celle-ci est exaltée au maximum par l'effet de la strychnine. Cette diminution estelle due à ce que l'irritation se propage jusqu'aux centres modérateurs dans le cerveau et excite ainsi leur action modératrice? Ou bien aurions-nous trouvé dans la partie inférieure de la moelle épinière un « centre modérateur » pour la partie supérieure du système nerveux ? — Et l'irritation du nerf brachial dans l'expérience XVII aurait-elle excité physiologiquement les centres modérateurs cérébraux ? — Pour résoudre ces questions nous avons fait des expériences analogues en détruisant préalablement le cerveau, — c'est a dire dans l'absence sûre et certaine des centres modérateurs cérébraux de M. Seczenow. Elles nous ont donné tout à fait le même résultat; nous en trouverons quelques exemples dans le paragraphe suivant; quant à celui-ci, nous pouvons le terminer par l'affirmation que l'irritation mécanique ou chimique de la moSlle épinière dans sa partie inférieure, produit une dépression consiilnrtble de l'action réflexe dans la partie antérieure du corps.

IRRITATION DES TRONCS DE QUELQUES NERFS PElUlMlÉltlQUES.

Expérience XVIII.

Destruction du cerveau.

oh 26m. Strychnine sous la peau.

Le tronc du nerf sciatique est mis à nu.

Mouvements convulsifs.

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