‹ Expériences sur les centres modérateurs de l'action refléxeChapitre 4 sur 9 · Secousses tétaniques · texte numérisé non relu

Secousses tétaniques

L'attouchement de loute la

o, 37. Un morceau de potasse caustique est posé sur le tronc.

b, 43. Extirpai ion par traclion du tronc sciatique.

surface du cor|>s cause des crampes; celui du tronc du nerf non.

'6, 40. Réaction à l'attouchement des extrémités antérieures visiblement diminuée.

Plus de réaction aucune. Plus lard prostration et mort.

Expérience XXI.

Destruction du cerveau et de la moëlle épinière jusqu'à l'origine des nerfs brachiaux.

Le nerf tibial est découvert, sans l'irriter mécaniquement.

Un crystal de sel est posé sur le tronc nerveux.

Le .sel esl enlevé à 12, 2.

A 12, 6 le sel esl mis sur le nerf tibial do nouveau.

12, 8. Le sel est enlevé et la plaie lavée.

Action réflexe énergique dans les extrémités postérieures, surtout au chatouillement de la région anale.

Aucun effet sur l'action réflexe.

Dès que l'action du sel se trahit par des contraction fasciculaires dans les muscles de la jambe et du pied correspondant, l'action réflexe se trouve complètement déprimée; la grenouille ne réagil plus du fout même au pincement très fort de l'autre jambe, de la peau du dos et de la région anale.

A 12, 5 mouvements réflexes énergiques : quand on pince la région anale la grenouille fait un saut el s'essuie avec les pieds.

Toute réaction cesse immédiatement.

I ■>, 10. L'action réflexe se remet, mais elle n'est pas très forte.

12, 12. Nouvelle section de la moelle épinière an petit peu plus bas que la première.

Immédiatement, après, pas de réaction.

Expérience XX.

La moelle épinière est tranchée au-dessous des racines du plexus brachial ; (ce qui équivaut à la destruction du cerveau pour toute la partie postérieure du corps mais avec l'avantage que nous pouvons en même temps observer l'effet de la section de la moelle épinière sur la partie antérieure du corps).

On découvre le nerf tibial.

On met du sel sur le nerf.

Le sel est enlevé, la plaie est lavée.

Les extrémités antérieures conservent leur mouvementnormal, les extrémités postérieures n'ont plus de mouvement volontaire. - L'action réflexe dans les extrémités antérieures est énorme : presque chaque attouchement cause la tétanisation de l'extrémité correspondante et des yeux; l'action réflexe est forte aussi dans les extrémités postérieures.

Pas d'effet.

Diminution d'abord et après 1 min. dépression complète do l'action réflexe dans les extrémités postérieures.

Immédiatement après pas de réaction ; 1 min. plus lard, réactions violentes; pendant l'application du sel on pouvait étendre les jambes sans qu'elles fussent retirées: maintenanl c'est impossible.

La môme chose est répétée encore deux fois avec le même résultat. Plus tard, nous étant aperçus d'une petite excoriation sur le bout du nez de la grenouille, nous avons appliqué un crystal de sel à cette excoriation.

Le sel est enlevé et le bout du nez lavé avec de l'eau.

La même chose est répétée deux fois encore avec le même résultat.

L'action réflexe de la partie antérieure du corps, si énergique, cesse complètement.

L'action réflexe revient peu à peu.

Nous étant assurés ainsi que les centres modérateurs cérébraux n'ont rien à y voir dans nos expériences sur les troncs nerveux — nous continuons nos recherches sans destruction du cerveau. Citons encore quelques exemples, des plus intéressants :

Expérience XXI.

On découvre le nerf brachial gauche; on introduit un pelit morceau de strychnine sous la peau du dos, à 4-h 25m.

Le tronc du nerf brachial estcomprimé avec la pincelle.

1 minute plus lard, nouvelle compression du nerf, plus haut

Un morceau de potasse caustique est appliqué sur le nerf.

4'1 42. Tétanos, qui se renouvelle à chaque attouchement.

Réaction diminuée.

Réaction presque nulle immédiatement après, mais elle se rétablit bientôt.

Point de réaction du tout à l'attouchement de l'extrémité antérieure droite ni à celui des jambes.

La plaie est lavée.

Extraction du nerf brachial

gauche.

Extraction du nerf sciatique

gauche.

Extraction du nerf sciatique

droit.

La grenouille reste longtemps sans crampes ; elle est très déprimée et faible. Une heure plus tard le létanos revient.

Le tétanos cesse immédiatement. Plus tard il recommence de nouveau.

Le tétanos cesse immédiatement, ainsi que toute réaction réflexe. 3 heures plus tard quelques crampes se montrent, et les yeux se ferment quand on touche l'extrémité antérjeurc ou postérieure droite.

Dépression complétedescrampes et pas de réaction à la pression de l'extrémité antérieure droite. Plus tard prostration et mort.

Expérience XXII.

Le plexus sciatique est détruit par compression.

Compression des moignons centraux du plexus sciatique.

On fait une petite excoriation sur le bout du nez.

2u min. après elle réagit à la pression avec beaucoup d'énergie ; l'extrémité antérieure soumise à la pression devient presque tétanique.

Immédiatement, réaction beaucoup plus faible, l' extrémité comprimée se retire, mais ne devient pas aussi raide, les yeux se ferment mais pas aussi spasmodiquement. 30 min. après, réactions violentes.

Réaction diminuée.

Un morceau de sel est mis sur l'endroit excorié.

Dépression complète de l'action réllexc pour I min. puis elle se rétablit, peu à peu.

Expérience XXIII.

Voyez l'expérience VIII, page 21 ; nous prenons la même grenouille, après que l'action réflexe s'est rétablie, et nous comprimons avec la pincelle le ganglion de Gasser.

Nouvelle dépression complète de l'action réflexe.

Expérience XXIV.

Voyez l'expérience IX page 21 ; lorsque dans cette grenouille l'action réflexe est revenue nous irritons le ganglion de Gasser gauche

Irritation du trijumeau droit

Grande dépression générale de l'action réflexe, mais surtout du côté gauche ; peu à peu l'action réflexe revient dans les deux côtés.

Dépression grande du côté droit, mais à peine sensible à gauche.

Expérience XXV.

Ceci est la grenouille qui nous a servi à l'expérience XIV, page 26 ; on se souviendra qu'elle avait eu la moelle épinière découverte au niveau du 2e nerf des extrémités postérieures. Le lendemain elle semblait parfaitement bien-portante. A 12, 23 une nouvelle portion de strychnine fut mise sous la peau.

A 12, 26 commencent les crampes.

Un morceau de potasse caustique est mis sur la moelle découverte.

Nouvelle application de po-

tasse.

Nouvelle cautérisation au même endroit.

Section du nerf brachial droit.

Irritation du moignon central de ce nerf avec de la potasse.

Nouvelle cautérisation du tronc.

Dépression complète de l'action réflexe pour 2 min.

Nouvelle dépression ; les yeux seuls se ferment quand on touche l'animal.

Pas de changement.

Elle retire l'extrémité antérieure gauche quand on la touche.

Elle ne retire plus l'extrémité gauche, tant que dure l'irritation.

Celle-ci épuisée, elle réagit comme avant.

Dépression complète ; puis prostration et mort.

Expérience XXVI.

Les extrémités antérieures d'une grenouille saine sont plongées à diverses reprises dans une solution de sel dans l'eau.

Destruction du plexus sciatique par compression.

Pas de réaction constante; tantôt elle les retire immédiatement et tantôt pas du tout.

Dépression complète de l'action réflexe.

3 heures plus tard les extrémités antérieures réagissent avec beaucoup plus d'énergie à la pression et même à la solution de sel aussi régulièrement qu'à celle d'acide :

Droite.

Gauche.

Expérience XXVII.

Le nerf sciatique des deux côtés est tranché près du genoux.

Un morceau du sel est mis sur le moignon central de chaque côté.

Le sel est enlevé, la plaie lavée.

Le sel est mis de nouveau.

Le sel est enlevé, la plaie

lavée.

Repos de 5 minutes dans de l'eau pure.

Extraction du nerf sciatique

droit.

La réaction contre l'acide est presqu'immédiate au commencement, mais diminue très vite.

Les extrémités antérieures sont très sensibles au simple contact.

Immédiatement après les extrémités antérieures ne réagissent qu'à une pression assez forte et cela faiblement.

Deux minutes après les extrémités antérieures réagissent avec plus de force à une pression moins forte. - 5 min. plus tard le moindre attouchement les fait réagir violemment.

2 min. après lesimple attouchement reste sans effet; encore 1 min.

plus tard elles ne réagissent pas à la pression.

Deux minutes après les extrémités antérieures sont déjà beaucoup plus sensibles.

Les extrémités antérieures sont de nouveau fort excitables, surtout la droite.

Immédiatement après l'extrémité antérieure droite est moins sensible. - 3 min. plus tard elle est de nouveau irritable comme avant.

Jusqu'à présent , le bout du nez est toujours resté très sensible.

Extraction du sciatique gauche.

Le bout du nez est moins sensible, la grenouille ferme à peine les yeux quand on le touche , les extrémités antérieures ne réagissent pas du tout.

En voila assez, j'espère, pour prouver que malgré toute leur dignité, les centres modérateurs sont forcés de déménager des quartiers aristocratiques du cerveau, dans les boulevarts plus modestes de la moëlle épinière et enfin dans les faubourgs des nerfs périphériques eux-mêmes. Mais, me dira-t-on, vous voyez des « centres modérateurs » partout ! — Non , mais je crois à la solidarité de tout le système nerveux, car chaque irritation qui frappe un point de la matière grise peut se réfléchir de ce point à toutes les autres parties du système nerveux. -

Les expériences que j'ai exposées me semblent prouver d'une manière irrécusable que l'irritation violente d'une partie assez considérable quelconque du système nerveux, central ou périphérique, a pour conséquence immédiate une grande dépression de l'action réflexe dans tout l'organisme. — Nous ne pouvons donc en aucune façon nous mettre d'accord avec M. Seczenow, quand il dit que ses expériences prouvent que les « centres modérateurs » existent en effet, et qu'ils sont situés dans les couches optiques dans les corps quadrijumaux et peut-être dans la moëlle allongée.

Que devient alors tout le travail de M. Matkiewicz ? Les centaines d'expériences qu'il a faites auraient-elles été tout à fait inutiles ? — Nous en dirons quelques mots à la fin de la deuxième partie de celle brochure ; nous verrons jusqu'à quel point elles confirment nos propres résultats.

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