‹ Experimentation Sur La Prophylaxie De La SyphilisChapitre 6 sur 25 · DOTE · texte numérisé non relu

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litique, en 1848, semblent prouver que le sang à la période tertiaire n’est plus virulent,

On a beaucoup discuté, surtout autrefois, sur la contagion par le sperme, la salive, les larmes, la sueur, le lait.

La grande majorité des auteurs n’admet plus actuellement ces différents modes de contagion. Si quelques cas de contamination par la salive ont été observés, c’est que les sujets étaient porteurs de plaques muqueuses ou d'une érosion quelconque permettant au virus de faire issue à travers la muqueuse.

La même explication peut être donnée pour tous les cas plus ou moins véridiques de contamination syphilitique par la salive, les larmes, la sueur, le lait.

2° Contribution de la syphilis expérimentale aux données de la clinique.

La découverte de la réceptivité relative des catarrhiniens inférieurs et surtout de la réceptivité absolue des singes anthropoïdes a révolutionné la syphiligraphie ; elle a permis de multiplier à volonté des expériences que l’on ne pouvait entreprendre sur l’homme.

Tous les produits syphilitiques humains ont été inoculés aux singes par les expérimentateurs; nous allons voir quels ont été les résultats de ces inocula-

tions.

Chancre. — La première expérience de MM. Metchnikoff et Roux fut une inoculation de sérosité prise sur un chancre induré d'homme, faite sur un chimpanzé

femelle.

PANAUT Le

26 jours après l'introduction du virus, parut à l'endroit d’inoculation, une petite vésicule transparente entourée d’une zone rougeâtre qui ne tranchait pas brusquement sur les parties voisines. Bientôt la vésicule fit place à une érosion qui devenait de plus en plus indurée.

En même temps, on pouvait distinguer aux deux aines la présence de ganglions hypertrophiés.

20 jours après l'apparition de la vésicule initiale du prépuce, MM. Roux et Metchnikoff montrèrent leur chimpanzé à l'Académie de Médecine (!) afin que les” membres de cette compagnie pussent vérifier le résultat de cette première expérience. Tous les membres présents qui ont examiné l’animal ont constaté le caractère syphilitique de la lésion, et des spécialistes, parmi lesquels nous citerons M. le Prof” Fournier, MM. du Castel, Hallopeau, Marc Sée, ont fait le diagnostic de chancre induré.

Nous nous sommes étendus un peu longuement sur cette expérience, car elle a marqué lé début de toute cette belle série de recherches sur la syphilis expérimentale poursuivies à l’Institut Pasteur, par MM. Metchnikoff et Roux.

Depuis, l’inoculation du chancre induré a été répétée des centaines de fois, tant sur les singes anthropoïdes que sur les catarrhiniens inférieurs, et la démonstration de la contagiosité de l'accident primitif a été probante.

Lésions secondaires.— En novembre 1904, MM. Met-

(1) Bulletin de l'Académie de médecine, 28 juillet 1908.

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