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Le 20 mai, Levaditi, Salmon (1), dans deux cas de pemphigus syphilitique palmaire et plantaire découvrent dans le liquide des bulles et surtout dans le produit de râclage du fond des lésions, des spirilles identiques à ceux décrits par Schaudinn.
MM. Queyrat, Levaditi et Keuillié (2), ont fait des coupes dans le foie et la rate d’un fœtus macéré ; ils ont rencontré des spirilles en abondance.
Depuis, les recherches se sont muitipliées, elles ont confirmé tous ces résultats et la présence du spirochoete dans l'organisme des syphilitiques héréditaires n’est plus contestée.
C'est avec la présence du microbe dans la syphilis expérimentale l'argument le plus probant que l’on puisse donner en faveur de sa spécificité.
Nous devons aux méthodes de coloration et aux nombreux travaux de MM. Bertarelli et Volpino ainsi qu’à ceux de M. Levaditi, en collaboration avec MM. Manouélian (3), Queyrat (4) et Feuillié (5), l'acquisition de notions curieuses sur la façon dont les spirilles sont distribués au milieu des lésions syphilitiques.
Grâce à la méthode des coupes, ils ont pu faire la constatation suivante sur le chancre : « Les spirilles « n'existent pas en général, au niveau de la surface d’ul- « cération sur laquelle au contraire se montrent en abon- « dance des microbes d'infection secondaire, en particu-
(4) Soc. de biologie, 20 mai 1905, p. 845.
(2) Soc. de derm. et syph., 1905, p. 982.
(3) Levanrrr et ManouéLran. Soc. de biol., 1905.
(4) Quevrar, Levanrri et Feuizuté. Soc. dermatol. et syphilitique, 1905, p. 712. (5) Quevrar et Levaorri. Bulletin de la Soc. méd. des Hôpitaux, 30 mars.
LD A PAS « lier des cocci qui ne pénètrent pas dans la profondeur. « Les parasites sont au contraire nombreux dans la zone « de l’épiderme qui avoisine immédiatement l’ulcéra- « tion. »
« Dans un travail antérieur nous lisons cette conclusion également intéressante : « Le spirochoete pallida « prolifère entre les cellules épidermiques de la couche « profonde au voisinage immédiat des lésions syphiliti- « ques primaires et secondaires. »
« Dans les lésions secondaires les lésions histologiques «et la disposition des treponemas se sont montrés super- « posables à ce que nous avons décrit dans l’accident « primaire. »
Nous savons donc que le spirille de Schaudinn rare à la surface des lésions ulcéreuses, est abondant dans la profondeur.
Ce fait est d'autant plus intéressant à noter que l’expérimentation sur les singes a montré qu'il fallait beaucoup de virus pour obtenir des inoculations positives.
Les expériences ont prouvé que la quantité du virus était un facteur d’une importance égale à la rapidité de l’inoculation ainsi qu'à l’âge et à la nature du produit syphilitique employé.
Neisser va plus loin encore et prétend (1) « que ce « n’est que la quantité des spirochoetes inoculés et non « pas la qualité de leur virulence qui exerce une action « plus où moins rapide sur la marche de l'accident pri- « maire. »
51 nous rapprochons maintenant cette notion de ce
(4) Communication au Congrès de Lisbonne, 1905.
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que la méthode des coupes nous a révélé sur la répartition différente des spirilles suivant la profondeur, il sera aisé de comprendre le rôle des rapports sexuels dans la contagion ; grâce aux frottements répétés, la surface de la lésion syphilitique est avivée, la couche sous-jacente est découverte et les spirilles mis en liberté.
On s'explique dès lors que dans certains cas, des rapports effectués rapidement avec des personnes contagieuses ne communiquent pas la vérole, parce que les spirilles n'ont pas eu le temps d’être libérés en assez grande abondance.
CONCLUSIONS
1° On à retrouvé le spirochoete, agent de la syphilis dans toutes les lésions : chancre, papule, plaque muqueuse, pemphiqus, tubercule el, même gomme. Les organes contiennent aussi le virus chez les syphilitiques héréditaires comme chez les individus atteints de syphilis acquise;
% D'une part la recherche des spirilles par frottis et surtout dans les coupes montre que le microbe est moins abondant à la surface que dans la profondeur de la
lésion ; 3° D'autre part l’expérimentation prouve le rôle joué par le facteur « quantité » dans l’inoculation des
sptrilles de la syphilis ;
#æ Ceci explique que la syphilis se propage surtout à la faveur des rapports prolongés et que la syphilis extra-génitale soit relativement rare.