‹ Explication de l'epitre de Saint Paul aux EphésiensChapitre 17 sur 64 · GH. I^ 20-23. FOUR LES ÉFUÉSIENS · texte numérisé non relu

GH. I^ 20-23. FOUR LES ÉFUÉSIENS

ajoute : « Et c'est à toi, Seigneur, qu'appartient la ( gratuité; » mais cette gratuité de Dieu, l'Âpôtre l'a exposée avec abondance dans la première moitié de notre chapitre. Dieu est bon et Dieu est puissant, il veut et il peut : deux petits articles, qui renferment tout ce qui peut consoler une âme. Heureux qui les croit réelkmenl l

2° Cette puissance de Dieu a été déployée premièrement en Christ. I, 20-23.

20. Laquelle il a déployée en Christ en le ressmcitant des morts^ et il Va fait asseoir à sa droite, dans les lieux célestes, 21. au-dessus de toute principauté, et autorité, et puissance, et domination, et au*dessus de tout nom qui se nomme, non^seulement dans ce siècle, muis aussi dans celui qui est à venir ; et il a assujetti toutes choses sous ses pieds y 22. et il Va établi pour tête, au-dessus de toutes choses, pour V Eglise, 23. qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit toutes choses en tous.

Il a déployée. Le terme grec, qui signifie littéralement a mis en œuvre (le même que nous avons traduit opérer au v. 11), correspond au substantif du v. 19 que nous avons rendu par efficace (littéralement la mise en œuvre). La puissance divine, jusque-là cachée en Dieu, s'est rendue visible, a passé de l'état de principe à celui d'action, d'abord dans la résurrection de Christ, ensuite dans la résurrection (spirituelle) de ses membres, de telle sorte

50 FREMIÉBE PRtfeBE D£ L'APAtBE GH. I^ 20-23.

([ne h vue et Texpérience viennent en aide à la foi pour nous persuader la puissance de Dieu envers nous.

En Chriity mais pour nous, qui croyons en lui. La tête répond pour leâ membres. Le but de TApôtre n'est pas tant d'exalter la résurrection de Christ en soi, que de montrer par ce que Dieu a fait en Christ ce qu'il peut faire en nous. C'est pour cela que, dans les derniers versets de notre chapitre, il revient de la tête au corps, de Christ à l'Église, et s'étend ensuite, dans le chapitre II, sur la puissance de Dieu déployée dans les crevants.

En le ressuscitant des morts. Notez bien ce mot nwrts. C'est là qu'est la principale force du raisonnement de l'Apôtre. Christ était mort, et Dieu l'a ressuscité. Vous étiez morts (II, 1, 5), et Dieu vous a ressuscites avec lui. Une puissance qui a triomphé de la mort, de quoi ne serait-elle pas capable? La mort, cette malédiction inévitable du péché, est, pour l'Écriture, non-seulement une grande force, maisle type même de la force (Cant. VIII, 6); et « les € cordeaux du sépulcre, » « les lacs de la mort » (Ps. XVm, 5, 6; Ps. CXVI, 3; Actes II, 24) sont de tous les liens le plus difficile à détacher. Ce qui rend lé diable tout-puissant, dans la nature, c'est qu'il « a le pouvoir de la mort » (Hébr. II, 14); ce qui rend Christ tout-puissant, dans la grâce, c'est qu'il « aies clefs des enfers et de la mort j> (Apec. I, 18).

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