‹ Explication de l'epitre de Saint Paul aux EphésiensChapitre 35 sur 64 · SECONDE PRIERE DE L'APÔTRE GH. UI · texte numérisé non relu

SECONDE PRIERE DE L'APÔTRE GH. UI

tinguée d'avec la révélation extérieure qui s'écrit sur les pages d'un livre ou sur des tables de pierre, taudisque le Saint-Esprit écrit « sur les tables charnelles « du cœur * (2 Cor. III, 3). Alors seulement il se fait •un vrai renouvellement dans le cœur, « le renouvel- « lement du Saint-Esprit , * comme l'appelle notre Apôtre (Tite III, 5). Alors aussi la foi prend un caractère vivant, parce qu'elle a pénétré jusqu'aux racines de la vie, et un caractère personnel, parce qu'elle repose désormais, non sur le témoignage d'autrui, mais sur l'expérience propre (Jean IV, 42). Celui qui croit de k sorte « a le témoignage au dedans de lui- « même » (1 Jean V, 10); il ne reçoit plus la vérité sur l'évidence des preuves, mais il la sent instinctivement d'une manière qui a quelque analogie avec celle dont Dieu la contemple, et il n'en peut pas plus douter qu'il ne peut douter de lui-même*.

L'action du Saint-Esprit, que nous avons cherché à caractériser, est celle du Saint-Esprit donné sous la nouvelle alliance et à ceux qui ont déjà cru en Jésus-Christ (Jean VU, 39). H y a une action plus générale du Saint-Esprit qui précède la foi et la produit (1 Cor. Xn, 3), et qui s'est exercée déjà sous

* Il y a, de nos jours, bien des chrétiens 'qui ont cru sincèrement au Seigneur, et qui pourtant demeurent vacillants, incertains, abattus, et plus vaincus que vainqueurs. Ne serait-ce pas l'œuvre du Saint-Esprit, décrite dans notre verset, qui leur manque? Ne seraient-ils pas semblables aux disciples de TAncien Testament, ou tout au plus à ceux du Nouveau, avant la Pentecôte ?

GH. m, 14-21. POUR LES ÉPHÉSIENS. 495

TAncien Testament (Psaumes LI, 13, 14). Cette action générale, les Éphésiens Tavaient déjà éprouvée (II, 18), et c'est ce qui encourage TApôtre à demander pour eux cette autre action plus spéciale et plus intime du même Esprit, comme il Ta fait dans' I, 17 (à rapprocher de I, 13). Parce qu'ils ont été scellés du Saint-Esprit, TApôtre demande pour eux le Saint-Esprit. Cette contradiction apparente s'explique par la remarque que nous venons de faire : il y a Saint-Esprit et Saint-Esprit, ou pour parler plus exactement, bien qu'un apôtre n'ait pas craint l'expression, moins précise, mais plus énergique (Jean Vn, 39), il y a plus d'une opération du Saint-Esprit. Une fois entrés dans la voie du Seigneur, les progrès que nous sommes appelés à faire ne sont que de nouveaux développements d'un germe déjà reçu. C'est pour cela que les mêmes termes qui servent à décrire les commencements de ta vie divine dans l'homme, servent également à en décrire l'accroissement et même l'accomplissement final; mais il faut donner alors à la signification de ces termes une extension graduelle, qui se proportionne à ce développement successif. Par une raison semblable l'Apôtre souhaite, dans le verset suivant, à des hommes qui sont déjà en Christ (I, 13; II, 13), et en qui Dieu habite en Esprit (II, 22), « que Christ habite € dans leurs cœurs par la foi. > Harless et Olshausen ont vu là une difficulté sérieuse ; nous n'y en voyons

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