LA FORCE BANS L£ SEIGNSUR. GH. VI
OU la partie supérieure de l'atmosphère, qui serait assignée pour demeure aux esprits malins. Au reste, il y a ici un mystère que nous chercherions en vain à pénétrer. O'une part, nous ne pouvons attacher au mot ciel aucune notion bien précise de localité dans des expressions du genre de celle qui nous occupe ; de l'autre, nous soqimes entièrement ignorants de la nature des anges, et nous ne saurions concevoir de théprie qui concilie ce qui est dit ici avec Jude, 6 e\ 2 Pierre II, 4. Il faut nou^ en tenir à l'idée générale que présentent les expressions de TApôtre, qui parsiît vouloir relever ici uq pouvel e\ dernjer avantage que les esprits malins ont sur nous, par leur position élevée, qui tient sans doute à leur haute condition et leur facilite leurs entreprises impies contre les habitants de la terre.
C est pourquoi, prenez l'armure complète de Dieu, afin que vous puissiez résister dans le mauvais jour, et^ après avoir tot^t accompUy tenir ferme. L'Apôtre, ayant enlevé au fidèle tout espoir de résiste^ aux puissances de l'enfer par sa force propre, reprend son exhortation du V. H, en s'att^chant surtout h lui persuader qu'il peut vaincre par la force de Dieu. Il pourra résister; il pourra résister jusque dans les jours les plus mauvais ; il pourra résister do telle sorte qu'il remportera une victoire complète , et demeurera maître du champ de bataille. L'ordre et |a gradation des pensées; dans ce verset sont faciles à saisir; nous
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n'y voyons que deux expressions qui demandent quelque éclaircissement.
Dans le mauvais jour. C'est à peu près la même chose que le jour du mal, dans l'Ancien Testament (Ps. XLI, 2; XUX, 6; Ecclés. VII, 15), ou le jour de la détresse (Ps. LXXVII, 2). Cette expression, dans son acception générale, s'explique d'elle-même. Ici, où il s'agit de la tentation, c'est un de ces jours où la tentation redouble au dehors, où l'âme est mal disposée au dedans, et où tout semble présager une chute. Même alors, nous pouvons résister, avec les armes de Dieu.
Après awir tout accompli. Le sens du verbe grec n'est pas facile à bien déterminer. Quelques-uns traduisent : n ayant tout préparé, » et cette traduction peut se justifier par 2 Cor. V, 5, où le même verbe est employé. Mais cette interprétation donne à la pensée quelque chose de faible, et ne s'accorde pas d'ailleurs avec Tordre et la gradation que nous avons observés dans la phrase. Car la « résistance dans le « mauvais jour, > dont il a été déjà question, suppose que la préparation a précédé. Harless et Olshausen traduisent « ayant tout abattu, tout surmonté, » tra^ duction fort satisfaisante pour le sens, mais qui ne nous paraît pas suffisamment justifiée par Tusage du verbe grec. Nous aimons mieux traduire « ayant « tout accompli, » c'est-à-dire s' étant acquitté de toute la tâche imposée à un vaillant soldat; en d'autre»