‹ Explication de l'epitre de Saint Paul aux EphésiensChapitre 62 sur 64 · CH. VI, 10-20. LA FORCE DANS LE SEIONEUR · texte numérisé non relu

CH. VI, 10-20. LA FORCE DANS LE SEIONEUR

par l'Esprit, j'entends ici cet Esprit en tant quMl a parlé, la Parole de Dieu.

Priant par toute sorte de prières et de supplications ^ en toute occasion, dans r Esprit. (Rapprochez Col. IV, 2 et suiv.) La prière tient la dernière place dans Ténumération des moyens de grâce. Nous ne savons même si l'on peut dire qu'elle entre dans cette énumération. Car elle est séparée d'avec ce qui précède, tant par la substitution du participe à l'impératif, que par celle du langage propre au langage figuré. L'Àpôtre parait avoir voulu indiquer par là qu'elle doit couronner tout le reste, et prêter aux autres moyens leur véritable force. On ne pouvait faire plus vivement ressortir l'importance prépondérante de la prière; mais de la prière telle que la décrit l'Apôtre. Par toute sorte de prières et de supplications; ces mots marquent la ferveur de la prière; il n'y a sorte de prière à laquelle on n'ait recours, bénissant, confessant, demandant, pleurant, criant et ne se donnant aucun repos que Ton n'ait été exaucé. Si l'on veut marquer la différence qui est entre la prière et la suppUcatio9k, il faut dire que la première est le genre, et la seconde l'espèce; la première s'entretient avec Dieu, la seconde sollicite ses grâces; en d'autres termes, la distinction est en grec ce qu'elle est en français. En toute occasion : voilà la fréquence de la prière ; il n'y a rien qui ne devienne un sujet de f)rière pour le

chrétien, douleur ou joie, revers ou succès, mau-

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