L'mtarègtu
Jéroboam n est mort et il n'a point de ^ccessenrs; le rojaame est livré à une complète anarchie ; tontes les passions criminelles se déchatnrat; tons les crimes sonilleni le pays ; l'idolAIrie païenne régne en plein. Cependant Jnda , soumis à Hozias , était fidèle à Jéhova , mais le roi comme le penple peachait vers la rébellion.
La prophétie contenue dans le ch. iv, est le premier et partiel accomplissement de celle de m, 4 : Ephraïm est sans roi.
Dieu avait dit aux Ephraïmites croyans de plaidw contre leur peuple adultère (u, S], ici c'est lui-même qui intente Je proeii aux habilans de cette terre sainte dont la possession avait été accordée à la foi et garantie à la fidélité ri à la sainteté, et où l'on cherche eu vain la vérité, l'amour efja eomumance de Dku. — ir, 1.
( Parjure, mensonge, meurtre, toI, adnltère,'[lons*les crimes dardent, le sang versé par l'assassinj touche le UDg. Aussi la terre de Jéhova sera-t-elle dans le deuil , et tons les habilans dans la langueur, jusques aux bêles des dtamps et aux oiseaux des cieax; les poissons même
périront dans les lacs > (Soph. i , S. 5). Tant est intime la connexion entre la nalnre et l'hommel et la stérilité actadte de la Palestine atteste qae les menaces de Dieu ne sont pas de vains mots. — tv, 3. 5.
)Et an milieu de cette corruption générale, qui doit pins lard envahir Juda (Jèr. vn , 9), il n'est personne gut' plaidé la cause de Dlen , personne qm reprenne te peuple et lui reproche ses pécbës. S'il se trouve quelques prêtres pieux qui tentent de le faire, ton peuple, dit l'Eternel à Osée, ne s'humilie point à leur TOix, il vent les réduire au silence {Amos T, 10. i3; Es. XXX,, 10. 11], il leur résiste en face et conteste avec eux; rébellion criminelle qui, d'après la loi, mérite la peine de inort (Dent, xvn, 1^, et rappelle la révolte deCoré et de Dathan (Nomb. xvi; Ps. cVi, 16. 17). > — IV, A.
< Aussi , continue l'Etemel , qni s'adresse maintenant an coupable lui-même , tu vas trébucher et tomJer (v, 5; xiv, 1), d Ephraïm, en plein /our; au milieu de la course tu vas être emoiené en captivité. Et le prophète , impuissant contre de tels désordres , tombera avec lot dans la nuit de l'exil, défaillera et n'élèvera plus la voix. Et je réduirai au siknce ta mère (n , 2) toujours rebelle , je détruir(ù la nation. Et pourquoi la détroirai-je ? Parce qn'eUe es( sons connaistance de IKea. 7^ as méprisé la connaûsonce et je te mépriseroi, terejéterai, tu ne seras plus sacrificateur ; aux temps du Messie , d'autres que toi formeront la race sacerdotale (i Pierre , n, 9). Mab tu ne t'arrêteras pas à ce degré du crime ; tu en viendras jusques à oubUer entièrement la loi de ton Dieu , et alors , j'oubHerm moi aussi tes enfans , qui non seulement n'entreront pas dans l'alliance nouvelle , mais qni , disséminés parmi les peuples idolâtres , se perdront en quelque sorte an milieu d'eux et se souviendront à peine qu'ils sont descendus d'ancêtres hébreux. — le les bénis en les multipSœit, en leur donnant de nombreoseâ
fâmiUes et en faisant d'eux oit grand penpie ; mais pbw iti ietmdt^lml,phi$^péchmt contre moi, et atuii je changerai kur gkére eu ignominie. > — iv, 5-7.
( On M nourrit des péehéi de mon peupk : les prAtres, loin de chercher à les réprimer , en font leur profil par les sacrifices pour le péché que raange le sacrificateur (Levit. Ti, 17. 35-50] , iU ne dé»rent que de voir ks crimes se mulliplicar toujours plus. Ils ne valent pas mieux qne le peuple, et aussi partageront-^s sa punifion (Es. xxiv, â). Ib mangeront la chair des rictimes et ne seront pas rassasié» (Levil, xzvi, 6; Micbée ti, 14; Aggée i. G). Us le pros~ lèveront et ^s ne multiplieront jxrint. Car iis ont abandonné le coite de l'Etemel, eux qui devaient j ramener le peuple. » — IV, »-10.
• L'idolâtrie et les dérèglemens qni l'accompagnenl rendent iasenti. Le peupb ^ns son aveoglement interroge sar l'avenir des merceotu; de bms (thràaphins), H des bâtons (des •verges, des flèdbes, tombant d'an certain cOlé et d'njie certaine manière ; la rabdoauintie ; £z. xxi , 36) ! L'Esprit de fanàeation le fait errer (Zach. xni, 3; Es. ux, 14; 1 Rois XXH, 35; Nœnb. t. 14). Les sacrifices païens $w les smnmets des montagnes, à l'ambre &atd)e des grands ordres lenr plaisent mieux que mon cuHe aoslére (Dent, xti, 31; xu, 3 ete.). Mais tandis qn'tls se retirent à l'écart acec les prêtresses des idoles, leurs fiUes et leurs jeunes épouses laissées sans surveillance et séduites par de t^ exemples, s'abandonnent au crime; ils s'irritent contre elles et ils voudraient les châtier ; mais je ne les punirai point , car elles ne sont point les vrais coupables. Ce pet^ ûuens^ se précuite dam lanùne.» — iv, 11-14.
< Si Isn^l se perd ainâ par ses péchés, qoe du moins Aida ne suive pas stm exenpie, conmie il l'avait lait fiécêdeaunent sons Joram (3 Bois vm, 18) , et comme il k> fen bienldt sons Acbai (id. xn, 3). Qn'il ne fruichisse pas
tes firo&tières poar aller à GmlgeU (Osée ix, 13 ; xiu, 13 ; Amos rv, M y, 5j et pour monter à Belfael, à celle maàon de Dieu transformée en nne màton de vttmU (Bethavm) ; et s'il ae croit pins au rrai Dieo, qu'il se garde de jur«r eo faypooile par le Dieu vivant , comme le feït Ej^nvlm (Es. XLvm, 1; Ez. xx, 39; Aroos vm, 14; Soph. i, S; elc). Qu'il fasse attention au chJtlimenl d'Iiraël , geniite r^Ue , impatiente de tont joug, se refusant à tout service ^>eat. xxxu, 15), que l'Eternel va mener pMre (ironiquement) en lot laissant tonte liberté, loin de son élable, dans TiHunense déiert (u, 14), où elle sera exposée sans défense, cmrnne le plus faible agneau , k la dent des bétes sauvages. Ephralm t'est'assodé par une intime et indissoluble alliance diw /aux tUatx ; Jnda, (^ndonne-h à son sort et n'aie rien de commun avec lui; il est incorrigible. Il ne quitte les festins que pour se livrer sans frein à de criminelles Tolnptés;'(es grands (set boueUo's, Ps. xlvu, 10) sont les premiers à reeherclur le$ choses honteuses, à les poursuivre avec ardeur. Hais le vaU va l'enleTer «ur ses ailes dans le désert (Esaïe LVii, 13), et alors Ephraim rougira de $es laerifices. > — ir, 15- 19. — Ces derniers versets sont d'une grande énergie; les images pleines de force et de vie se succèdent en des phrases d'une exceeâve brièveté.
S. Le réUibUssement de la royauté.
Menahem succède à deux rois qui n'ont occupé le trAne que quelques mois ; mais «il fait ce qui est mauvais devant l'Eternel. > Hosias à Jérusalem s'est détourné de la droite voie et a voulu usurper les fonctions de sacrificateur.
En étudiant la prophétie précédente, on ; vmt comme le reflet d'un temps d'anarchie. Osée s'y adresse à une multitude conliise dans laquelle il y a sans doate des prêtres et des grands, mais qui n'obéit & aucun chef. Ici l'ordre est
r£tabli-i dos la prenaière Hgoe, on voit à leur |Jaice les sacrificaleors et la maison rojale. Mais la corruptioD morale n'en est pas moins grande, le peuple ne s'est poiot converti À Dieu, même les difttîmeiis qui le menacent, sont plus immioens que pendant l'anarchie , et ao plaidoyer [iv, 1) ^accède le jugement (v, Ij. Juda, de soa cAtjé, qui semUait iMgaères meilleur qu'Israël (iv, i5), est devenu son é^ (v,5. 10. 12. 15; VI, 4. U). D'ailleurs Galaad (vi, 8; eomp. à XII, 12) n'a poiot encore été dévasté, par Tiglat Piléser.
< Ecoutes, prêtres, maison d'Isr(ûl,maism du roi; kjttg^ ment du procès de l'Eternel va être prononcé contre voua. Car vous n'avez repris Voire autorité que piHir séduire le peuple ; en deçà comme au delà du Jourdain (Milspa et Thabor); vous lui 6les u» piège, au lieu de vous tenir en fiealiuelie (Milspa) pour l'avertir du danger (Es^ ui, 8; ixii, 6; Jér. vi, 17; Eï. m, 17], et voos profilez de votre élévation sociale (Thabor) pour l'enlacer dans vos filets (vi, 9). Ib continuent comme du passé 4 amoneefer saerificei sur sacrifices et trtmsgressùms sur transgressions. Mats moi, je guis leur discipline à eux tous, je les châtierai (v, .12-14], et si possible les ramènerai au bien par mes chA— timens (v, iS; vi, 1 el suivans). Ils ne me trompent point par leur apparente piété (v, 2. 6) ; ruais je connais Epkraïm, hraSl ne m'est point caeké; Ephraïm a adoré les faux dieux et il a séduil Israël, les neuf autres tribus, qoi se sont également souillées. Malgré les reproches des prophètes et les malheurs qui les ont déjà frappés, ils poursuivent un train de vie qui ne leur permet pas de retourner à leur Dieu; car ils sont possédés de l'esprit de prostitution et ils ne connmsent pomfï'£{eme/. El loin de s'humilier, ilsredresseotla léle, leur orgueil qui se peint sur leur visage témoigne contre eux. Aussi ton^ieronl-ils à cause de leurs iniquités et Juda va tomber avec eux. Alors dans leur détresse ils retourneront vers VElerwl,
m iront à lui avec letirs ^ietime», niais ils ne h tmtverùnlpas, Us'estretiré d'eux. Ils ont élémfi^le» à l'Etemel, la nalion s'est livrée an calte des fiiux dienx, elle ne donne h Dien que des enfans qui ne lui appartiennent pas [ i-ni ] : La prochaine bme les Terra consumés par l'eDuenii avec leurs biens > (prophétie accomplie par l'invasion de Pal, que Henahem détourna en payant nn tribut de mille talens d'argent, par celle de Tiglat Piléser sons Pékach, et par celle deSalmanasar). i Voici , l'ennemi est 16, déjà il a traversé font Ephratm , déjà il louche aax frontières de fien;atnM; Giâbha la -ville de Sàûl , et Rama celte de Samuel , sont saisies d'efiiroi , l'antique iM(/ic/, aujonrd'hai souillée, est dans l'angoisse. La chute d'Ephraïm sera une ruine complète, une entière désolation; alors je prouverai que je fais ce que je dis et que mes paroles sont certaines. > — v, 4-9, I Joda périra sous les flots de ma colère, parce que ses grands, tout en ayant l'air de me rester fidèles, élargissent contre leur conscience les commandemcns de ma loi et en éêplaeent les bornes (Beut. xix, 14; Prov. xxu, 28); et EpkriUmest accablé, écrasé par un juste jugement , parce qu'il marche au gré de ses caprices selon des hts qu'il s'est données lui-même. Aussi moi, je suis dès maintenant à Ephraim ce qu'est aux étoffes kt teigne qui les rbnfgè en secret et rafddement ; à Juda ce qu'est la vermoulure an bois qu'elle ahère lentement et ^u'on dirait entier, mais qui est pourri intérieurement et qui se brise au moindre eSbrt. Et lorsque enfin Epkrdim verra sa maladie et Juda sa plaie , que ferontils? S'adresseront-ils à Celui qui les a frappés et qui sent peut les guérir? Non , non , Ephra'àn s'en â^a vers Assur [va, H; VIII, 9; xn, 2; u, 5; ix, 5; voyez Menahem II RtMS XV, 19) , et Juda enverra vers un roi étrangw e( ennemi, vers son adversaire (x, 6; Ps. sxxv, 1 ; voyez Aeàaz, II Boisxvi, 7. 8; Es. vn). Mais ces hommes ne seront d'aucun secours ; car moi qui ai miné intérieurement
iWGoogIc
42 08ÈB.
et en Becret les f«ces des deux crimin^, moi, moi, l'Eternel , ;e fe( dëcAtrerot comme un Iton an jour da ch&timenl. je m'en irai tes emportant dans le désert , et tml ne m'ôtera ma proie. Je m'en irai (t, 6j, je quitterai la terre, je retowTierai m mon Ueu dans les deux ['], je retirerai les signes de ma présence , ma gloire (schekinaj n'apparaîtra plus dans le lien très saint , le souverain sacrificateur ne consultera plus t'épbod , je ne susciterai plus de prophètes , jmqu'à ce Qu'Ephraïm et Juda se reconnaitsenl coupabks et cherchent ma face. * — v, 10-15. — Cette dernière prédiction est la répétition, sons une antre forme, de m, 4. S.
I Les Hébreux , en effet , ne persisteront pas dans leur aveuglement; nn temps viendra (caplirilé de Babylone, soumission aux Romains à l'époqne de Jésus-Christ, relèvement futur de la nation jnirej où dans imr ditregse ib me chercheront non plus des lèvres (v, 6), mais «ncèrement et pour ainsi dire chaque matin dès leur réveil. Ils s'exhorteront les uns les aulres à vemr à Cebti qtii les a déchirés et qtâ les veut guérir. Us se sentiront comme anéantis par l'excès de leurs sonfirances; en tant que nation ils n'existent plos; en tant qu'individus, ils ne sont que péchés et misères; ils sont morts. Mais, dironl-ib , l'Etemel tioui rendra la vie dans deux jours , et au troisième il nous rétablira; l'œuvre de noire résurrection (Rom. xi, 15) ne sera pas celle d'une longue suite de générations ; notre médedn est le Tout-Puissant, et s'il veut faire gT&ce, il se h&iB de secourir, t Et ici le prophète qui met ces paroles dans la bouche des Juifs repenlans , ne soupçonnait peut-être pas lui-même combien sa prédiction était littéralement exacte ; car la gnérison et la résurrection , non seulement des Jnifs maisdetoQS les peuples de la terre, s'est opérée dans les trois
{*) Ce passage rappelle iovo Ion lai rement Astrée de la terre au ciel à la Ga de l'âge d'argent.
jours de la mort de Jésos-Chrisl sar la croix, et de sa sortie
du (ombeaa. ■ Et nous vivrons en sa présence, i ajoute le texte; en effet, par la foi au Sauveur, les membres du noDTel Israël ont été rendus parlieipans du SaÎDt-Ësprit qui est la vie* éternelle, et ils marchent en la présence de Dieu. ( Ckir nous connaîtrons l'Etemel de celte connaissance qui est tout amoor, et nous nous efforcerons de le connatire tmgoura plus. II se révélera alors pleinement à nous; car maintenant U ne luit point encore sur le monde , qai est plongé dans la nuit ; il éclairera l'orient et son omvre auro l'éclat du jour anivé k sa perfection (Prov. iv, 18). Et sa venue nous restaurera après nos donleors, comme la pluie ranime la nature après la sécheresse , et il sera pour nous , que l'afOiclion a labourés et changés en une terre bien préparée , ce qu'est la pluie de l'arrUresaiton ponr les champs ensemencés. » — V, 15; vi, 1-5-
■ Mais telles ne sont point aujourd'hui les dispositions d'Ëpfaraïm et de Juda : en Tain l'Eternel les bénit ou les diàtie, les menace on leur parle avec amour (Es. v, 4; Mich. VI, 3. A), îew piété ne consiste qu'en de passagers monvemens de repentir. Pour sanver leur àme. Il cherche à les remplir d'une sainte frayeur, à les frapper du glaive de la prophétie , à les faire taourir au péché par les paroles de sa bouche (Es. xux, 2; Hébr. iv, 22 ; Apoc. t, 16j. Hais tout est inutile , les jugemens qui leur ont été dénouées et qu'ils n'écartent point par leur retonr à Dieu, s' exécuteront et viendront à la lumière (Soph. m. S]. Sans doute ils offrent à l'Eternel des sacrifiées, et croient ainsi lui être agréables et l'apaiser, mais l'holocauste n'est rien sans la 1 connaissance de Ôieael la msérieorde{E&. i, 11 ; Ps. xl, 6; U, 16-18). Sans doute encore, ils habitent la terre de la promesse ; mab Adam aussi demeurait dans le Paradis , quand il a désobéi à Dieu, et il en a été chassé; et vous, mm transgressei comme Adam l'alliance, c'est Ai, .dans la
terre mène de l'Eternel, (fm vous «cm reb^z contre M , vous en serez expnbés. » — vi, 4-7.
: Osée termine cette prophétie par quelques phrases brisées qui semblent indiquer son découragement et te senliment qu'il a de l'inalililé de son oeuvre. Parcourant en e»prit la Judée, il signale d'entre tontes les contrées rebeUes àJéhova, Galaad (dont la principale ville était Hitepa v, Ij, comme n'étant qn'imquité (su, 12), et comme toute pfeûM destuig. C'est avec le secours de 30 Galaadites que Pékach s'empara dn trAne , et Galaad fut un des pays ravagés par Tiglat Piléser (ii Roisxv, 25. 39). D'entre tontes les classes de la sociélé, Osée signale ensuite comme les plus coupa-; bles les taerificateurs : semblables aux (ondes de votews qui eompfoUmt contre la vie des passans , ils épient les Ephralmites qui se rendent par la grande route de Siehem à Jérusalem pour j adorer le vrai Dien {') , ils les détournent de leur projet par leurs honteuses séductions , et les attirent aux autels du veau d'or de Béthel (r, Ij. Enfin Osée qui, dans tons ces versets, 4-11 , revient sur ce qu'il a. dit xa di. V, finit par rappeler (v,5-5) en quelques mois les crimes odieux d'Israël et le châtiment qu'a mérité Juda. — VI, 8-11.