OSÉS
mort. Et mamtenanl que la ruine est là et qae les jugemens de Dieu leur sont dèuoDcés, Us n'en periéoèrmt pat twms dam leur idolâlrie , Us fondera de nouvelles statues , ■joutent de ■oavelles saperslitions ; des hommes, des créatnres raisonnables (') adressent dans leurs sacrifices leurs prières à ces idoles que des artisans ont fabriquées, et baisent des veaux d'or l Aussi disparallront-ils de la lerre comme la nuée du fnotin ou fa rosée ; ils seront emportés comme l'est la baUe ou la fumée par la tempête. Mais dans ma colère je sois encore ton Dieu comme je l'ai toujours été depw ton s^our en Egypte; et dans tes malheurs lu reconttaitras que je siâ$ h seul Dieu et le Sataseur. Alors ta reviendras à moi, alors je me ferai connaître k loi ; car c'est dans l'aride désert de Sinaï que j'ai fait alliance avec toi , et c'est dans ud autre disert que je me révélerai à toi (xn , 10) ; tandis qu'une fois établi dans les gras pâturages de Canaan , ton cœur s'est engraissé et tu m'as oublié , comme Moïse te l'aTait prédit (Deul. Tin, iS] . La prospérité endort et perd l'âme, que l'adversité réveille et sauve. Mais le châtiment sera terrible ; la mine est inévitable ; je leur serai comme un Uon. ..,je les dévorerai...' (v,14). — ira, 1-8.
I i. €e qui l'a perdu , 6 Israël , c'est que tu as agis contre mm qui seul élais ton secours, et quel secours (Deul. xxxiu, 36-39)1 Oùesttonroi.qu'ilted^vreîŒisoM tes juges desquels tu disais (à Samuel , 1 Sam. vm] : Donne-moi un rot et dM princes. J'étais ton roi et lu en as voulu un autre, ta as préféré au Dieu fort l'homme mortel, au Seigneur invisible ettout pntssaut le seigneur impuissant , mais visible. Insensé qa<j (U élais, je t'ai donné dans ma coUre le rm (Saûl)
(*) Suivant uiie anlre traduction, il serait îcî question de - sacrifices humains. 3 Rois xvit , 16. 31; xvi. S; xxi, 6; a Cron. xxvttt, 3; uxiii, 6; Ps. cvi, 37. 88; Jér. vu, 31 ; jux. 8; xxzii, 33; Ei, xn. 20; xxui, 37.39. '
62 OSÉK.
qae ta me demandais , et paisqae sajourd'hni coomie jadis ta places la confiance dans rbtnime , dotu ma colère , je voit t'àter le roi qne je t'aTais donné. — Lt$ miquiUs d'Epkreûm sont tontes réimies en un seul fàiscean et je n'en oublie pas noe (JcA XIV, 17). Elles sont tontes mises en réterve dans les trésors de ma colère pour le jour de la raine. Voici, le chAlimeot est là avec tontes ses déchirantes angoisses et ses affrenses soofirances , semblables à celles de la femme qui met au monde un enfant. Hais ces doaleurs ne sont dn moins pas celles de l'agonie, elles amènent pour Israël nn état tout noavean , elles sont le travail de sa régénération. Pourquoi cet enfant qià natt à la vie nonvelle, se refose-t-il, dont ta foH», de venir à la Inmière? Pourquoi ce peuple veal-îl demtwer (pendant des siècles et des mille ans) dans le creuset de l'èprenve , et ne pas franchir ie Um d'angoisses et de ténèbres par lequel il arriverait à sa nouvelle existence? Les puissances du sépulcre s'emparent de lui et menacent la nation d'une ruine totale ; la mort tient enchaînée son Ame qui ne connaît plus le vrai Dieu et ne le recherche plus , qui ne sait plus même le chemin de la vie et qui ne fait aucun eObrt pour s'en approcher. Hais je serai plus fort que tons ses ennemis, je le retirerai de son abîme de misère, je triompherai de son incrédulité et de sa résistance. De la main du sépuJereje le rachèterai , je le déScrerai dtlamort. Omort,oàesttapesle? Osépidcre,oùe$llapmsauce de destruction? le n'ai plus de colère contre mon peuple, je ne changerai plus mes desseins de miséricorde 4 son égard. * Celte belle et remarquable prophétie se rapporte dans le conteste à la nation juive, à son rétablissement futur et à sa conversion au Seigneur. Mais le Seigneur, c'est Jésus-Christ ; la condition du rétabUssement du peuple hébreu, c'est sa conversion à Jèsus-Cbrist, et Jésus-Chrbl, en rachetant Israël du sépulcre et en le délivrant de la mort, a sauvé l'humanité entière de tontes ses souffrances.
Id comme plus baol, Ti, 4, Osée ne fait qoe jeter an regard sur les temps messianiques, qui rentrent immédiat»^ ment dans les tentures de l'avenir, et la menace, un îdstant suspendue, reprend son cours, i Ephralm est, parmi set frères, un arbre fertile, ainsi que son nom l'indique; il a grandi et s'est étendu pins que les autres. Hais sa prospérité ne le sau?era pas de la ruine ; du désert va souffler le Samoun qui desséchera ses sources; ses trésors seront enk~ vét, sa capUak détruite, et ses femmes et ses petiu enfans tnassaerét avec cette barbarie dont Assnr a déjà fait preuve 8U siège d'Arbel [x , 14). i — xui, 9-16.
a. Enfin, le prophète détourne ses r^ards d'un présent de deuU et de ruine , pour les porter sur un lointain avenir de gloire cl de joie. Il enseigne au peuple repentant comment il doit s'approcher de Dieu : avec desparoks qoi partent du cœur et non avec de pompeux et vains sacrifices de victimes; en confessant que le secours ne se trouve point Aez tes peuples pnissans d'entre les gentils, ni la force dans les armées; en n'adorant plus de faux dieux ; en venant, faible et délaissé, vers le Dieu qui a compassion de l'orphelin, xiv, 1-3. Et à ces paroles de repentante. Dieu répond par des promesses de guérison et d'amour et par des bénédictions exprimées en des images qui font toutes allusion au nom d'Epbraïm (xiii, 15). ■ Je serai comme une rosée à Israël [vi, 5] ; il portera au loin ses racines comme les arbres du Liban, et ses rejetons s'étendront de tous cdtés (ix, 15), sa beauté sera celle de l'oKvier, et U exhibera des parfums comme le Uban. Cmx qui ont }tabité sous son ombre reviatdront, et Us feront revivre le froment dans leurs champs restés incultes pendant nombre de siècles; ils fleuriront comme une vigne et leta- nom sera célèbre comme le vin du lÂban (x, 1). Ephraim dira : Qu'm^'e plus à faire avec les faux dieux? Alors j'exaucerai (ii, 21), alors j'aurai les yeux toujours sur eux pour les garder et les bénir. El moi-même, par
64 osiE.
qaelqae miracle de mlBéricorde , je âeviendrai semblable à toi; à in et une -vigae, je serai un cyprès toujours vert, je serai grand et puissant, immuable e( fidèle; et, par ud autre miracle que tu ne peux deviner, ce sera sur moi que crolIroDl et se trouveront tes frtUts » (Apoc. xxi, 3). — XIV, -M.
Pendant sa longue carrière, le prophète avait tu con^ tamment ses compatriotes De pas écouter ou ne pas accepter ses paroles, dont le sens ne se dévoilait qu'au petit nombre de ceux qui avaient la Traie connaissance de Dieu ; et en terminant son livre, il dit avec une profonde tristesse : « Qui est sage, qu'il comprenne ces choses , et intelligent, qu'U ks connaisset Les voies de Dieu sont droi^, mais ce ne sont que ks justes qui y marchent, seuls ils prennent garde à la Toix des prophètes, seuls ils ne ferment pas les oreilles aux menaces et n'abusent pas des promesses, seuls ils font ce que commande le Seigneur, tandis que les rebelles trébuchent et tombent. » — xtv, 9.
NAHVM.
Noos Re connaiasolu dé Nabnm que son Uea de nais- Sânce, EIkosch (i, i). Mais H y a deux eadrmts de ce Dom, entre lesqneb ob hérite. Jérôme {mort à BetUéem, 430 ans iiprfn'IfwM Tihiiit) iwns apprend que de son tem^ il j avait en Galilée nu petit Ttlbige nommé Helkesei , ou quelques mines indiquaient à peine l'emplacement d'anciens monumens, mais qui était cependant bten connu des Juifs et qaé son guide loi arail montré; et d'autres tntcrprèles nous «Ueslent également que c'est bien là que la tradition plaçait la patrie du prophète. Hais à trois lieues au nord de Mosul, sor la rire orienlalé du Tigre, dans le Koordistan se voit de nos jours une ville d'EIkosch, où l'on montre le tombeau de Nahum, qui est mainlenaal encor^an lieu de pèlerinage pour beaucoup de Jbifs. Si cette dernière tradition était la vraie, Nabnm serait le descendant d'Israélites des dix tribus transportés en Assjrie par Tiglal Pileser ou par quelqu'un de ses siKCCSseurs, et il aurait vécu et prophétisé pendant U captivité dans les contrées traversées par le Tigre. On a allégué en faveur dé cette opinion-la connaissance détaillée qu'il a de Ninivé et de l'Assyrie , mais cela cttiduirait à foire vivre les prophètes dans toutes les oon-r
trées étrangères dont ils parlent avec quelques détails. On a allégué anssi quelques mois du texte original qu'on prétend n'être pas hébreux. ; mais ce Tait , à le supposer prouré, peut s' expliquer'de diverses manières. D'ailleurs la tradition conservée par Jérôme est bien plus ancienne et plus aathentiqae que l'autre, et le livre même contient des paroles adressées à Juda (i, 14) , qui s'expliqueraient difficilement dans la bouche d'uo prophète de la captivité assyrienne. Nahnm était donc an Galilëen appartenant à ces familles, sans doute assez nombreuses, qu'on suppose avoir trouvé un asile dans les montagnes, lorsque Sdmanasar transportait dans les contrées orientales de son empire le gros de la population du royaume éphraïmite. Nous voyons ea dTet le picttx roi Josijb étebdro se» râfcunoM hwre.de Juda: dans 'l'uAciea territeice dès dis trIbtB, et ce qniétait donenré de reste â'brael, venir- eiveé iuda célébrer ia ^aade fèt« dé- PAques «pi'il avait ordonoéa (i Bms xxn; ? Cbfon. XXXV. 18). Celaaons-prouvBqaè toas ksEpbra^ mités n'avaient pas été transportés, et iiésiMs vzaisemUa» ble que la majeurs partie des Jiû& galiléeni du «èsie de Jésu^-Ghrist ne descondaient point dé familles qui Bemiiari reveOues de la capoté sous EsdraS et I^^éliémie. Ce point çst trop iiaportant pour l'înteqirètaÛon des propfaéliet poia> quo nous oe nous j furetions pas uti instant. Les deetendans de ces Ephraïdiitee qlii se seront rèfngiés de la Ssma^ rie et de Galaâd dans tes montagnes' de la C^îlée, et q«i abroat f<»nè le peupla Galilée, oal rd et entendu le Heasie, qui même avait choisi ta vUU parmi enxi et ils peuvent être cnvbagés comme représentant les dix tribus mx temps messiani^fê, de même qne les deux Oihm ia foyaume de Jnda étaieiU rqiréseDtées par le petitnoaibra de leurs femillés qui était revenn.de fiabyloae: Les GlUléeas et les. Joife Cbnnaient lors de Jésus^farist deux pelH> {de» distincte, maie les désastres de la gnerrs OMtré tel
-BMUiàia les ftrent m etwrt^ddre éo vae isdme liatioà; «t le^ Jitift qol existsat prAseatoQMrt saM les desc^aw «assi -bien 4es fîalBéesg on ies Hébreux -des dix tr^ms, qae 4es Juift oa àés Hëbrenx de Jada; lee distiBctions de -Jud» et d'IirMi se sont eS^ées sens laisser de Iraees , |MKir faire place h la desoendaBee d'Abrakam. Ajoatens n^Ame, qa'aprés la deelruction de Jérosalem par les Kotaaias, ce fat Mi Gidilée qoe flenriiciilt les plus eétdbres el les plm loflaetites des écoles des Rabbins , et probablement de là vient qae la proDonciatioD de l'béjjren qui ào^ 'mine inainlmaDt parmi les tmfs se rapproche beaucoup de «elke des BBcieDs 6al3ëens.
Mais revenons à Nabum. Il était donc Galiléen. A— t— il vécu dans sa patrie désolée, linsi qne l'a fait Jérémie qui, après la translation de son peuple à Babylone, est demeuré -dans le pa^ «vec les faimUes pauvres et peu nombrenses <fo!<mj av«it taififiées? Cela est peu probaUe (i,- 44); il sera ^«m TiTre en Juda et propliètiser en Jérusalem.
L'époque éù it a pronoDcé sa prophétie contre Miaivc, n'est pas ïiHliqnée entête du livre, et doit donc se dédaire de soB coErteau. Imvtmeb 9^15 du cbap. i paraissent -coDtMJr des allunoos tant an ^scours de BabsaVé^ devant JértiMieni, lorsque âenoaeberib (ea 714), déjà maître des -villeft ferles de ïtida, BKnaçait la capitale d'ane fuine im- «QiHiente, qa'à la propb^e d'Esaïe qui précéda la destro»fimi de l'armée eoneeiie (3 Rois zTin, xix] ; et comne «a ne peut placer lé prophétie de Nabum avant ce dcrniei ét^nemest, l'opiuioR la plas prdMble est ccUe ^ la rap-^ ^rte aux deftééres abaéei du régne d'Ezécbias, lorsque la psksaace de Mnlve menaçait eqcore Juda do guerrea lew âtttttabk»,
La ruÎRe de No-Ammon ou' de Tbébes dans ta Haute-» Egypte, à laquelle le prajriiâle &it allnàoa comme à un ^MnemODt récent^ smôrait à déterminer le temps de Na^
liQB ù l«s hûtorieos ucrés On pro&nes now «nûeÉt ooA- •ervé qadque renseigBement poâlif bu* cet éTéjBement. Ou suppose qoe le chap. xx d'Esaïe »'j rapporte ; le roi d'Assur, Sargon, avait eproyë son géa^al Tartan eontn Aâdod; pendant le siège de cette ville, Esaïe annonce que les As^ riens vont «nmener en captivité Hilaraïm el.Gos. Sargon, dont le nom ne se lit qae dans oe passage , doit avMr occupé le ù-Ane d'Assyrie, pendant peu d'années, «prés Salmanasar et avant Sennacherib, s'il n'est pas le même prince qae l'un ou l'autre de ces deux rois? Si. cette prophétie se rappwte réellement à la ruine de No-Anunon , elle coofirmerait la supposition que Nahum a vécu sous Ezéchias et vers la fin de son règne.
L'objet de la seule prophétie de Naham qui ait été c«ascrvée, est la ruine de Ninive et da royaome d'Assyrie. C'est ainsi que Jonas ne nous a laissé que le récit de sa mission spéciale auprès de cette même capilt^.
L'histoire de l'Assyrie est envdt^pée de ténèbres; les Grecs uoos en disent peu de dioses, les écriTaiDS sasrés ne nous en parlent qu'accidentellement. Moos savons par Genèse X, 10, que Ninive est avec Babylone l'one des plus anciennes villes du monde, et qu'elle a été fondée par Ài- «ttr vetumt de Senaar, ou pUit6t, suivant une interpr^tioa {dus probable de ce verset obscur, par Netnrod étendant son royaume de Senaar en Assyrie (dans ce cas, Nemrod servi le Ninus des Grecs, peut-être avait-îl deux noms comme Esatt ou Edom). Hais à cet éclair qoi nous permet de jeter nn regard sur ces temps priimtifs, succèdent qoatone siècles d'impénétrables ténèbres; no passage de la Genèse (xXT, 18) indiquerait peut-être qu'Assur était un état commerçant et florissant à l'époque de Moïse; etBaladn^, le devin venu des rives de l'Eupbrate,. annonce aux V
(peuple il'oicddeBtâa Joardun), qo'ils seront menés en caittiVité par Assor (Nom. xxiv, SS). Ce premier royaôiâe d'Assjrie , soecombaBt sans doute aux causes ordinaires qm «mènent la ckale dies natioi» opnicnles , fat délrml vén l'an 800 avaBt JésQSr-CbrisI par Arbaces, roi des Médes, qui s'empara de Ninive après an siège detroisans. Le dernier roi doit avoir été Sardanapale, qOi se brftla dans MO palais aréc ses trésors, et sons qaî Jonas a peut-être parti ^Nibive.
' Sur les ruines de l'ancien empire d'Assyrie se forma rapidement le BOQvel empire , dont la Bible noua fait connaître plofflearsrols h dater de Phnl, et dont Nabum prophétise la mine.
L' Assyrie proprement dite était ntuée au sud de l'Arménie , à l'est du 'HgTe, et comprenait le Eonrdistan actu^ avec la plaine qui est au pied des montagnes qui forment en cette contrée le bord ocddenlal du plateau de Tlran. C'est an pajs bien arrosé et très ferti(&, duquel Babsaké disait avec raison qn'ii produisait en aboodaneè le frc»nent et le rin, l'olÎTe et le miel (3 Rois ivni, 52}.
Hais les Assyriens n'étaient point restés dans leslimites de lenr patrie , et pour ne parier que de leur noovet empare, nous les voyons, trente ans déjà après sa fondation | attaquer sons Phnl le royaume d'Ephraïnf (vers 770 avant Jésns-Chrfet], et environ trente ans plus tard en dévastH plusieurs province^ sous Tigilat-PIleser. En 721 , Salmanasar s'empare de Samarie.-Sargon, si nous ne faisons erreur, rav^^ l'Egypte. SennaCbérHi:, sept ans après la des- (ructîoH d'EpIvaïm , veut s'einparer du royaume de Juda.' A cette ^oque, l'empire d'Assyrie comprenait non senle— ment la Mésopotamie , mais la Babylonie et la Médie. ainsi qu'on peut le conclure des contrées où les Epbraïmites iu7 rent tran^ortés, et de celles d'où vinreot les nouveaux colons de la Samarie. Assar s'étendait donc de ses belles et
8 JtkwM*
ktiUet moDtagiÈes et de ses plai&es ftirlAM, v«r« te ùarà ft la mer Gai^ieBBe, vers lesod ap golfe ISwiûliifl et -rt» l'ooest i b Héditerranée. PoeilkHi onî^ae fentrèln aoOB le doobie rapport de la puissance politâioe et du conuneroe. Le ceatre et la capitiUe de cet empire Oorismnt « c'èbdt Ninive. Elle était ûtoée sur la rÏTe orieDt^ do T^r*^, i l'opposa de la vilte actaelle deMoeid. EUe avait Iroftjeom iféea à» chemin de circonférence et reofemuàt ooe pt^mlaFtioD de deux millions. Ses Temparls répondaient à sa gtaoi^ deur et à son importance; les more étabnt baots d» 100 piede , et d'uoé épaisseor telle «pu frpia cfaais . pouvaient y fooler de iront, et ils étaient flanqués de ISOOtours baittfp de 200 pieds. — Il ne reste de cette immense àté que.dep pertes avec des inicriptioiia en caractères canélfonBes , le« noms de qudqaes viHaj^es : Nania , Ndibi-Jwias (prophète Jouas}, Nimrod, et dea tertres formés de débris qui peuj^ Mre même n'ai^rtienaent pas à la ville aasgrrienDe. âw remplacement do l'drgwiUeusa et opidente capitale de Vanr tjq«e Orient, le dernier Toyageur (H. Giant) n'a Iroat^ que quelques tentes de paqvres Arabee et Toreonutus ao^ modes- (')
- Cependant, sous Senpadiérib, le» Afisjtiens étaient ai** nvéa au laite de leur piiissance et de leur pro^rité. Leurs ceaqoétes, qui semblent aToir commencé avec la fondation donoord empire, s'étaient rapijdemeot étendue» jasquee k la Méditerranée; ils se trouvaient ainsi eu cpnflit avec !'£-•
(*) IVoDs renvoyons potti- l*bîstoii« d'Aâeyrie it pour Mii»r«i à la première ItvraisoB ; Période d» fn^bètm i f- t7''3tl, ut /ortiH, p> 11 ; mais auplout au cfaap. i" de l'ekeëlt^t «t pr»* cieox onvrage ie Ktith sur let Prophàia, Ce chapitre contient» sur raccompItsseineDt de la prophétie de Nabumt des déuiJ^ pleins d'intérêt, que nous n'avons trouvés jusques ici dans au- <;un commentaire allemand.
fjr'ple; U poBSMrfcÉ) ^elndaètaïf ia ocueptémeèt Hécèesure ^e-U'pi^ dd SatBMie tif tiapaÀsatt A'of&v aneon diM* «nhè. Sedow^érib natter coirire Iferèsakaa, où m tnm> faiênlnn ni pieœC, >EriclHB, et le jsopbète Esale ; et te monarqne derant leqacl tops les rae Toians éUient tombés àt kw trOne, et ^ Agi était mritire de toates les villes de Jnfa^ dat s'flo^e^ eti hktedes mors: de i^nsalcm. Dn moDOCDl où -fraiipé de Uverge de Diéa il : s'cb ntaa i a» et reprend le'choDun de Nirive, la fortime de soo cm|HN dunge et Ip dédia conunence; la fwce d'.^asnr semUe biv sâe «t sa clute est aOssi ra^e qrie l'a été son éUmtioBi L'empire est détroit ^ar tes Uéuia, dont le roii Cjaxare s'empare de Ninive en €05 , ou setnn d'autres G2&. Il a' est ffls enclin que le roi Je Aàbjloue Maba^asBr aitétédàBS Mtie guerre FaiKède Cjaiam.
A l'époque de la ptophUsûe dé Nabnin , et "Sans ixMtê Bom à eeUe de sa prise e< de sa desbnictioD , Ninire était «io»re daiia iMTte sa grandeur.
- âoDCODHQerfle ètaâ ianneose. < Elle avait plus de mâr-^ dMMds qu'il n'y a d'élrileB an ciei * (tn, 46). EUe était oonime ■ oti réservoir > w les eaux arrivent de loales peHs [Ui 8^,; les petafdes' {Apoc. x-vn, 1:9) acconraieBt dafls ses mort; et -des provinces In'plas éloigBâes de bm empire, et dès pay* étrangeni. Pbcée entrel'IrHnstrAsieDCrideatate^ cUereeévdit tes marchandiKé des coatrëeslee plus reeolées d^' KAsie «atrale, et ceUes de'bMédtterEaBée'qaihiîaPrl'^ uieat pw lés viU^ -pii^ideHnes. Le pont do T^j^re , paf kqmàl, aujoiiBd'hai la'psnrrs pepolation de la contrée f Koundes, AnboB, Tutcs, NestotieAs, Jttife; appnle&t'aB marché de Mosul les produits de leurs champs et de leurs vergers, était alors ce que deviendrait l'isthme de Soei entre les mains des Ângitus : le pwnt de jonction entre le oordrouest et le sUd-eat, ent|;e le riche Orient et l'indas^ if^^ax Ooddent^ qfà ne cooufuuiqwut eatrfr txa. iepiÔB
|rii» de trois sièdM, qoa par le nd de t'Alrique et le Gap àe Boiuie>EBpéraDce. NinÎTe était le matre dé test le oomflieroe du monde ; de là < cet or, cet argcat , ma trésors io* norabrables, ces vases précteax de toute espèce > (n, 10), qui deTinreat la proie des Tainqaears.
- ToDlefois ces richesses ne TenaieiU pas oniqDaneDt et son commerce; jnsqnes an temps de sa rame, i crite TiUe de sanf, tonte pleine de mensonge, de violmce, n'aTait ceesé ses rapines (ni , i ] . > Elle iàîuit sa (ovie des peuples voisins; et qutnque elle ne Ot pins aion, à ce qa'il parait, de grandes conquêtes, elle pommÛTÛt sa dévastations. Le prophète la compare à une famille de lions qui sont f'efiroï de tons et qoi ne redoutent rien, et qui remplissent leur antre de proies sanglanles (n, 11. 13). D'aiUeurs ses marailles colossales avec leurs innombrables tmirs , s'élevaient intactes dam les airs et défiaient tous ses ennranis.
La pniasance et la prospâ^té de Niiiive expbqoent, Jnne part, comment elle était dans une sécnrilé «Mupléte an moment de l'attaque : les princes donnaient et le peuple ressemblait à un troupeau paissant ea paix et se dÎBsénùaBt de tons oMés [m. 18); d'aatre part, ponrtpioi le prophMe expose, en commençant, la toute puissance de Jéhova, qui s'araUce pour renverser cet empire (i, 3-6] . Aian s'exptiipie (KUsi la force avec laquelle Nahum appuie sar l'exonple de No Ajnmon [m, 8-11) ; de même que Ninive, Théfaes était une cité immense, la ville aux cant portes, qu'Hom^^défi a diantéé (II. 9, 382), reuMutatt aux premiers Ages de l'histoire, était le centre d'un gzand ccMumerce, avait un fleuve (') pour rempart et comptait de noD^neox altiéa;
(') La mer, au v. 8, désigne les flols du large Nil qui enveloppait la ville par des canaux ou foiaés que Sésostris avait creusés. Eu hébreu, il n'y a paS de mot pour lac ; et le Nil dans ses iaoudations , chaoge chaque année l'f^pte en un lac on en nnemer. Anin reçoîl-il parfois dans les prophètes le n«m de mer.
-mas m les iecoÉn 4ei Bgypticnt, Aei Etfùopiem tl éti I.}Ueiu, ni MS richesses, ni la force de sa potition , ni son antiqiiilé, ni sa gloire, ne l'avait préservée de la'mine et de la captrrfté; et cet exemple était d'autant plus frappant que selon toute pn^taUlité c'étaianl les Assyriens eax-méiBM ^ s'étaient «anparés de llièbes.
Mais- pourquoi Ninive derait-dle tomber? Pourquoi l'Elemd. Tent-îl la détouire?
D'abord , parce qu'aie avait < pensé le mal contre IKen * et contre le peuple de Dieu. On ne porte pas impunément la main sur ceux que l'Etemel aime; on ne rabaisse pas inqmnément le Dien vivant an niveau des prétendus dienx qa'inre^-le cervean homam, comme l'avait fait Rabsaké an nom de son maître. Assnr avait formé le dessein de dé- -tmire Juda et le cohe du vrai Dteo. Assur avait emmené en captivité In-aël. Il doit ttmiber. C'est ïk le premier motif de sa raine qu'indique le prophète (i, 9-15; u, 1. S).
Les autres moti& sont d'une antre nalin« et sont exposés vers la fin de la propli^e. Ce sont ses rapines , ou dans le tangage bamain, ses conquêtes (m, i; n, 11-13). Assnr entait rendre un vrai service anx peuples en les incorporant h sas empire (9 Bois xvm, 28) ; mais Dieu en jageait autremrat; il ne veut pas qu'une nation porte atteinte i-la liberté et à l'indépendance d'une antre , et il compare les conquérans aux bétes féroces qui emportent dans leurs 1»uières leurs proies. La politique bamaÎDe devrait apprendre de la Bible quelles sont les bases véritd>les de la prospérité des Aations. — C'est ensuite la corriqition des mœurs ; Nirnive est i une prostitnée ; ■ l'opnlence en effet énerve les prà{^es , et dans le temps, du danger, les guerriers ne sont plus que ides feounes» (m, 4. 13). C'est enfin les séductions que cette ville oommetçante exerçait sur les peufto qui l'entouraient (m, 4-7). Le commerce est en soi dum bonne .et néeessaire; il ràppfotbe les Mtiens, fait
i9 ' JUHUM.
ptrt'tia uoet iœ ritiieaus'ck» àDlra. et Me par Tmi le cheioii^ shx maswgetB de l'Erin^cUe. Um len àboi Boôt.k h i>ort9;< l'iatérât igobte faîl Teoonrir k toate .êepéeci de rofiCâ et de troraperiea, c'est tar U roue de an prochafa ^'on élève m fbrtaoe , on ctehe U baeàeaK de ses àamnim sous le masque de l'amitié.; lo peuple coMMcnçaot ae voit idiez les autres peuples que les instruneasde sa prospérité, et an mépris des devoirs sacrés que l'iioinme a deranlDiea enveis tous ses frères, il les ruine, les cDrronqit, le» détruit poiur s'euricihir. Ub tel peuple, an jugement de Diea,> ne vaut pas mieux qu'une rile proslibiée, qnî «Ue anaai n'a qu'une obose en rne, son iolértt, êl qsi séduit, transie H rn^, sans remords et sans coofiaaaiso. Comp. pour Ijr £3aïe:xnu, 17^
TeHeiétait la ville puissante, la IriBe oonp^e dont .N»h hum «nnoBçait la mine,, qw devait. avoir lieu eariran 79 a» plus. tard. Assar, le dertructeur ,d'£phnîn, était -la terreur de Juda ; Dieu avait bien forcé Seauacfaérib à se retirer, xam l'en^ire eBBeioi n'élût point resversé,! et il poatait, d'ub tnslant'à l'antre, envoyer, de aetni^lM ai>* mées eoùtre Jérusaleai. Atars le |p/>phéte Tean de U Ga* Iflée et dont kl r^ards se portaital comme d'eas-mémes Rtir.Ianalioot^avMt désolé SB. patrie, élése la.roixdans ^âmsalest^ et aimonee que Nînive tnaihn(ii. et.i^nela ruine ^:l'att£Bd sera, complète et définitîve, dluly en aura pa «uie seconde I (i, comp. i Sam. xsvi„d; ^b.ni, iS): Assivne s'est jamais relever :et. déjti au second siècl» de notre ère il ne' restait plus de viUlM^Lf àe Ninive. Naboia annonce aux Isr«£Jites transportés esAsviineqne'leae jon^ va élte brisé (i, 13), .et eu effet, la AesimclMa deNbwv* a dû être la délivrance de plusieurs d'entre taa qui feront revenus dans leur patrie. Il invite Juda à' se réjouir de ce qaeie méchant (BéUal) qui tê menaçait, ra être entier»' nentdélniil (],.lâ),-et Jârnsalem a sorréès * Ninive. Il
ftut, paria peasé», selpamporter an temps àa prophète, H fifôrèr la prospédté d'ane iemneiise «apitale t«Ue qu'«ét ati}oiird%ai Lon^ras ou Paris, et IbAiMeaBe d^in p«Qpl(t lfll'qn« le» Hébreux» doM la najeai^ par^ arsit dijà siccombé k I ennemi , pour oomftrfea^ (ont ee ifn'a à'exr fraordinaire el de divin ta prophétie deNafanm, et pour en bien Riirir la' portée.
Le lirre de Nabflm est d'une grasde beauté. Xowtbcblv dans son onvrage mr la p<tésit «aérée dm H^traix , qa% nW aucun- des petite prophètes qui ^ils h soUiotité, la chaleur et l« hardiesse de Ntfau».' Msîb nos Imgnm m»deraes ne penrent rendre l'énergie, la prôchnm, la vît»* cité, la grandenr^do texte hébreu.
. : Les personnes auxquelles: le prophète s'adresse «n dont il parle, changent si brHBqnement sans être pour ainsi dire tiDe seule fois n«iiimées,'qne pour bim comprendre ont pag«8, il Tant s'identîfiier avec celui qui leA^Fit,'et deviner •a quelque sorte ji l'arance ses pensées; Ou etoit sentir que cette prophétie nous a été transmise l^e qu'elle a été pr«-> Boncée, et qn'îl manque an' texte èmlJes-gestes. et les m^ tenatîoDS qui en sont- le cemmentaireoUI^.'Àa Teste, cts brusques transilioDS indiquent l'élan, l'entratnemoit de la pensée du poète qui sent que ses auditeurs le cMipremont et lesùveni; Ain» noas-lisons, i, 8': D&à dittwa mn' Heu (wn se rapporte eu hébreu à tin être féminin), c'est Je-^i*' mte'doBt il estqnestîOQ sans qu'elle ait : été jusques'idî nommée. Au t. 9, Nahum s'adresse anx Assi^riens; maisà la fin do T. 13 et an t. i3, c'est i Ëphralm qu'il paraft dire: Je foi affUgé, mais- je ne f affluerai plus, «te. An T. ^i, c'est de aoovean aux Asv^riens qu'ii s,'adrei9e;,ati T. i& c'est à Jada (qui est nomoié], et i. 1 , ans Assyriensi
Le r. 3 reprteettte l'i^roche de l'armée easeEÙe; les Ti 4 et S left pi4|MaMi& de défeBse dans la ville. Le reste de (a prophétie a une allure moins rapide et plu facite i suivre. . Les beautés poétiques aboudeat ; nous eu ralèveroos quelques-unes et nous en prendrons ocoMÎoo d'expËquer qudqaes passages obscurs.
La prophétie s'ourre par la triple répétition de la ménje idée, qui se précise dans le dernier membre : < Jébova est un Dieu jaloux et vengeur, vengeur est Jéhova et plein ^e coorrouz, Jehova se venge de ses adversaires et n'oublie pas ses ennemis. * On £rait l'approdw d'un <tng9 qui gronde dans le lointain, mimotone et terrible, et qui fiwi tout-i-conp sur la eootrée où Dieu l'envoie. •» «Parfois l'Etarnel snnble oublier sa vengeance, et b coupable Ninive poursuit en paix, impunie, le comvde ses iM'ospéritéf'. Hais s'il tarde, c'est qu'il ne veut^M la mort du péche&r; il est levt k la colère parce qt^ est puissuit en lÎHce, et il ne lai«M) nul coupable teipuiii. Il marche contre ses «memis dans la tempête qoi les renverse, il oA lui-même présent dans te tourbillon qui les enlève, et la poosHére que dans sa marche il (ait lever sons ses pieds iDvi«ble«v c'est de sombMS nuages d'où éclatent la foudre, d'oB de»etoi la ruine. ■ — Puis vient une brève et magaifique desfiriplio» de la puissance de Dira dans 1* asture (4. 5}, en preuve qu'il n'est pas de nations si puinantes qui puiasent nibsisteF un instant devaaisa colèpr (6), . Quel saisissant tableatc ^pM CBhti du siège et de la pcise i& Ninive , an ch. ii I Mvjezea particnliw (v. 7} Ninive sous la.figure d'une reine emmenée eu captivité au milieu dssea stùvantes (les auûres villes de l'empire] , qui gémissent comme des colomb» et qui se frappent ta poitrine. Et cependant.' i Ninive reg'orgeait d'habilans; — mais ib fuient; — arrête!, «rétez , leur crie-t-elle, — ■ aul ne se retonrne. > La riHe Mt tout entière an pouvoir des éBuetais : <. PÎUez l'ar-
MAHm. iH
gent, piHflz l'or, i kar crie la pn^ihète , < ses richesses sont immenses , se» vases préeieax toot iimombraUee. » Et Ifinive , pour ainn dbe , soit des regards les prt^ès dé sa propre ruine : < Désastre el dévastation ! et désolation ! lo «eur se fend et le* geooax se henrleat , et les reins ehaneélle^, el la plienr de la mwt est sur tous les Ttsages. * Ninive n'est plos , d à la pensée de sa candeur, de sa eorrnplion et de sa ruine, le prophète s'écrie avec une sainte ironie ; i Oà est le repaire des lions , etc. ? i ; La dernière partie de 'ta propliàtie commence par une AooosatioQ d'une sei^ ligne > dont chaque mot accaUe Nitân d'an poids immense : i Malheur à la ville de sa^ , toute pleine de tromperies , de vi<riences ! elle ne cesse pas ses rapines! i Puis imméékileiBent après, lonle la (daine où est sitoée Nmire est couverte d'aoe armée ennemie, cpR se prèdpité avec tnnnlte contre ebe : < Voix du fonet et rwx des roues bruyantes ! et de chevaux qni s'élancent et de chus qni ressantent ! cavaliers tout wmés ! éclat des glùves! éclair des lances! et une multitude de Ueésés à mort, et des monceaux de cadavres! et point de fin ans BRorlres! ib tr^uchent sur leurs corps morts! > Esl-ii possible de peindre en moins de traits, de peindre avec jdus de fwce , l'attaqoe , le siège et la prise d'ooQ ville. — • Et pourquoi ime telle roiae ? poursuit le prophète .' ,i A. eame de les proslilnlions > (m, i-4].
, La prophétie de Nahum forme un seul tout, dont les di vases partteft sont faciles à recoanattre.
D'abord une introduction générale i, 2-8, qui annonce . br<out»-puissance de Men , sa redoutable colère contre ses #id.vQrsaire8, et sa boolé pour ceux qui se confient en lui. :
IS HAHOX.
Vient. easuite. le (bènu de k pM|^ëlie qQi.rlij^ibie crine d'ABaar, prédit m nûoe sabile,. r^i^â «1 d^ibire en déjHt de sa puissanee» et aHMDçe.«b peopto éhi sa rié- Urrance. i, d-li.
' Avec le v. IS cpnuDwice U dcwviptiab de I*.nriii0 de Nimve, qoi occope le A- a. Aux jreax du prqphàbe, U raine, est déjà eilectaée, et déjà apparaissant sor los maalagnes les measagecs ipù en annoncent la nourelle à lim» salem.— Le prophète avertit Ninirt do danger qiùraUHHL f» L'encourageai inoniqaemeat à se prépartTtà se défendre; fitn Im firit oesnattre le motif de aa ohole : l'Eltmet reot i^deveer la gloire des OêJïreBX qa'Aamr a piles et dévastés (Uv 1. 3}. L'armée enaeiaie (t^.Uédes) approche «tcc ma bonctiers re^itdiwuis,* ks «hetè ont teqrs xMamm d» gtwpv (rans^i ii^fcfl vm, 36), les.dura à faux «tiacdrlenl aa.s«leil, 1» lances. frémiasent dane les mains da aolr' dats qoiles biandinent (3}.-— Cepeftdant, dans les mes et les placeï de Niiive SBTpnse et eCfrajée, les chars •e.famir-i tent et s'élabceot en dés<Mrdre; le roi .sa rassors à la pensée de ses gnerrien, (foi «e prétqiitent .rara les mors. Ak^ déjà les machioet- de goeire (les toctoBs ou les terrasses) soni afincées an pied des. rempaiti. I^es portes da fleove aeni ewertes (vojex sor ce point en particHlier, Keitki p. i); le palais est renversé. Gela avait été décrété,: Nînive est dépouillée , prisonnière. Ses habilans s'enfuimt sans la dè^ fendre. L'ennemi la pille. Elle est désolée (4-10). — Le prophète rappelle k la ville son orgueil et ses cruautés, et confirme sa prédiction en la résumant en quelques mots que prononce l'Etemel.
La denuère partie de la prophétie expose les causes- (ui, 1-7), la possibilité et Iac6rtitnde.(8'-i1), eteninlapromp-' titade de la roinede-NInive.
Les causes sont ses pialeooes qui seront vengées par aOe mort Tiolenle (1. 3), et ses prostitutions honteuses qui lui
mériteront une mine ignominieuse et les dernières humiliations. Quel affront pour l^'^perbe Ninive d'entendre les peuples Toi«ns qui étaient ses esclaves, s'écrier eu s'éloignant d'elle : cDétroiteest Ninirel' Qui aura oompasâlon d'elle? Où te lTou¥erai-îe un cooscrfateur? i ' L'exemple de Thèbes prouve que la ruine de Ninive Est pos^Ue, et le T. il dit qu'elle est cert^ipe;
Et elle ne viendra point après une longue et glorieuse, résistance. Ces remparts immenses, ces' tonrs ^gwolesqaes tranberont sous la main de Dieu qui les ébrai^ra , commtf lombent d'un' arbre les fruits mûrs dans la bouche de celui qui. les cueille. Tons les préparatife de défense seront \Tat~, tiles. < Là mtee, dans l'enceinte même dé la ville , le feu )e consumera, i'épée le dévorera entièrement comme lef grillon dévore les champs, quand bien même Assur multi-H plierait ses enfans comme les grillons , et que tu mulliplien raiS) 6 Ninire^ tes cilojenB commb des nuées 4^ saalœlies< Sans doi^ les marchands, les penpks alliés, les habitans^ |0nt aqssi nombreux que les étoiles des cieux ; mais ils s'en^ (uiroBt au tempadu danger ceronùe les sauterellds qui ouvrent leurs ailes et s'eovol^t. Sans doute , maintenant que tu eft ^ns la i^spérilé, tu comptes dans tes mufs uOo multitbdé de princes et de chefs ^ viennent auprès de toi chercher m abri; mais ils seront commeces essaims de sauterelles qui se réEug^nt sous les haies durant l'hiver: le soleil brille-i t-it , ils s'envotent et l'on ne sait plus la place qn'ii^ occa-^ paient. Ils dorment les pasteurs, ô roi d'Assur, tes grande reposent iJans leurs tentes; ton peuple, dans sa sécurité, s'est dispersé sur les montagnes, nul n'est là pouT le réu-^ nir. -^ Pinnt'de remède à ta plaie , mortelle est la bles^re i Tous ceux qin oat appris ta ruine ont frappé des mains , par sur qui la malicfl ne s'est-elle pas débwdée? i (l'2-19}v
' n nous reste à examiner les rapports de ta prophétie de Nahum contre Ninive , à l'ensemble des rév^ations divines.
L'Anci«i Testament tout entier annonce , préfigure el prépare le Messie : dans qnel sens ctAa est-il vrai dn liyre de Nahom?
Ce livre se rattache anx nombrenSes prédictions contre les peuples païens qne coDliennenl les écrits des autr^ prophètes , et la question est donc de savoir en général quelle place ces prédictions occupent dans ta révélation.
Il y a dans tonte la prophétie, tant de l'aodenne que de bt nouvelle alliance , deux séries parallèles qui se snpposent l'une l'antre et se complètent : l'une de promesses, l'antre de menaces. Les promesses concernent ceux qui ont la foi au vrai Dieu, qui regardent à loi et placent en loi seul leur confiance. Elles ont pour objet la délivrance : ta dèlî— vtance des maux temporels, des périls de gn^re, de la captivité, et la délivrance des maux spiritneb, du péché, de sa coulpe, de ses misères. L'uue comme l'antre procèdent de la miséricorde de Dieu en Jésus-Christ, quia, dès avant le commencement du monde, apaisé le Père par son sacrifice.
La seconde série est cette des menaces qui sont adressées, et aux païens qui s'élèvent contre les croyans ou contre l'église , et aux foux membres de l'église qni , par leur incrèdntité, sont de vrais païens. '
Si Dieu ne menaçait pas les méchans, cela signifierait que leurs péchés ne sont pas tels qu'ils oRensent sa justice, éveillent sa colère, e( appellent ses châtimens. Itfais s'il eD était ainsi , nous ne serions que peu misérables , il n' j aurait point poar nous de peines après la mort, de tonrmens de la conscience, de vraies et intimes soulFrances , nous n'anrioBB point besoin d'un Dien sanveor, el Dieu n'aurait
NÀHUH.: 19
point lirrè ai la mort son Fils pour notre rédemption. Les promesses de délivraDces et tes menaces de chAlimens sont donc choses inséparables , qui ne peuTent exister l'une sans t'antre.
Aussi voyons-nous les prophètes de l'ancienne alh'ance promettre autant que menacer, menacer autant que promettre : dans leurs écrits se reflètent la sainteté de Diea autant que son amour, sa grftce autant qoe sa justice. Et dans le livre qui résume toute la prophétie, dans la Révélation de saint Jean, le Seigneur apparaît à la fois sous sa double qualité de jnge et de sauveur, de sauveur des siens, de juge de ses ennemis.
Nahnm est dans son livre un prophète de la justice de Dieu. Il annonce à Ninive et par elle à toutes les puissances mondaines qui s'élèvent contre l'église de Dieu , qne leuir mine est certaine, parce qne Jéhova est nn Dieu jaloux et vengeur. Son livre a dû être pour les Hébreux, pendant ■près d'un siècle , ce que l'Apocalypse est pour les chrétiens dès Vorigioe de l'Eglise : la source où les fidèles venaient puiser une nouvelle assurance que la victoire restera au penpie de Dieu dans le grand combat qu'il soutient conlre les ténèbres. Et nous qui venons après l'accomplissement de la prophétie, nous voyons dans la ruine de Ninive le gage de la ruine semblable qui attend toute puissance terrestre qui fait, comme Assar, la guerre aux saints, et qui, dans son orgueil, se dit aussi : < C'est moi et il n'y en a point d'autre t]ne moi ■ (Soph. ii, 15). Ninive revit dans ta Babylone de de l'Apocalypse [comp. ce passage de Soph. et xvin, 7; Nah. m, i. i6, et Ap. xviii, 3; Nahum m, 7, et Apoc. Ibid., 10. 15; Nah. 1, 10, in, IS, et Apoc. ibid. 8). Mais Jérusalem a survécu à la puissante Ninive, et le petit troupeau du Seigneur survivra à cette Babylone et régnera un jour avec le Seignear éternellement.
3(i NAHtIM.
tiaSa toul prophète d'an Diea qui est ii la Ibis sûnteté et amour, ne peot annoncer le chftUmenl sans annoBcer aussi ta dèlirrance. Nous avons déjà vu comment dans Os^ et dans Mickie ces deux senUmens de gr&ce et de justice se font équilibre , et noos aossi , nous devons les réunir dans notre pensée et notre foi, et ne point affaiblir l'nn en exagérant l'autre; car « dans d'autres époques on ne voyait pins en Dieu que sa majesté et sa justice, de nos jours le vif sentiment de son amour et de sa miséricorde fait oublier k plusieurs qu'il est aussi le juge de toute chair, et que sous la nouvelle alliance comme sous l'ancienne , il est un feu dévorant qui consume tout ce qui est impur. Nabum , en dénonçant les jugemens de Dieu sur Ninive , ne perd point de vue sa clémence pour les siens; il la rappelle d'une m»mère générale, immédiatement après cette description de sa toute-puissance par laqaelle s'ouvre le livre : i L'Eternel est bon, il est une forteresse au jour de la détresse, et il connaît ceux qui se retirent à loi > (i, 7); et dur. 12àu, â, dans celte partie qui est comme le tbènte de tout le livre, la mt»éricordo de IKeu envers Juda alterne trois fob avec ses vengeances contre Ninlve. Il n'y est point sans doute fait mention du Messie ; mais ces promesses de délivrance , de joie et de gloire n'en sont pas moins indirectement messianiques) puisqu'elles ne pouvaient s'accomplir en plein qu'an temps du Sauveur et par son évangile de récondliatîon.
Quelles sont donc les leçons générales que nous donne le livre de Nabum?
Il n'est rien de si haut que Dieu ne puisse abaisser, et tout ce qui est grand aux yeux de la chair est en abomî— nation devant Dieu.
Il détruit ses ennemis entièrement; il n'afflige les siens que pour les ramener à lui et leur rendre leur gloire.
Le seul royaume permanent est celui des Cicux.
NAHITH. 21
Dieu est Juge el Sauyeur.
Ainsi la prophétie de Nahum , qui, an premier abord, semble tonte spéciale , occupe une place importante dans les révélations faites par Dieu au peuple hébreu, et, prise dans son sens général, elle s'adresse à tous les ennemb de Dieu et à Ions ses serviteurs.
SOFHOME.
Ninive était au faite de sa grandeur Ibnqne Nahum lui avait dit de la part de fEteroel : • Tu Viendras jusque là et tu n'iras pas pins loin , > et Assur qui avait conquis Isn^ , vînt briser sa force contre Jérusalem . Bab^ n'aVait pas eur core acquis une assez grande puissance pour être dangereuse à Juda. Le long et heureux règne d'Ezécfaias avait raffermi l'ëtat hébreu; des prophètes distingués, enb« autres Esa'îe , avaient semé avec bénédiction la panJe itnro^ diate de Dieu ; tout annonçait au royaume des deux tribus * qui survivait à Ëphr^bn, une nonvdte période d'indépendance polîtjqae, de prospérité au dedans, de paix an dehors, de gloire et de reléTemeat spirituel. Tout indiquait d'heureux jours, et Dieu, par ses prophètes, les ofirait aux Hébreux ; mais ici comme souvent, l'homme, paru perversté, a rendu la promesse inutile.
Après la mort d'Ezéchias , les forces de ruine et de perdition qui avaient été contenues sOos son règne et longtemps comprimées , éclatèrent avec violence : les grands du royaume qîd, sous te précédent sûnverain, avaient gardé le silence ou feint la dévotion , gagnèrent la confiance de l'enfant de. douze ans qui portait la couronne , et Hanassé (de 696 à 741 avant t.-C.) se plut, avec: toute: l'ardeur în-
sensée de la jeunesse, à faire en tons points le contraire de ce qu'avait fait son père. Sa tardive repentante [2 Cron. xxxm] ne put certainement empêcher que le mal dont il avait favorisé l'irruption ne poursuivit son cours , et que la semence de mort ne produisit ses fruits empoisonnés. D'ailleurs le bien qa'il a pu faire depuis l'époque où le malbenr l'avait ramené vers Dieu , ne subsista pas au delà de sa vie; Ammon (641-^39), son fib et successeur, se conduiàt comme avait fait son père dans sa jeunesse. Pendant cette époque, la parole pr(^étique cessa de se faire entendre, et nul envoyé de Dien n'éleva la voix dans ces jours de décadence. (')
Cette ioterroption dans la série des pr(^étcs, ciHnprend l'espace qui sépare Nahum de Sophonie, (■)
L'époque où parut Sophonie , présentait nn caractère particulier. Souvent après un jour sombre et mauvais , les vents s'apaisent à l'approdie de la nuit , l'horizon s'éctaircït et le sol^ brille un iuslant k son coucher; souvent ausâ, dans de graves midadies, la mort est précédée de quelques jours de répit pendant lesquels tontes les dooleurs cessent-, et r&me semble vouloir reprendre sa demeure dans le corps soulagé, tandis que ce n'est qu'une dernière lu^ir que je^ avant de s'éteindre la lampe de la vie. De même les étals qui périssent ont leurs heures solennelles de répit; l'espoir de temps meilleurs renaît et l'on croit les mauvais temps passés, lorsqu'un événement imprévu dévoile pins complètement que jamais la grandeur de la pUie, et démontre
(') Ceci n'esl vrai que dans un sens restreiat et que des p,rophètes doDt les paroles nous onl été traDsmises dans des livres particuliers. Car au chap. xxi du second livre des Rois, il est question de plusieurs prophètes |qui annoncent à Manassé la mine de Juda.
C) Voyei la Période des Prophètes, p. S0.3S.
^sophonh. s
qu'elle ^t incarable. Dam ces heures de répit, d'ordinaire l'homme se trompe entièrement sur la Traie nature des symptômes politiques qui frappent ses regarda, il croit que la maladie du peuple, va se guérir, il parle de nouTeau des temps glorieux d'autrefois, et sur le bord de l'ablnie ilréve d'un éclataut avenir. Telle était l'époque pendant laquelle prophétisa Sopfaonie.
Le jeune et vicieux Ammon perdit la vie dans une eonBj[Hralion dirigée contre lui. 11 eut pour successeur son fils Joslas [(>39-609) âgé alors de donze ans. Jogias marcha sur les traces de son aïeul David, et pendant son régne de trente ans, il travailla à extirper l'idolâtrie et à ramener le peuple à l'observation de la ioi de l'Eternel. Gomme, à cette époque , la puissance des Chaldéens ne s'était pas encore assez agrandie pour menacer les états utués sur la Héditerrauée, et qu'Assur allait en s' affaiblissant de plus en {dus, Juda jouissait au dehors d'une paix complète : le règne de Josias était donc un vrai temps de répit , le peuple et l'état reprenaient vie ; mais ce n'était que le calme avant l'orage, que la brillante lueur da soleil qui se conche derrière de sombres nuages; le peuple était plongé dans cette aveugle sécnrilé qui accompagne le bien-être et la richesse , et personne, si ce n'est Sophonie et Jérémie, personne ne soulevait le voile léger qui couvrait l'avenir, et ne montrait du doigt la ruine qui était tout près. Josias eut le sort de plusieurs autres rois à qui est confiée la belle et critique tfkche d'être les derniers bienfaiteurs d'un peuple qui marche à la mOTt. De tels princes ont une fin tragique, et leur mort violente semble être en une secrète contradiction avec une vie belle et noble comme la leur ; mais leur mort est comme le signe typique f t l'avant-coureur d^ malheurs qui d'abord après eux fondent sur leur peuple. Josias s'opposa au roi d'Egypte Necho, qui marchait avec son armée contre Garcbemisch sur l'Eupbrate. Necho était on prince entre-
prenant; il fil creaier le canal qnî unissaU le Nil à la mer Âoage et la mer Booge par le Nil h la Méditerranée , et sous son règne , des Taisseanx phéniciens tentèrent de Jàire le tour de l'Afrique. Son expédition conU% l'Eaphrate Avait sans doute pour but d'arrêter les progrès des Chal-^ déens, avec lesqu^ nons voyons dès lors l'Egjpte en gnerre conlinnelte, jusqu'à ce qu'enfin le royaume du Nil sucicombadéfiniliTement sous le rojanme pins poissant de l'En- -pfarate. Les historiens sacrés ne nous indiquent pas les moti& qui purent engager Josias , le roi d'un état aussi peu considérable que l'était Juda , à marcher contre le puissant monarque de l'Egypte, qui ne lui faisait point la guerre et qui même l'invita à se désister ^e sou projet [S Cron. xxxv, M]. Peut-être Josias tenaK-il en fief du roi deBabylonele territoire de l'ancien royaume d'Ephraïm, où nous le voyons étendre ses mesures réformatrices et les mettre h exécution avec toute l'autorité qu'il pouvait avoir en Juda ^ Bois Xxin, iS. 19; 2 Cron. xxxir, 6). La bataille qni coûta la vie & Josias, eut lieu dans la plaine de Hegîddo, entre le Tabor et le golfe d'Acre. Il est possible que Necho eàt d^ barque aveo son armée sur ce point de la cête, pour prendre de là la grande route bien connue , qni conduit de la Hédilerranée par la Galilée à l'Eaphrate. {*] Ainâ le pieux et juste Josias, le dernio' bon rw de Inda, dont la flM>rt préfigurait la mine de son peuple , tomba prétssément an commencement de ces guores entre l'Egypte et Baby^ lonc , qui devaient plus tard amener la destruction de Juda. Telle était , sons le point de vue poUtîqae et social , l'époque de Sophonie, que caractérisent, à l'yard de la re-
(*) Neoho ne pouvait marché contre l'Assyrie sans traveraer la Galilée, qui éuit soonuse à Josias. Josias fil ce que lont t«i aoTftit tùt à sa place, il Teahit «iréler sut ses EroDiims
ligidD et Ae lâ morale , le relftchemenf et la sécurité. L'in^ différence de la multitude forme an pénible contraste avec le zèle du roi et d'un petit nombre de (tersonnes qui par— (agent zon zèle e( sa piété. Ainsi que dans l'ancienne Rome, an temps de sa décadence, on se plaisait à accneillîr tontes les religions et tons les cnltes possibles qui subsistaient en paix les uns k cdic des antres, et à considérer cette tolérance comme un progrès de l'esprit philosophique , de miéme nous trouvons au temps de Sophonie toute e^èce de religions réunies péle-méle en Juda , dont la mort spirituelle est ainsi mise dans (ont son jour. Il j a encore (i, 4. 5) I un r^te de Bahal, > c'est-à-dire d'adorateurs des BahfH lins dont Manassé avait relevé les autels, et des ■ prêtres de ces faux dieux, i D'autres < se prosternent sur les terrasses des maisons devant les étoiles ; > c'est là un culte noaveaa introduit par Hanassé [2 Rois xxi, 5; xsiii, 5. i i ; Jér. XIX , 1.? ; xxxu , 29] , et qui doit être celui de la religion de Zoroastre importée à Jérusalem depuis -la Cbal— dée. (') Hais à câté de ces sectateurs de cultes p^ens, se trouvent d'autres gens < qui adorent et qui jurent par l'Eternd, et qui en même temps jurent par Malcom, i c'està-dire par Uoloch , l'idole des Ammonites (2Roisxxiii, 15. 10), ou par leur roi, Bahal; ils pensent que la foi dans nn Dieu est compatible avec celle dans un autre Dieu , et que ce ne sont à tout prendre que des formes .diverses et
(') Ezéch. XXIII, 14-17; voyez snrtont vrn , l6. 17; an lien de : ih metleKt une écharde à leur nez , lisez : ilt portent h Uur lui, devant leur bouche , pendant leurs prières, une branche de l'arbre hou, selon les prescriptions de la loi de Zoroastre. — L'allusion la plus certaine au dualisme persan est sans contredit Esaïe xLV, 5-7. — Ces passages sont peut-être le meilleur argument pour décider la question, encore controversée, de la date de la religion de Zoroastre.
accidentelles d'aoe séale et même pensée religieuse. Une troisième classe de personnes comprend cenx i qui se détournent de l'Eternel • par indifférence religieose; ils ont abandonné la foi de lenrs pércs et poursuivent cbacuo pour soi leur roule sang religion positire. Enfin , suivent de près ceux < qui ne s'enquièrent point de l'Etemel et ne le recherchent point, » qui prétendent rester fidèles dans leurs cœurs et aux yeux de tous à la Térilable foi, mais qui au fond ne croient en rien ; ils vont peat-èlre jusqu'à s'imaginer qu'ils sont fwmement attachés à la reli^on, mais leur cœur ne s'est point encore tourné vers Dieu. D'ailleurs , le mal a fait invasion jusque parmi ceux que Dieu et leurs fonctions appelaient à le réprimer. Déjà au t. 4 du ch: i, Sophonie a menacé des mêmes châtirnens les prêtres des idoles et ceux de l'Eternel, et au ch. m, 4, il complète le triste tableau qu'il a tracé de la décadence religieuse de son peuple, et il dit : < Lenrs prophètes sont éhontés et trompeurs, leurs prêtres profanent le sanctuaire et font violence à la loi. > L'institniioD des prophètes eut le sort de toutes les choses les meilleures et les plus saintes , dès qu'elles passent par des mains d'hommes : elles ne peuvent échapper à la souillure, à l'altération, à la dégénération. On ne devrait, il est vrai, pas s'attendre à voir la prophétie subir cette même destinée , et aussi s'esl-il écoulé bien des siècles «vaut qu'aient paru en Israël de faux prophètes qui prétendissent recevoir de Dieu des révélations, tandis qu'ils ne parlaient que par leur propre esprit et qu'ils ne présentaient au peuple que leurs pensées et leurs rêves. Ils deviennent très nombreux dans les derniers temps du royaume de Jnda, sous Sophonie et Jéréraie, et ce dernier surtout a soutenu de pénibles luttes contre ces faux prophètes qui parlaient au peuple selon son désir. Cependant , le sacerdoce suivait la même marche que la prophétie et se corrompait pareillement. Les prêtres s'acquittaient de leurs
fonctions estérienres et mainteDsient avec les anciennes pratiques ies privilèges de lear charge , et le zèle réformateur da roi venait à leur aide ; mais leur cœur n'en était pour cela pas meilleur, ils savaient concilier avec leur dignité sacerdotale tant d'actes repréfaensibtes , et faire servir la loi et la foi à tant de vues et d'intérêts coupables, que le vrai prophète de l'Eternel les déclare des profanateurs du sanctuaire et de sacrilèges violateurs de la loi.
L'élat moral et social du peuple est celui que comporte une telle absence de vie religieuse dans une époque de prospérité et de paix exlérienre : il j a bien-être , amour des richesses et des choses de la terre, sécurité charnelle, oppression et violence de la part des grands et des pnissans, et imilatioQ des mœurs et usages des peuples païens. Ans^ enlend-on Sophonic s'adresser < au peuple de marchands (Canaan , Osée xii , 8) et à tous ceux qui sont chargés d'argent, > leur annoncer le pillage de leurs biens et de leurs maisons, et leur dire que ni leur or ni leur argent ne les délivreront au jour de la colère de Dieu (i, 11. 13. 18). Ceux à qui il parle reposent là dans une insolente sécurité I sur leurs lies, i comme un vin qu'on ne transvaserait pas , < et ils disent dans leur cœur : l'Eternel n'envoie ni les biens ni les maux ; ils bâtissent des maisons , ils plantent des vignes , > comme si les temps étaient bons et que les prophètes n'annonçassent point une ruine imminente ; < mais ils n'y habiteront point, ib n'en boiront pas le vin ■ (i, 12. 15). Les seigneurs sont représentés comme des lions qui rugissent au milieu même de la ville, et qui y dévorent leurs proies aux yeux de tous; les juges prévaricateurs, comme des loups qui sortent vers le soir, et qui déchirent leurs victimes dans le secret de la nuit, si bien qu'au matin il ne reste pas de traces villes de leurs dègftts (m, 3). A la cour on recherchait les vétemens de pris des peuples étrangers (i, SJ» et la coutume des Philislins-de sauter par
10 SePBORIE;,
dessQS le senil [i Sam. V), s'était iolrodiiile cW les Israélites, sans doale arec d'aatres usages païens de ce méma peuple.
■ Sophonie a prophétisé sons Josias et dans ta première moitié de son règne ; car il parie comme d'nn événement futur de la mine de Ninive qn'on s'accorde k placer en l'an 9SS avant Jésos-Christ; or, celle année était la. 15° du règne de Josias, qui a duré 51 ans. D'autre part, ce livre contient plusieurs détails sur l'état religieux de la nation , qui ne peuvent s'entendre des quatre premières années de ee règne. En effet, les Groniques, xxsiv, distinguent trois époques dans la vie de Josias. La première, qui commence avec son avènement au trdne k l'âge de boit ans, et finit à sa douzième année : le roi, < malgré sa grande jeunesse, recherchait déjà le Dieu de David son père, > mais l'idolAtrie favorisée par Manassé et par Ammon , régnail en plein dans ses états , et il ne travaillait point encore à la codw battre. Il ne pouvait alors être question < de restes des Babalins (i, 5), ni des lois de l'ËlerDel exposée», cbaqoe jour au peuple • (m, 5] ; ces traits ne peuvent s'entendre que d'un temps où la plupart des autels des faux dieux ont été d^à détruits , et où le colle régulier est rétabli. Et c'est Ut ce qui eut lieu depuis la douzième année de b vie de Josias à sa dix-boitième ; le pieux roi reoverse idoles et autels, ei nettoie le pays et le temple , toutefois il ne peut empêcher qu'il n'y ait encore bien des restes des cultes idolfttres. Hais en la dix-huitième année on trouva le lirre de la Icù dans le temple, ou le lut devant le peuple, et depois ca temps jusques à la fia du règne de Josias, t chacun fut •b%é de servir l'Eternel, toutes les abominations furent Mit», et l'on ne se détourna point de l'Ëtemel. > Alors donc les restes des Babalins dont parie Sophonie, et les prêtres païens avaient disparu. Ainsi tout concoert à placée b date do. livre de So{Aonie entre 655 et 635. ,
SOPHONIB. Il
Il pTt^hètisait'doBC.pendant que Josias extirpait l'idolSt- trie, et il flrëchail la repentaoce iatérienre à ce people qne toD roi obKgeait à swnr extérieurement le vrai Dieu. Mais combien ses menaces et ses prédictions d'une mine prodiaine devaient caoïer de doalenr et à lui-même et an pieux Joiîas I Tonte cette réforme , en apparence si belle , si pure , fà glorieuse , ne sasTera point Juda de la mine , parce qu'elle n'est pas nu yrai retour à Dieu ; toutes les espérances dtffit se nourrissent sans doute le roi et ceux qui partagent sa piété, ne sont point ratifiées dans les cieux, le peuple ne reprendra point vie et ne rajemura pas , il ne se convertira pas du cœur À Dieu. Le regard prophétique perce sous l'écorce brillante et découvre le noyau qui est rongé des vers , et qde rien ne veut rétablir en son premier état; Sophonîe ne parie qne de ch&Umens et qne d'une raine prochaine, ainsi que l'ont fait à la même époque la prophétesse Hnida (â Gtod. xxxiv, 22-36) et Jérémie.
Nous ne connaissons de la personne de Sopbonie qae co que nous lisons en tète de son livre. Il descendait , par son arriére-grand-pêre , d'un Ezéchias. On ne peut expliquer pourquoi sa généalogie est indiquée, contre l'usage, jnsqnes au quatrième degré, qu'en supposant qoe cet Eiécbias est le roi de iuda.
Noos ne retrouverons plus dans les prophètes de la seconde période l'originalité des images, l'énergie de l'expres- »on, la vivacité d'imagination, l'élan et l'enthousiasme qui distinguent les livres prophétiques de la période antérieure. Mais d'autres caractères , tout aussi remarquable, s'oQrent à nonS'dans les livres qui nous restent à analyser, et ainsi se vérifie ce que l'Ecriture sainte nous dit des dons divers que l'Esprit de Dieu dblribue à chacun selon qu'il lui platt.