JUDA ET LES GENTILS
Juda sera donc détruit, le peuple éio sera consumé! Quelle ÙDguliére dissonnance entre ces eOrayantes prédictions et les réjouissantes espérances que faisaient nattre les réformes opérées par Josias !
Hais il ; aurait cependant un moyen de détourner la iempéte, de conjurer la ruine, ce serait hi repenlance. Le prophète y exhorte son peuple , i cette nation qui ne sait ce que c'est que la honte de ses péchés. > u, 1. 2. Tontefois il ne le fait qu'en peu de mots , il sept que ses exhortations resteraient sans effet, et il se hitte de s'adresser aux .1 gens de bien, au petit nombre des humbles et desd^wtnnaires , qui pent-£tre seront épargnés dans la ruine de leur nation. > u, 5.
I Car, ajoute-t-il immédiatement. Gaza sera abandonnée , etc. , > et il commence ses prédictions contre les païens. Cette transition brusque et imprévue semble , au premier abord , diiBcile i expliquer ; le sens de ce car se trouve m , 6. 7. Les Hébreux auraient dû apprendre par la ruine de leurs voisins comment Dieu punit l'adoration des idoles et les crimes des païens ; ils devraient savoir qu'en se faisant païens ils ne peuvent qu'encourir les mêmes chftiimens, et que nul ne peut subsister devant Dieu , si ce n'est l'homme de bien hnmble et débonnaire.
âfflPBHROS. IK
Le propitéte déoonce les jugemcas de Dieu , d'^ord anx deux peuples païens qai demeuraient aux frontières de Jada : les PkilisliDs à l'ocddenl, m, 4-7, les Hoabites et Ammenites à l'orient, ir, 8-10. — Il'nenommeqneqnabv Tities des PhiHstins (voyei siatà Jér. xxv, 20; Amos, i, 6- 9; Zach. ix, S. 6), pArce que Ga(h arait été prise par Di- TÏd (i Cron. xviH, 1), et que dès lors, nalgré les saccèi 3es Philistins sons Joram [2 €raa. xxi, 46), elle étmt restée ou était reyenae sons la dtnninatioii des roii de Jnda (â Cron . XXVI, 6; 2 Rois XVIII, 8), L'original a plusieurs paronymn qui ne peuvent se rendre va français : i GaSa sera (ga^U- Ue) abandonnée (en allemand : Gcaa wird vergettm sejn) \ Hekron sera arracha > ('Wird mtaekert seyn] ; le nom de Cretois donné aux Philistins , qui élaieni d'ailleurs venus db Crète, fait allusion an mot h^ren de retrancher, exterminer. ' — « Asdod sera chassée en plein midi , ■ c'est-à-dire à l'heure de la grande chaleur, où chacun se repose , oè l'on s'j attendra le moîas (2 Sam. iv. S; Jér. xv, 8). — Bemarqnons qu'ici déjà So[Aonie parle d'un temps on Jnda reriendra de sa captirilé et possédera la terre de ses voisins et ennemis.
Hais le regard du prophète franchit bientôt les étroites frontières de la contrée dans laquelle il demeure , et parcourt la terre tout entière. Sophonie voit Jéhova , le redoutable Dieu des années, anéantir devant lui tous les dieux de la terre. Les Japhétites dans leurs Iles et leurs pa;s maritimes (Gen. X, S) se prosternent pour adorer l'Eternel, chaque peuple en son lien. Vers le sud, les Guschites snccombent sous les coups de l'épée divine. Vers l'est, Jéhova HffoA sa main , et Ninive se convertît en un désert , en na repaire de bétes sauvages, ^e qui, dans son orgueîlleuBe confiance , disait : i C'est moi , et il n'y a point d'astre que moi. ) n, il-lS.
16 ao^ifiB.
Que ce coup d'œit do prophète sur l'humaiiilé est geani et sublime ! Qui pourrait méconnaître l'inspiration dirine chez cet homme qui annonce i ses frères leur ruine prochaine malgré toutes les apparences d'une rmaisBaoce nationale , et qui leur prédit leur gloire future malgré l'effrayante tempête qui ra les enlever ; chez cet homme qui sait que le temple de son Dieu va être détroit, et qui néanmoins annonce qn'il n'est pcnnt de nation ù éloignée qui ne se prosterne no jour devant loi , point d'empire si puissant qoi ne s'écroule sons sa main !
Sopbonie s'adresse de nonveau A Jada, et plus spécialement à Jérusalem, dont il rècajûtnle en peu de mots les orimes : sa rébellion contre Dien , les violences et les injustices de ses chefs, kg mensonges et les sacrilèges de ses prophètes et de ses sacrificaleors. m, 1-4'
Et cependant, < l'Elemel emploie pour ramener cette ville & lui , et les leçons de la loi et de la prophétie , et les leçons de l'exemple; s'il punit sévèrement, il ne l'anra fait qu'après l'avtHr annoncé au coupable, selon que le requiert la justice. Hais tout est inutile, ils ont hftie de se corrompre toujours plus. > m, 5-7.