JONAS
aas. Mais dans les écrÎTains postérieurs (L^rcophron), où lit qa'Hercnle s'^ança dans la gueule da monstre , et j demeora trois jours. E^ païens de ces contrées avaient rattaché à une £able ancienne et attribué à l'une de leurs premières divinités ce qu'ils avaient appris de la délivrance da prophète hébreu. Ainsi encore, la fable d'Andromède, délivrée, par Persèe, d'un monstre marin, avait originairement pour ihé&tre l'Ethiopie ; mais plus lard elle fut transportée à Joppé, sur la côte des Hébreux, conformément à la tradition des indigènes, nous dit un gét^aphe grec (Pan- Sanias 4, 53, 6). L^ Phéniciens se seront sans doute ip~ propriës l'histoire de Jonas , et auront ainsi attiré A eux la fable d'Andromède, qui ne leur appartenait pas.
La prière de Jonas contient plusieurs allusions à divers psantnes. Et en effet, rien ne serait plus invraisen)blid)le qu'une prière originale , poétique, Eublîme dans une sentblable situation. Le prophète se souvient des cris d'angoisse du psalmisie , il les comprend comme il ne l'a jamais f^t, et ces passages fortifient et restaurent son &me. Quel est le chrétien qui n'a pas éprouvé la consolation qu'apportent dans la détresse une parole de l'Ecriture , qnehjnes vers d'un cantique?
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Ainsi fortifié intérieurement par les expériences qu'il venait de laire, et comme consacré par un baptéine d'une espèce particulière , Joaâs obéit à l'ordre que Dieu lui adresse pour la seconde fois, et se rend à Ninive.
< Ninive était nne très grande ville de trois jours de chemin t m, 5. Elle comptait, enefi'el, 120,000 eolans, ir, 11; ce qui suppose une population totale d'enviroo d«u« ml- Uora ('). Celle de Paris est de moins d'un million, et celle
(*) Ce chifîre de deux millioDs que nous transcrlvoDS de nos sources allemandes, nous parait trop élevé. (Trad.)
i% lONAS.
de Londres, d'un million et demi. A population égale, les ■Tillesd'Orientoccapetit, d'ailleurs, par les jardins, un espace beaucoup plus considérable que celles d'Occident. Sirabon {16, 1) nous apprend que Ninire surpassait considérablement en étendue Babylone , dont la circonférence était , d'après Hà^ote (1, 178), de 480 stades, soit enriroa vingt Itenes.
Jonas s'avança dans NinÎTe le diemin d'un jour, et sa parole agit avec une telle puissance , que tous , grands èl peUts, s'humilièrent , et que le roi Im-méme , déposant la ponrpre, descendit de son Irâne et fit publier on édit ordonnant qne les hommes jeûnassent ainsi que les animaux domestiques , ctiassent à Dieu et se conTerlissent. — Les jeunes nationaux , 1res rares diez les Grecs et les Romains , étaient, au contraire, très communs en Orient [Hcrod. 2 , 40; 4, 186}, où les religions avaient certaines fêtes annnelles de deuil (Ez^. vni, 14, Thamnoz ou Adonis). Nous savons même que ces fêtes étaient tout particulièrement propres à l'^yrie, d'où elles s'étaient répandues dans l'Asie occidentale (Uacrobe, Satum. 1, 21). Et quant à la part que les bêles elles-mêmes prennent k ce jeûne général , c'est là une coutume asiatique dont les écrivains profanes font fréquemment mention : ainsi Hérodote [9, 34) nous raconte qu'après la bataille de Platée, où avait péri le général perse Masistios, non seulement les houmies se rasèrent la têle , mais ils coupèrent les crinières de leurs dievaux , et tondirent toutes les autres bêtes qui étaient dans le camp ; i ainsi les barbares honorèrent à leur ma~ niêre Masistius frappé à mort. >
Cette repentance, si prompte el si générale des Ninivites, s'explique facilement : d'abord , par la haute estime qu'avaient pour les devins el les oracles les Assyriens, qui étaient considérés comme le plus ancien peuple qui se fAt distingué dans l'art de prédire l'avenir (Gicéron , de divin, i , 1) ; puis par tout ce qne devait avoir de saisissant l'apparition d'un