CHAPITRE XI
3q. Cependant ces saints, quelque Sg.Ethiom-
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merveilleuses qu aient ete leurs actions ndei probai; , et leurs soufifrances, quelque illustre "^^y^Z"' témoignage que Dieu ait i'endu à leur "em. foi , sont tous morts sans avoir reçu pour lors la récompense promise.
Ao. Dieu , par une singulière bonté f°- ^^^p P«>
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pour nous , ayant ordonné que tous ces iiquid providen-
. ^ • 1 • te , ut non sine
saints, quoique plus anciens que nous, ^nim coi ne jouiraient de Dieu dans le Ciel que marentur. de notre temps, et n'auraient qu'avec nous une béatitude consommée dans la résurrection générale.
Pas un saint n'est entré dans le Ciel avant l'ascension de Jésus -Christ, qui est notri temps , le t*^rnps du christianisme.
Notre temps est donc bien plus heureux que celui des anciens : le leur était un temps d'attente et de travail, le nôtre un temps de récompense et de jouissance.
Ayons lionte d'êlre lâches dans le service de Dieu, nous qui devons en être sitôt récompensés , et admirons les anciens qui on^^ tant fait et tant soufFert pojr lui , quoiqu'ils ne dussent recevoir de récompense qu'après un long temps.
COROLLAIRE DE PIÉTÉ
En premier lieu.
Remarquons cette belle description de la foi , que T Apôtre donne aux Hé
/*<rv. I.
502 iPÎTRE AUX HÉBREUX,
breiix affligés, pour les consoler, les fortifier et les encourager à la perséve'rance.
La foi est la base et le fondement des choses que nous espérons. Elle les fait exister et subsister en nos esprits ; elle nous en rend certains , et nous sommes solidement appuyés sur elle.
Dans les occasions, recourons à celte foi; quand nous souffrons, rendonsnous présent par la foi le bonheur de réternilé, le royaume du Ciel promis h ceux qui souffriront avec patience , et pour lors nous dirons avec plaisir : Je suis persuadé que les souffrances de cette vie i^ont point de proportion avec le bonheur et la gloire de l'éter-
fljm. 8. i8. nité.
La foi est Vévideîice , la conviction ^ la démonstration des choses que nous fers. t. ne voyons pas .
La foi est donc un œil merveilleux par lequel nous voyons des choses ■ Irès-éloignées qui ne paraissent pas ; les saints regardant les biens éternels avec cet œil, ont méprisé les biens temporels, ont souffert généreusement les maux et les tourmens; c'est ainsi que