CHAPITRE VI
En troisième lieu.
Remarquons tous les admirables sentences de notre Apolre , sentences dignes d'être écrites en lettres d'or dans tous les lieux les plus éminens.
La preîJiière.
La piété est un grand trésor poui pr^^^ ^ une aine qui se contejite de ce qui suffit; parce qu'elle donne à un cœur véritablement dévot une sainte satisfaction qui commence ici le bonheur, que la parfaite jouissance de Dieu achèvera dans réternilé.
La seconde.
Nous n''a{>ons rien apporté en ce monde , et il est certain que nous n*eii emporterons rien; rien que nos œuvres : Opéra enini illorum sequuntur illos.
La troisième , qui en est la suite.
Ayant donc la nourriture et le vêtement , soyons contens. ^^
Le vivre et le vêtir suffisent ; folie donc d'amasser avec peine des choses superflues et qiTil faut quitter.
La quatrième.
Ceux qui veulent devenir riches tom-
80 I. fîPÎTRE A TIMOTUf.K.
beiit en différentes tentations et dam les pièges du démon , et en beaucoup de désirs vains et nuisibles , qui plongent les hommes dans la mort et dans i^er'.g. la damnation,
La cinquième.
Uavarice est la racine dt tous les ** maux.
Pénétrez bien ces vérités , liomme de Dieu : en quelque condition que vous soyez , et avec le secours de la grâce , vous mépriserez la cupidité des biens de la terre ; vous vous appliquerez prin cîpaïement à l'étude de la véritable piété, à laquelle nous exhorte tant Tapotre saint Paul.
En quatrième lieu.
Apprenons tous des versets i5 et i6, à connaître Dieu, autant qu'il se peut en ce monOe , et à reconnaîlre quel honneur c''est pour nous de servir un si grand Maître.
En cinquième lieu.
Remarquons aussi tous TEvangile des riches.
» .° Les vices qu'ils doivent fuir
CHVPITRB I. S\
voyez-les au verset 17, ensuite les vertus qu'ils doivent pratiquer. ''•'»
Que riiommede Dieu étudie bien ces 'Jivines leçons , afin de les pratiquer luimcme s'il est riche , ''t afift de les enseigner aux autres, en quelque état qu'ilsoit.
mi DB (A I, ifURB « TLHOf a9«