CHAPITRE m
ANALYSE
Il prévient d'abord un faux reproche que ui faisaient ses adversaires , et qu'il rejeté adroitement sur eux : ^i-je besoin, dit-il aux Corinthiens, de lettres de recommandation auprès de vous ^ comme quelquesuns.
Il répond que non , parce que leur conversion , par sa prédication, à Jésus-Christ , est sa lettre de recommandation : lettre qu'il porte partout , qu'il montre à tous les hommes ;
Lettre de Jésus-Christ plutôt que la mienne, dit-il, puisqu'elle est formée par sa grâce , écrite par l'Esprit de Dieu dans le fond 3 de vos cœurs, par notre ministère.
Il en rapporte toute la gloire à Dieu qui l'a rendu capable d'un si grand ministère. k-S-
Il compare le ministère du Nouveau Testament avec celui de Moïse. Il préfère la gloi- ®re de celui-là à la gloire de celui-ci.
Il compare et préfère l'usage de son ministère évangélique avec la manière dont Moïse exerçait le sien ; les apôtres parlent ouvertement, et ne se mettent pas de voile sur la face , comme Moïse. i2-t3,
Il explique mystiquement ce que signifiait ce voile de Moïse, savoir, l'aveuglement des Juifs qui dure encore aujourd'hui, et qui ne finira que par leur conversion à Jésus- Christ. '*"**
Il en est tout autrement des chrétiens, cl principalement des apôtres qui ont reçu les prémices de l'Esprit ; par l'opération de cet Esprit, ils sont pénétrés des lumières divines qu'ils font rejaillir sur les peuples qu'ils ins • ^ers. i-j-iS. truisent.
PARAPHRASK.