CHAPITRE PREMIER
ANALYSE
Dans le prologue, saint Paul se concilie ^fte^ d'abord l'attention des Romains , par l'expo- '"'* Bition qu'il leur fait de la sublimité de son ministère.
Ensuite, pour leur être plus utile, il se concilie leur affection , par les louanges qu'il ^"'^ donne à leur foi , et par l'empressement qu'il témoigne avoir pour leur salut.
Au verset 17, il tombe insensiblement sur le principal sujet de cette épîlre; savoir, que la justification se fait par la foi en Jésus- Christ, non par les œuvres de la loi, ni par les forces de la nature ; ce qu'il expose aux versets 17 et 18.
Il attaque aussitôt les gentils au verset 1 9 , et fait voir que la science n'a pas justifié leui'S philosophes. Pour être juste il faut connaître Dieu, et le glorifier selon la connaissance que l'on en a : les philosophes , à la vérité , ont connu Dieu ; mais bien loin de le glorifier selon leur connaissance , au contraire , ils Tout offensé par leurs ingratitudes, par leur orgueil, par leurs idolâtries , qui ont été jusqu à l'adoration des bêtes-
Et c'est ce qui a attiré sur eux la juste co- «o-aS, 1ère de Dieu, qui les a punis dès ce monde *^-^^ d'une manière terrible , mais proportionnée à leurs offenses , les abandonnant eux-mêmes à leurs passions infâmes , à un sens réprouvé.
6 épItre aux romains.
Dans le reste du chapitre , l'Apôtre exprime l'énormité des crimes dans lesquels ce sens réprouvé a précipité les philosophes.
D'où il nous laisse à conclure que , bien loin que la science les ait justifiés devant Dieu, elle les a rendus plus criminels que les autres, et pai* conséquent que les gentils n'ont pas lieu de se glorifier pour les prétendus mérites f'e leurs philosophes.
1. paulus ser- ^ • Pa^L , par la grâce cle Dieu , servifusJesu chiis teur de Jésus-Christ, ou chrétien ; par
(I , vocatus a- . ,. . a i .
postoius , segre- la vocatioii divuic , apotrc; par un choix geUumDe^ "" Spécial clu Saint-Esprit , apôtre destiné pour annoncer à toutes les nations de la terre l'Evangile de Dieu.
La première qualité de saint Paul , et dont il se glorifie avant toutes choses, c'est d'être servitevir de Jésus- Christ.
Par la grâce de Dieu , nous avons tous le même honneur que saint Paul, nous sommes chrétiens et serviteurs de Jésus-Chi'ist. Nous le disons , nous nous en glorifions ; mais le sommes-nous véritablement et devant Dieu? Voy. le ver- ^ fructibus eortnii cognoscctis cos ; c'est
set 5 et le corol- ' ^ . vi i r *
Uirt. P^^' '^^ eilets qu il les laut connaître.
La seconde dignité de saint Paul, c^est d'être apôtre, sans l'avoir désiré, sans l'avoir brigué, sans y avoir employé la faveur des hommes, mais par la vocation divine.
Apôtres ministres de Jésus-Christ, faites