CHAPITRE XIV
sa bonté , et le soutiendra par siî uuissance.
Le même Dieu qui a défendu certaines viandes dans la loi de Moïse, a pu les permettre toutes dans ia loi évangélique. Il ne condamnera donc pas ceux qui usent de cette liberté.
Mais remarquez la raison pour laquelle saint Paul ne veut pas que le juif juge le gentil , savoir, parce que Dieu l'a pris à son 1 service , et que le gentil lui appartient; la même raison nous défend de juger de personne. Qui sommes-nous, et quel droit avons-nous de juger ceux qui appartiennent à Dieu ?
Notre jugement est injurieux à Dieu, nous usurpons son droit.
\ 5. Ce que j'ai dit des viandes, je le laire^' *""^ ^ dis des jours : car celui qui est encore . f.Nam aiiu«
. -Il !•• judicatdiem in-
faible et peu instruit dans la religion ter diem : aiiu* ;' chrétienne , fait distinction entre les omnem ^ dièm. l'ours, et croit que les uns sont plus Um'^quisque in
' . ^ '^ suo sensu abun-
V saints que les autres : par exemple, les det. ' jours de sabbat, de nouvelles lunes.
Un autre , plus instruit dans la loi ( évangélique , et qui sait que toutes ces observations légales sont abolies par Jéf sus-Christ, ne met aucune différence 1 entre les jours. Il ne faut pas non plus 1 rompre la paix et Tunion fraternelle ( pour ces sortes d'observances. Je per '^ mets en cela à chacun de suivre son sen-
Er. Paul. I. 12
timent, d'autant plus volontiers que ia
religion n'en souffre aucun préjudice.