CHAPITRE I
C'est le crime que saint Paul reproche aux philosophes païens ! 3Iais, hi'las ! sur combien fie chrétiens retombe plus justement ce reproche de notre Apôtre ? qui de nous glorifie Dieu comme il le connaît ? Qui de nous réduit fidèlement en pratique toutes les vérités de la foi ? Combien de chrétiens , au contraire, retiennent la vérité de Dieu captive dans leur entendement , et par leurs mœurs corrompues y cachent et y oppriment tellement la foi , qu'elle ne paraît pas plus que si elle était renfermée dans un cachot obscur !
Tremblons donc tous à la vue de la colère de Dieu , pviisque nous sommes tous coupables , plus ou moins , de cette cruelle injustice.
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des philosophes , ou sages païens. 11 est manifestum est vrai qu'ils ont connu Dieu , et qu'ils ont '". '"'^,;. ^^"^■
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découvert , par les lumières de la philo «ùfestavit. Sophie , ce qui ne peut être naturellement connu ; Dieu , qui leur a donné Fentendement et la science , le leur a manifesté.
Saint Paul avoue que les philosophes ont connu Dieu, et il ajoute que c'est Dieu luimême qvii leur a donné cette connaissance. Tout bien vient de Dieu , et en particvilier l'espï'it et la science : ils n'avaient donc pas lieu de s'enorgueillir