‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piétéChapitre 65 sur 224 · Beaius vii 5 . Bienhcurcux l'homine auquel Dieu · texte numérisé non relu

Beaius vii 5 . Bienhcurcux l'homine auquel Dieu

cu\ non irapu- . , , ^ i ' /•

lavit Doiiiinus u a poiut impute son pèche ( parce qu il weccaïuin. j^^| ^^^ pleinement pardonné ).

9. Beaiitudo g. Or je vous demande pour qui est cûmcis^one laii' ^<^ houlieur doiit parle David? Est-ce lùm niauei ? an pour Ics circoiicis , c*esl-à-dire , pour tio? les juifs seulement? ou si c'est aussi

Dicimusenim pouT les incircoucis , c'cst-à-dirc , pour quia rcpuiaia les ffciitils ? Assurémeut la justification

est Abrahse fi- t, » 1 1 /. . . , . ,.,

des ad jusiiiiain. tl Abraham lait voir clairement quil est aussi pour les gentils.

lo.Quomodo 10. Il est coiistaiit , par PEcritiu'e,

eigo leputata , a 1 i , ^ c ' t

est Fin circum- qu Abraham a cru , et que la toi lui a cisione , an in ^j^ imputée à justice.

prœpulio ? Non Jr J

iu çirciimcisio- Examinoiis donc en ciuel état il était,

ne , sed in prœ- , ., ,., , , . .■/» /

puiio. quand il a cru et quil a ete Justine.

Etait-il pour lors circoncis ou non ? Il est évident à tout homme qui sait TEcriture qu'il n'était pas encore circoncis : il est donc aisé d'inférer de là que le boiiLeur de cette justification était aussi-bien pour les gentils incirconcis que pour les juifs.

I CHAPITBB IV, 7^

J'étais, ô mon Dieu ! de ce nombre d'incirconcis que vous voyiez dès lors , et que par une infinie miséricorde , vous aviez résolu de justifier gratuitement par le baptême, ji.ir la foi dans les mérites de Jésus-Christ. Grâces inïmortelles pour une si grande miséricorde !

II. J'ajoute à cela qu'Abraham a n.Etsiguua reçu la circoncision comme la marque !!^f;T;l^'c?r!!" de la foi qu'il avait eue à la promesse culum jusiitiœ que Dieu lui avait laile que Je Messie prœputio. naîtrait de sa race, et comme le sceau de la justice que sa foi lui avait procurée lorsqu'il était encore incirconcis ; et de là vous conclurez que la circoncision a été postérieure à ïa promesse de Dieu , à la foi d'Abraham et à la justice qu'il a reçue par sa foi . comme la marque et le sceau supposent la chose dont ils sont la martj[ue et le sceau.

Mais pourquoi Dieu justifie- t-il Abraham encore incirconcis ? et pourquoi lui ordonne-t-il la circoncision après sa justification?

C'est un mystère qu'il est bon de ut sit pat

er

VOUS expliquer. Dieu donc l'a iuslifié °'""!"™ "**

ri ^ ) denlium per

étant encore incirconcis , afin qu'il fut praepuiium , ut

1 , , . . ... reputetuietillif

le père de tous les mcirconcis qui croi- ad justitiam; raient en Jésus-Christ, et que les gentils fussent certains que leur foi leur

7 6 ÊPÎTRE AUX ROMAINS.

seraii imputée à justice , comme la foi d'Abraham incirconcis lui a été impu-

tc'e h justice.

12. Etsitpv I?. Et Dieu a voulu ensuite qu'Abraiiis, noniistaii ham, clcja justihc , reçut la cu'conciiiim q.ii smit gj(jj^ ^f^j^ (ju'il f{^i }e pèi^e clés juifs ,

ex cil cumcisio- ' ^ * . .' '.

ne , seJ ei iis nou-seulemenl sclon la chair, mais aussi

qui sectantur i i, • i i- • i-i

vestigia fuiei , sciou Tesprit et la religion, au cas qu ils Miiœestin pia; cj,j,ssent cu Jcsus-Christ commc lui ,

putiopatris nos-

iri Aijiaii.T. et quils imitassent la foi qu'il a eue en Jesus-Christ étant encore incirconcis , et qu'il a depuis professée par la marque de la circoncision.

Abraham est donc véritablement le père (le fous les croyans; et c'est avec justice que la sainte Eglise , dans un de ses offices , le re- DuminicaQuin- Connaît pour père de notre foi : Abrahain ^uugesimœ. patcv fulci nostrœ suvunus. II est notre père , il a cru avant nous. Il nous a doimé l'exemple , il est le père de notre foi ; il a cru les mêmes choses que nous , avec cette différence , qu'il a cru en Jésus-Christ, qui devait naître de sa race et par qui toutes les nations devaient être bénies , et que nous croyons en Jésus-Christ, qui est venu et qui •est fils de Dieu et fils d'Abraham , en qui et par qui nous sommes comblés de toutes sortes de bénédictions spirituelles et célestes.

Concevez d'ici l'avantage qui nous revient de la foi ; elle nous unit à Jésus-Christ ; et par Jésu* - Christ , elle nous unit à tous les saints qui ont été et qui seront jusqu'à la fin

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