EXPUCATION
ment par ses lois bieilfatsantes. Et tous riches » ne vous prévalez pas des grmids a\i»atagestji3» TOUS apporte cett^ distribution si inégale ; elle vousimpo&e des obligations plus grandes encoi^e. Dieu, naître suprême de tous les biènS, en tous accordant Ceux de la terre, vous en a fixé Tusage. II s^est souvenu qu'il avoit d'autres enfans que vous, qui lui sont également chers; il voas a ordonné de partager avec eux les richesses dont il vous faisoit une part trop abondante. Il veut que vous fous en regardiez , non comme les pro- ^iétaires , mais comme les dépositaires et les dispensateurs. Il fait de vous les ministres de sa bien&isance. Il vous associe à ««providence, et vous charge de répartir sur vos frères indigens , les biens qu'il créa pour eux comme pour vous. S6n tntentidn n'est pas (car en exposant se$ précités , nous ne devons jamais les exag4rçr,) que vous vous réduisiez à la pauvreté , pour eu retirer les autres. Le grand Apôtre , son interprète, le déclare : Dieu n'exige pas que le soulagement d'autrui devienne votre ruine. Il veut seulementque l'excédant de l'un supplée à la disette de l'autre; et qu'il en résulte une sorte d'égalité, telle que celui qui a reçu becM^oup, ne soit pas dans une abondance excessive, ni celui qui n'a rien, dans une misère désolante (i)-
fi) Non cniiii ut aliis sit remissio, vobis autem tribulatio, sed ex xqaalitate. In praesenti tempore vestra abundautia il- 4orum inopiam suppléât': ut et illomm abandantia vestra
DSS EVANGILES. 49
Ainsi ia religion , principe de tout bien , rétablit Ja balance entre les hommes. Elle seule peut , parla sagesse de ses commaoïdemens» leur rendre toute l'égalité dont ils sont susceptibles, rectifier la nature qui les a formés si inégaux, et réparer le vice forcé des institutions sociales. Le pauvre et le riche, dit le Sage, viennent audevant Tun de Tautre. C'est Dieu qui opère leur réunion (i). Il enjoint au pauvre de travaiHer pourle riche ; au riche de reverser ses trésors sur le pauvre. L'observation de ces deux obligations bannit du cœur de l'un la jalousie; éteint dans le cc&ur de l'autre la vanité; fait dans ce inonde le bonheur de tous les deux , et l'assure dans l'éternité.
11 faut reconnoitre cependant que ces deux devoirs sont bien inégalement remplis. Les pauvres s'acquittent beaucoup plus communément de la tâche pénible qui leur est imposée. Ils y sont forcés par la nécessité de pourvoir à leur subsistance. Mais les riches, dont le devoir est moins onéreux , n'étant pas aiguillonnés par le même besoin , satisfont beaucoup plus mal à leur obligation. Ils ne s'occupent que de la jouissance de leur richesse; ils en négligent l'usage. Il sembleroit, à l'emploi qu'ils en font, que Dieu
inopiae tit supplementum , ut fiât spqualîtas , sîcut scriptuni est Qui multîim, non abnndarit : et «jui modicùm , non minoravit. ii. Corinth. tiii. i3. et i5.
(i) Dives et pawpcp obviavçnint sibi : utriusquc opera(or e»t DoBiinus. Proi^erb. xxii. 2.