i" Qn'eUe ne ;> ni plus tirer de la Méditation
Parler ainsi, c'est renverser la discipline de l'Eglise : c'est mépriser la Spiritualité des saints Pères : c'est démentir toutes les maximes des plus saints Mystiques : c'est précipiter les aines dans l'erreur.
Article XXIII. Vrai
La Méditation discursive ne convient pas aux âmes que Dieu attire actuellement à la contemplation par les trois marques ci dessus rapportées, et qui ne rentreroient dans les actes discursifs que par scrupule et [174] pour rechercher leur propre interest, contre l'attrait actuel de leur grâce.
Parler ainsi, c'est parler comme le bien heureux Jean Vive de la Croix, qui dans ces circonstances précises seulefl'amour ment appelle la Méditation un moyen bas, et un moyen t-iint. 3. ^e b0Ug c'est parler comme tous les Mystiques canonisés ou approuvés par toute l'Eglise après l'examen le plus rigoureux. C'est même se conformer évidemment aux principes d'une exacte Théologie.
XX III. Faux
Dés qu'on a commencé à contempler, il ne faut plus revenir jamais à la Méditation ; ce seroit reculer et dé- 1.175] choir. Il vaut mieux s'exposer à toutes sortes de tentations et à l'oisiveté intérieure, que de reprendre les actes discursifs.
Parler ainsi, c'est ignorer que le passage de la Méditation à la Contemplation est celui de l'exercice d'un amour mélange a l'exercice paisible de l'union divine dans le pur amour ; que ce passage est d'ordinaire long, imperceptible, et mélangé de ces deux états ; comme les nuances de couleurs sont un passage insensible d'une couleur à uue autre où elles se mêlent toutes deux. C'est contredire tous les bons Mystiques, qui disent avec le Père Baltazar Alvarez, qu'il faut prendre la rame de la Méditation, quand le vent de la Contemplation n'enfle plus les voiles. C'est priver souvent les âmes du seul aliment que Dieu leur laisse.
[17GJ Article XXIV. Vrai
Il y a un état de Contemplation si haute et si parfaite qu'il devient habituel, en sorte que quand une ame se met en actuelle «raison, son oraison est contemplative et non discursive. Alors elle n'a plus besoin de revenir à la méditation, ni a ses actes méthodiques. Si néanmoins il arrivoit contre le cours ordinaire de la grâce, et contre l'expérience commune des Saints, que cette contemplation habituelle vint à cesser absolument ; il faudroit toujours à son deffaut substituer les actes de la méditation discursive, parce que lame chrétienne ne doit jamais de-
17V. . à la contemplation est celui de l'amour Intéressé au pur amour ; que ce passage...