en sorte que toutes les fois qu'une ame
meurer réelleuit'ut dans le vuideet dansl'oisivité. 11 faut mè[177]me supposer qu'une ame qui décheoiroit d'une si haute contemplation, n'en décheoiroit d'ordinaire que par quelque infidélité secrette. Caries dons de Dieu sont de sa part sans repentir. 11 n'abandonne que ceux dont il est abandonné, et il ne diminue ses grâces, que pour ceux qui diminuent leur coopération. 11 faudrait seulement persuader à cette ame que ce n'est point Dieu qui lui manque, mais que c'est elle qui doit avoir manqué à Dieu. Car encore que la contemplation ne soit qu'un exercice que Dieu peut osteraune ame qui ne lui a point été infidelle, parce qu'il peut la priver de cet exercice Seins la priver ni du degré de grâce ni de celui d'amour ou elle étoit, il est néanmoins vrai que dans la pratique il faut communément supposer que ces soustractions viennent de quelque petite infidélité secrette, ou de quelque petit refroidissement dans la charité, et il est bon que cette privation serve a rendre plus humble, plus détachée des dons sensibles, et plus dépendante de la grâce de chaque moment. Une ame de ce degré pourroit aussi être remise dans la Méditation pour un tems par l'ordre d'un Directeur qui voudroit l'éprouver : mais alors elle devroit suivant la règle de la sainte indifférence et celle de l'obéissance, être aussi contente de méditer comme les commençants que decon[178]templer comme les Chérubins.
Parler ainsi, c'est suivre l'esprit de l'Eglise, et preve-
[177]... n'en décheoiroit que par ..
... manqué à Dieu. Une ame...
... dans la méditation par l'ordre...
nir tous les dangers d illusion. C'est parler comme les plus grands Saiuts, dont l'Eglise a pour ainsi dire canoni<r* les Livres avec les personne-;