XXXVII. Faux
Les âmes transformées ne sont plus libres pour pécher : elles n'ont plus de concupiscence : tout est en elles mouvement de grâce et inspiration extraordinaire. Elles ne peuvent plus prier avec l'Eglise en disant chaque jour : Remettez-nous nos offenses, etc.
Parler ainsi, c'est tomber dans l'erreur des faux Gnos-
tiques renouvellée par les Heguards condamnez an Concile de Vienne, et par les Illuminez [241] d'Andalousie dans le Biecle passé
Articlk XXVVIII. Vrai
Les Aines transformées peuvent utilement, et elles doivent même dans la discipline présente, confesser leurs fautes vénielles qu'elles aperçoivent. En se confessant elles doivent détester leurs fautes avec douleur, quoique cette douleur ne soit pas toujours sensible. Elles doivent se condamner, et désirer la rémission de leurs péchez, non par un motif intéressé et pour donner un soulagement a la cupidité soumise par la purification et par la délivrance, mais pour obtenir le pardon comme une chose que Dieu veut et qu'il veut que nous voulions pour sa gloire. Quoiqu'une ame désintéressée ne se lave plus de ses fautes pour être pitre, comme nous l'avons vu dans saint 242] François de Sales, et qu'elle aimât autant la laideur que la beauté si elle étoit aussi agréable à l'époux, elle sçait néanmoins que la pureté et la beauté sont ce que l'époux veut et qu'il ne peut jamais vouloir que cette beauté des vertus qui est une image de sa beauté suprême. Ainsi elle aime uniquement pour son
[241] .. détester leurs fautes, se condamner,... . il? leurs péchez, non comme leur propre purification et délivrance, mais comme chose que Dieu...