BES DIMANCHES SIMPLES
prend en détail , et pour ainsi dire en sous-œuvre, le* enseignemens et \es miracles du Sauveur , pour nous affermir dans la connoissance de sa divinité et dans la fidélité à sa grâce. Elle fait passer sous nos yeux les actions, les vertus, les préceptes et les paraboles touchantes do l'Homme-Dieu; elle entremêle admirablement tous les motifs de crainte et de confiance , de terreur et de consolation, afin de nous attirer plus sûrement et plus pleinement au Seigneur. Après avoir, dans les époques graves et solennelles , arrosé et cultivé la vigne de notre cœur , et Savoir rien ménagé pour qu'elle porte des fruits , on diroif que le père de famille les attend avec patience, et compte les progrès de leur maturité dans -ce temps plus calme et dégagé de tous moyens extraordinaires. Aussi la liturgie offre-elle présentement les traits les plus saillans de la doctrine, des vertus et des miracles de l'Evangile, pour confirmer la foi, l'espérance et la charité des chrétiens : et deux fois dans l'année, elle semble nous dire, en prenant et en reprenant la suite des dominicales, cette belle parole du prince des apôtres : Gardez-vous de déchoir d<> cet affermissement de piété, que vous ont communiqué nos divins mystères , mais croissez dans la grâce et dans la connoissance de notre Seigneur Je sus- Christ. Le sujet proposé chaque dimanche est. tout simplement le sujet même de l'Evangile ; autrefois il enporloil le nom , et l'on disoit : le dimanche des noces de Gana, pour indiquer le second dimanche après l'Epiphanie; le dimanche des dix lépreux, pour désigner le treizième dimanche après la Pentecôte; nous conserverons cette qualification, qui nous paroît utile pour déterminer le but de la piété, et pour préciser le fruit de grâce spéciale que les fidèles doivent cueillir à l'autel dans les intentions de l'Eglise.
Les dimanches après l'Epiphanie conservent néanmoins jusqu'à la Présentation un léger reflet de la joie de Noël , parce que le temps de la Nativité comprend l'espace de quarante jours depuis la naissance de Jésus-Christ jusqu'à son entrée au temple de Jérusalem ; mais on interrompt la série de ces dimanches dès que l'on arrive an dimanche de la Septuagèsime-j et, dans ce cas , on reprend, à la suite des vingt-quatre semaines après la Pentecôte, ce que l'onv a été forcé d'omettre après l'Epiphanie.
\'\8 il dimanche après l'Epiphanie.