‹ Explication des messes de l'Eucologe de ParisChapitre 48 sur 95 · IV DIMANCHE DE CA11ÈME. 2$S · texte numérisé non relu

IV DIMANCHE DE CA11ÈME. 2$S

nelle est chassée de l'Eglise , véritable maison de Dieu, comme Agar et lsmaël ont été bannis de la tente d'Abraham ; 3o que les chrétiens ne sont pas enfans de l'esclave , assujétis au joug de la loi, mais enfans de l'Eglise, libres de la liberté que Jésus- Christ leur a acquise sur la croix.

Dans l'intention de l'Eglise, ce dimanche est un jour de joie spirituelle et de consolation, c'est une espèce de soulagement qu'elle paroi t vouloir procurer à ceux qui ont heureusement passé le milieu de la carrière de leurs jeûnes et des autres travaux de leur pénitence quadragésimale. Pour réveiller cette allégresse , l'Eglise composoit les offices de ce jour de lectures de l'ancien Testament, où se trouve ligure l'affranchissement que le Sauveur devoit nous procurer par son sacrifice et sa mort : et voilà ce qui explique le sujet de l'épi tre de la messe , qu'elle a conservée de sou ancien rite , et qui proclame la délivrance du genre humain pleinement accomplie. Mais à cette joie d'un soulagement momentané doit se joindre une consolation plus durable , dans l'espérance de manger le pain des enfans dans la maison du Seigneur ; et nous pouvons tirer de l'épître cette conclusion : que de même qu'il y avoit, sous l'ancienne loi , des juifs charnels et des juifs spirituels , il y a aussi , sous la loi de grâce , des chrétiens selon la chair et des chrétiens selon l'esprit ; que l'on n'est enfant de Dieu qu'autant que l'on est dirigé par l'esprit de Dieu 5 que l'on n'appartient pas à Jésus- Christ si l'on ne vit pas selon l'esprit de J ésus-Christ ; et qu'enfin il ne s'agit pas seulement de manger la chair sacrée du Sauveur à la Pàque, il faut s'en nourrir comme de véritables enfans de Dieu , y puiser l'esprit des enfans de la promesse , et en recueillir la liberté de la maison paternelle et le gage de l'héritage céleste.

Graduel. Ps, 121.

Répétons donc , dans les sentimens que l'épître a du nous inspirer : J'ai été ravi de joie de ce qu'on m'a dit -.Nous irons dans la maison du Seigneur. Au pied de

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