‹ Explication des messes de l'Eucologe de ParisChapitre 78 sur 95 · LA CONCEPTION DE LA SALNTL VIIIU.L · texte numérisé non relu

LA CONCEPTION DE LA SALNTL VIIIU.L

pour reprendre sur elle son empire. Cette nouvelle Eve, cette mère véritable des vivans , cette fille d7Adam bénie entre toutes les femmes , c'est Marie : le fruit de ses entrailles, l'enfant qui est né d'elle pour déclarer la guerre au tentateur, c'est Jésus- Christ, le nouvel Adam réparateur des maux causés par notre ancien père : c'est donc Marie qui par son fils brise la tête du serpent infernal; et comment croire qu'il ait pu tenir un instant sous sa puissance celle qui devoit l'écraser? 11 a bien pu essayer de la mordre , se présenter pour dévorer son a me , au moment où sortoit des mains du créateur cette femme destinée à être la mère du salut des nations ; mais il a été précipité loin d'elle , et il a été dit à sa rage impuissante , cpie la loi portée contre les mortels n'étoit pas faite pour la mère d'un Dieu. Moins comblés des laveurs du ciel, le poison du péché nous a atteints jusqu'au cœur; mais le sang de Jésus-Christ vainqueur du démon a guéri nos plaies ; Seigneur, que votre sang toujours répandu sur l'autel cicatrise nos blessures , qu'il nous donne la force d'écraser par votre grâce l'ennemi , à qui vous avez permis de nous briser autrefois dans la justice de vos vengeances.

Graduel. Ps. 4<5.

Le cours abondant d'un fleuve de délices réjouit la cité de Dieu ; la cité de Dieu , ce sont les enfans de l'Eglise , les élus , les citoyens du ciel ; c'est là le tabernacle éternel composé du peuple saint , qui appartient au Seigneur, dont le Seigneur est le Dieu, et qui est inondé d'un torrent de volupté pure, et de l'abondance des biens de sa maison. Mais si ces magnifiques promesses se réalisent dans les simples enfans adoplifs , que dire de la mère véritable du créateur? que penser de celle qui a vu le fleuve du péché suspendre son cours désolant devant son a me privilégiée , comme autrefois le Jourdain devant l'arche d'alliance ; et combien le fleuve du ciel a dû couler à grands flots dans ce cœur pur et sans tache, qui est la plus noble et la plus belle partie

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