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CRÉATION D'APRÈS L'ANTIQUITÉ

Figurons par un point Dieu à l'état d'unité.

Le premier mouvement qu'il a fait a produit une ligne, le second une autre ligne, laquelle a fait avec la première un angle.

L'Espace a donc commencé par un angle,

Une ligne qui s'écarte incessamment d'une autre par un de ses bouts seulement décrit à son extrémité , si elle en a une , une courbe qui devient un demi-cercle, quand, devenue elle-même un prolongement de la première ligne, elle forme avec elle un diamètre, et un cercle entier lorsque, continuant sa courbe , elle vient s'appliquer sur l'autre. Le temps qu'il a fallu pour cette formation est, puisque, si le mouvement continuait, il ne ferait que se répéter, une unité démesure pour le temps.

Supposons que Dieu ait produit une infinité d'ctres se mouvant ainsi plus ou moins jusqu'à une certaine distance, voilà Y espace et le temps occupés et formant ensemble une sphère dans laquelle se coupent et se croisent une multitude d'autres sphères, toutes de différentes grandeurs. Telle est la lijiure de l'univers.

Maintenant , pour nous rendre compte de l'harmonie possible dans l'univers , supposons que chaque ligne est une corde sonore d'une certaine longueur. Pincée tout entière, elle rend un son d'ut. Voilà le ton fondamental.

Un chevalet placé sur son point milieu \ le son qu'elle rendra , si elle est pincée de nouveau , sera un autre ut plus haut de 8 degrés. Voilà l'octave. Poussez le chevalet jusqu'à ses deux tiers, vous aurez un sol , quinte d'ut, et la proportion de 2 à o avec ut.

Poussez le chevalet aux trois quarts et pincez encore , vous aurez la quarte et la proportion de 3 à 4 avec ut.

Placez le chevalet de manière à ne retrancher de la corde que la différence des deux tiers à ses trois quarts. Le son du long bout de corde devient ré, qui est à ut comme 8 à 9 , et celui du petit bout est un ré plus haut de 8 degrés.

L'intervalle entier d'un ut à son octave peut donc se diviser, sur une corde , en trois longueurs égales entre elles, d'ut à ré, de fa à sol, et de 50/ à la; plus deux longueurs aussi égales entre elles, de ré à mi et de la à si; plus deux autres, de mi à fa et de si à ut ; en tout , sept.

Les trois grandes longueurs fournissent ainsi

trois tons majeurs ; les deux suivantes, deux tons mineurs ; les deux dernières, deux majeurs. On appelle diatoniques tous ces tons, à chacun desquels il faut une des longueurs ci-dessus indiquées pour se produire ; chromatiques ceux , au nombre de cinq, à qui il ne faut pour se produire qu'une moitié de longueur, et qui sont distingués des autres par le nom de bémol ajouté au nom de la note dont ils n'atteignent pas la division, ou par celui de dièse ajouté au nom de celle qu'ils ont dépassée, par exemple ut dièse ou ré bémol.

Eh bien , chaque chose , comme les astres dans l'espace et les êtres ou familles d'êtres sur la terre , exprime ou vaut une octave , une quinte , un ton , un demi-ton, un dièse, un double dièse ou un quart de ton. Chaque être, chaque âme d'être a sa note distincte à produire, et par conséquent sa place hiérarchique d'exécutant dans le grand concert cosmique. Il en doit d'autant plus être ainsi que les couleurs franches du prisme sont, comme les notes diatoniques, au nombre de sept; les couleurs intermédiaires, comme les notes chromatiques, au nombre de cinq.

Un architecte de nos jours, M. Hamée,a reproduit cette théorie avec une remarquable lucidité dans une Théo-

logie Cosmogomque, toute pleine de savantes recherches.

La philosophie de l'antiquité avait pénétré bien d'autres secrets. Hermès enseignait en Egypte, 1500 ans avant J.-C, comment l'esprit universel, source intarissable de lumière et de feu, s'élance sans interruption du centre de l'univers, traverse toutes les sphères célestes et flue continuellement vers la terre, en se condensant par degrés, de même que par l'action du feu central de la terre , il s'échappe de celle-ci de continuelles émanations , qui s'élèvent vers la voûte des cieuxpour s'y dégager de leurs impuretés.

Cette éternelle rotation, qui est peinte dans la Genèse sous l'emblème de l'échelle mystérieuse de Jacob, était représentée bien avant la Genèse par une chaîne de cette forme, liant tous les êtres de l'univers.

Orphée, Origène, Thaïes, Anaximène, Heraclite, ont enseigné que les étoiles fixes sont des masses immenses de feu autour desquelles tournent d'autres corps que nous n'apercevons pas, et que chacune d'elles est, comme notre soleil, le centre d'un système composé d'une certaine quantité de planètes disséminées dans un fluide d'une subtilité infinie.

CRÉATION DES MONDES Suivant J.-A. Dur an.

L'espace immense était à l'état de vide absolu. Dieu créa une molécule d'oxigène qui peupla bientôt tout l'espace en se multipliant d'elle-même comme fait le polype d'eau douce , et en changeant de mode de vitalité pour former l'hydrogène , principe de la matière.

De l'oxigène et de l'hydrogène est sorti un éclair électrique, qui, en rentrant dans un espace à lui destiné , a commencé par le parcourir comme une comète, puis a fini par se fixer : c'est le soleil. Cet astre, en tournant rapidement, a projeté des planètes formées , dans un rapport mutuel inverse du sien, des mômes éléments que lui, et qui, en vertu de la force centrifuge due à la loi de pesanteur, combinée avec la force centripète, due à l'attraction magnétique, tourneront éternellement autour de lui, reretenues dans leurs orbites par l'équilibre entre ces deux forces. Leur mouvement de rotation est dû à la matière en fusion formant leurs centres, et poussée par la force projective dans le vide élastique. Le refroidissement de leur surface est ce qui cause

l'attraction existante entre elles et le soleil , resté incandescent au dehors comme au dedans. Le dégagement des gaz résultant de la fusion centrale est ce qui provoque en elles des éruptions , et dans leur écorce des déchirements.

L'écorce de la terre sollicite rémission des rayons solaires ; le soleil , de son côté, sollicite les vapeurs de la terre , qui lui servent d'aliments.

L'air est le résultat de l'oxygène que fournit le soleil , combiné avec l'azote et l'hydrogène que fournissent les planètes, dont la terre fait partie. — La densité de l'atmosphère de chaque planète est relative au volume de la matière en fusion dans son sein.

Les marées sont dues à la pesanteur des eaux qui sont successivement entraînées par leur poids vers les pôles et vers l'équateur.

La vie animale est le résultat de la combinaison du calorique solaire et du calorique terrestre ; la vie de la terre, idem. La terre est donc sujette à finir, comme l'homme , le jour où la transmission réciproque des deux principes sera interrompue.

Le jaillissement des puits artésiens vient de ce que le gaz oxygène attiré du soleil par la terre y vient presser le fluide et le forcer de monter.

Le mouvement de la sève vient de ce que la cha-

leur centrale de la terre attire, parla capillarité des feuilles, l'air ambiant, et la chaleur solaire, par la capillarité des racines, les gaz émanés du centre du globe.

L'écorce terrestre peut être évaluée à 8 myriamètres d'épaisseur.

La terre en tout doit avoir 1 ,296,000 ans de durée, et être sortie du soleil il y en a 541 ,200.

En effet, d'après les observations faites en Chine par Tcheou-Chong , 1,100 ans avant Jésus-Christ, et par Ptolémée , dans le Puits de Siene, sur lequel le soleil, parvenu au Tropique du Cancer, était vertical, l'obliquité de l'écliptique diminue progressivement de 50 secondes par siècle. Évidemment Taxe de la terre étaiï perpendiculaire au soleil quand elle en est sortie. En ce moment l'axe de la terre est incliné de 75 deg. 10 m. sur le plan de l'équateur solaire. Un degré d'inclinaison exigeant 7,200 ans, elle a 541,200 ans. Son

axe sera parallèle au plan solaire dans 100,800

541 ,200 j ans. Le double de 10680() 648,000= J ,296,000.

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