LA
erreur de nom, et que des personnes soient dans une position à ne pouvoir prouver leur état par un extrait des
. registres de l’état civil, dans ces cas la condition d'enfant
légitime se prouve par la possession d'état constante, sous les restrictions et aux conditions parlées plus haut.
Cette possession s'établit par une foule de circonstances qui toutes tendent à soutenir la prétention du réclamant et à prouver qu’il appartient réellement à la famille à laquelle il prétend appartenir : comme par exemple, qu'il a continuellement été vu dans la maison de ceux qu’il réclame pour ses père et mère, qu'il a toujours été appelé et considéré leur enfant, qu'ils se sont chargés de son éducation et de son entretien, qu'ils l’ont élevé sous le titre d'enfant légitime ; cette possession d'état est tellement considérée en faveur de l'enfant que lorsqu'il y joint son acte de naissance il ne peut pas réclamer un état contraire à celui que lui donne cette possession de même qu’on ne peut le lui contester.
304. Il peut arriver que l'enfant inscrit aux registres comme légitime et né d’un tel père et d’une telle mère, ait disparu depuis bien des années sans qu’on ait eu de ses nouvelles, et qu’il se présente un jour pour réclamer des droits, il est alors admis à prouver son identité par témoins et il doit faire la preuve de sa filiation par les registres de l’état civil, mais nous le répétons cet acte ne ferait que prouver sa filiation, et ne prouverait pas la légitimité du mariage de ceux qu'il reclame pour ses père et mère, laquelle légitimité devrait se prouver, si elle était contestée.