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«Moi, l’Ecclésiaste, j'ai été roi sur Israël, à Jérusalem, et j'ai appliqué mon cœur à rechercher et à sonder avec sagesse tout ce qui se passe sous le ciel. — Ce n’est que fatigues et peines, que Dieu a données aux enfans des hommes pour qu'ils s’y fatiguent.
» J'ai vu toute l'œuvre qui se fait sous le soleil.—Et voici, tout n’est que vanité et rongement d'esprit.
»Ce qui est tortu ne peut se redresser, » Et les défauts ne se peuvent compter.
» Je me suis dit en mon cœur : Moi, voici... .— Mais j'ai connu que cela aussi n’est que rongement d'esprit;
» Car avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrins , pi » Et qui accroît sa connaissance, accroît ses tourmens.
»Je me suis dit en mon cœur: Vas, que je t’éprouve par
la joie, et-jouis du bien. — Mais voici, cela aussi est vanité. » Au rire j'ai dit : Insensé !
» Et à la joie : Que fais-tu ?
» Je pensai en mon cœur de me livrer au vin...» (Le récit en prose continue du v. 5 au 41.) «Lorsque je regardai tout mon travail,
» Voici tout était vanité et rongement d'esprit, » Et il n’en reste rien sous le soleil. »
Puis le récit en prose reprend et se poursuit avec quelques interruptions (n, 13-14; 25; 11, 1-87; 14-15; 16; IV, 1; 10-12) jusques à la fin du chapitre 1v.
Le second livre commence et finit par des sentences en style poétique (v, 1-12; vir, 1-15).
Dans le troisième livre, les principaux morceaux poétiques sont l'éloge de la sagesse (1x, 16-x1, 6) et la description de la vieillesse (x11, 4-9). |
On peut dire, d’une manière générale, que les expériences individuelles de l’Ecclésiaste sont exprimées en prose, et les enseignemens d’une valeur plus où moins universelle
nn à en style poétique. L'auteur raconte avec autant de simplicité que d'énergie ce qu'il a vu en parcourant le monde moral;
il chante les lumineuses pensées qui éclairent de loin en loin son cœur profondément ému. à é