Procureurs de l'empereur (proeuratores Cœsaris
340. Comme les provinces, le trésor s'était divisé en deux parts. Tune pour le public (œrarium), Tautre pour le prince (Jiscus). Auguste, pour veiller à ses intérêts et pour administrer les biens qui composaient son domaine particulier, plaça dans les provinces une espèce d'intendants, de fondés de pouvoirs, remplissant à peu près les fonctions de questeurs, car ces derniers n'étaient point envoyés dans les provinces impériales. On ne devrait pas compter au rang des magistrats ces procureurs, qui n'étaient pour ainsi dire que les agents d'affaires de César : aussi n'étaient-ils choisis dans le principe que parmi les affranchis; mais dans un pays où le prince est tout, ses agents d'af-
(1) Gai., Instît., 2, § 21.
(2) DiG., 1,16, De offido proconsulis et legati; — 18, De officîo prœsidis, — Le gouvernement de FÉgypte était considéré comme au-dessus de celui de tontes les autres provinces impériales; le lieutenant y avait un titre particulier : pfœfectus augtistalis. — On envoyait aussi dans cette province un magistrat chargé de rendre la justice de concert avec le président; il portait le nom de jmdicusper Mgyptum, juridicus Alexundrîœ. Dig. , 1, 17, Z>e offido prœf^cti augustalis, — 20 , De offido juridîd.
faires sont beaucoup , et les procureurs de Tempereur acquirent par la suite une importance administrative , reçurent le droit de juger toutes les affaires relatives au fisc, et remplacèrent même quelquefois les présidents de la province (1).