Les notions que nous avons sur le Code Hermogénien
(1) GoD. Thbod., 1 , i^ De constitutionibus principum et edictis, 5, const. Theod. et Valentin. : • Ad similitudinem Gregoriani et Hermogemaoi codicis , cunctas coUigi eonstitutiones decernimus , quas Gonstantinus inclytus , et post eum divi Principes Nosque tulimas. »
(2) Le seol titre De nuptiis en contenait au moins trente-deux , d'après ce que nous lisons dans le passage suivant de la CollaHo legum 'mosaîcarum et Tomanarumy tit. 6, ch. 5 : « Hanc qnoque constitutionem Gregorianus, titalo De nuptiis inserait, qui» est trigesima et secunda. »
sont encore plus incomplètes : nous en possédons à peine trentedeux constitutions ; aucune indication de livres , mais seulement celle de quelques titres avec leur rubrique. Ces constitutiohs sont toutes du règne de Dioclétien et. Maximien, Dioclétien et Constance, de 287 à 304, c*est'*à*dire, en tout, dix-sept ans. Cepeadant on rencontre- dans la ConsuUatio veteris juriseansuUi, as chapitre 9, sept constitutions de Valens et Valentinien (ans 364 et 365) placées sous cette rubrique , Ex corpore Hermogmcad. L'idée que le Code d'Hermogène , pas plus que celui de Grégorien, n*a atteint Fépoque de Constantin; que c*est pour le moins à cette époque qu'ont fini ces deux collections de constitutions, et qu*a commencé celle de Théodose : cette idée, à laquelle nous sommes porté à donner appui, a fait considérer comme erronée la mention Ex corpore Hermogeniani; Cujas a proposé d'y substituer ^?a; corpore Theodosiano, et il avait placé, par conjecture, leis sept constitutions en question au livre 2, tit. 9, Depactù, du Code de Théodose, mais les récentes découvertes ont démontré qu'elles ne s'y trouvent pas. Diverses hypothèses ont été hasardées pour ^pliqner cette présence dans le Code Hermogénien des constitutions de Valens et Valentinien , notamment qu'elles y auraient été insérées dans des éditions ou par additions postérieures. Nous sommes à ce sujet en plein champ de conjectures plus ou moins plausibles.
464. L'existence presque simultanée de ces deux Codes de même nature a paru 'aussi demander quelque explication : soit que l'un, le Code Hermogénien, ait été comme un supplément à l'autre : ce qui toutefois ne pourrait se prendre à la lettre, puisqu'un certain nombre de constitutions sont indiquées comme se trouvant également dans l'un et dans l'autre; soit que Tud, le Code Grégorien, ait été fait plus particulièrement pour l'Occident, et l'autre pour l'Orient; soit enfin qu'il ne faille y voir antre chose que le fait de deux jurisconsultes entrant en concours, chacun suivant sa manière de voir, sur un travail du même genre, que le point où en était arrivé le droit impérial et les besoins de l'époque suggéraient.
465. Le nom d'Hermogénien n'est pas, comme celai de Grégorien, une fois hors des deux Codes, sans autre écho dans rhis* toire du droit. Nous trouvons au Digeste de Justinien^ sur les par-
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ties les plus variées de la jariRprudence, un très-grand nombre de fragments, plus de quatre-vingt-dii, tirés d*nn traité abrégé de droite en six. livres {Juris epiiamœ)^ par un jurisconsulte nommé aussi Hermçgeuianui, On aimerait à croire, ce qui reste douteoc-, que c'est là le collectionneur des constitutions impériales, Tèditenr àa Gode Hermogénien, et certes, s'il en est ainsi, on peut À -la précision, à la netteté et à retendue de son abrégé du dioit , le ^mpter. comme un dernier représentant de la science joridiipiej fort supérieur à Tétat des connaissances de son époqne en ce genre. Il déclare lui-même avoir auiri dans son EpùméVùtàte de Tédit perpétuel (l).
466. Parmlles essais de reconstruction des Codes Grégorien et Hermogénien.et les éditions qui en ont été données, nous nous bornerons h signaler ^eux de Cujas en notre seizième siècle, et de Haeael en Allemagne, en ,1837 (2).
(107Ç — 325.) Constantin (Constantinus A.).
Le triompfae du christianisme, la fondation d^une nouvelle capitale, 4cs changements dans Tadministration de TÉtat, signalent r^èpoqi^e où CoDstantin commanda seul à Tempire (3).
(1) IHg,; i;'5^'*De ttiatu hominum. S, f. Hermogen. : «Ordinem edicti perpetai secati. »
(2) TitiUi ex corpore Codicii Gregoriatd et Hermogeniani , et multo ptU' f6s qnam prhribut editi<mWiu habereniur; placés par J. Cujas à la suite de son édition du Gode Théodosieo; Lyon, 1566, in-fol. — Codicis Gregoriani et Codicis Hermogeniani fragmenta , placés par Gustave Haxnel en tête de son édition dn Code Tliëodosién ; Berlin, 1S37, in-4».
(3) Je me plais à renvoyer, poor Fétnde du droit public de cette époque, à loDTrage de notre collègue de Dijon : Droit putlie et administratif rwmain, ^tt iv« 0» v« fiècle (de C(m$(iMtin à Justinien)^ par M. de Sirhigny, professeur de droit administratif à la Faiittlté de Dijon ; Paris , 1862 , % vol. in-S».
Les lois en fait de religion formesit le dernier livre du God. Théod. et lé début \ da ier u^, jq Qq j^ j|]'g|^ Q^ y trouve plusieurs constitutions de Coiistantin , de I l'an 313 à 338 : ^ God. TfiioD., XVI» 2, De episcapis, eecksOs, etc., sept comtitationfl. de3l3à330; -^ 5, jD» kœretids, deux oonst., de 326; — 8, /le jvdœit, cinq couè.^ de 315 à 335; — 9, \e christianum mancipiutn Jfudœus habeat, une const., de 336.; — 10^ Depaganie, une const., de 321; — et la fameuse cmist. de Grttien, Viiicajtioiea et Tbéodose (1, De fide calhol, 2) : «Gooctos populos, quo6 cUmen^eQ n^trtt rejpft temperamentnm , in tali volamus religîone venari , quam divinvm Petrum apostolnm tradidisse Romanis rf>1igio usque «d nime «b ipso insinuata déclarât (an 380). t
372 HISTOIRE. TROISifcME ÉPOODE. LES EIIPERBUES, § il.